La techouva de la pensée, avant même l'acte accompli
Pourquoi les remords et la résolution comptent déjà, même quand la réparation reste à faire.
Rav Yossef Benshoushan
Ensuite : Le pain de tristesse et le manger avec élévation, 51 min
En bref
Le Rav Yossef Benshoushan explique que la techouva commence dans la pensée : le regret sincère et la résolution de changer sont déjà un processus réel, même lorsque la réparation concrète (rendre l'argent, demander pardon) n'a pas encore pu se faire. Il montre que cette démarche intérieure transforme la personnalité et finit par se traduire dans les actes, comme la teinte d'un chocolat qui ne se stabilise qu'après avoir fait passer assez de matière. Il met aussi en garde contre le découragement, l'hypocrisie supposée et le jugement d'autrui.
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
J'en ai, Pérek Yudalet, Piskat Dalet. Moi, Shikufu Beit. Tu vois ?
Ratsitzim hama'asihim, shetzrichim lezerous gadod, takenam, yitzape'alem tamid letakenam, vissagele atzmo midad ashiflout biyotech, tozman slo tiken eze davar befoal, mimash yeshlo taken lederech ma'asih, vishlokek latikoun ha shalem. Oumimela, yavoua davar lidekhakh, siya azreru Hachem mitbarach, letaken ha kol befoal.
Mais il n'y a pas encore de récompense. De l'autre côté, il n'y a pas encore de récompense.
C'est un sujet très important dans tout ce qui se passe dans le monde. Il y en a beaucoup dans la Torah, dans les bonnes connaissances, dans la sagesse et dans la direction directe. Et nous pouvons, c'est possible, poursuivre le discours de la prière devant le Seigneur, d'exécuter les parties de la techouva qui ne sont pas encore sorties de la prière, pour soi-même, pour l'ensemble d'Israël, et pour tout le monde entier, et pour l'ensemble de la communauté.
Or Hachem Ba'olam, Sh'yé Betachlit, HaShlemout, V'Yishtakek, Sh'kol HaNeshamot, Tiyena Metoukanot, V'Néhenot, V'Ziv HaShekhina, L'akol Yisbe'out Tov, V'Shifat Chayim.
Entre l'homme et son prochain. Ou que ce soit des fautes entre l'homme et Dieu. Qu'est-ce que c'est, des empêchements ? Des entraves. Supposons que je t'ai volé cent mille dollars. Et je l'ai mangé. Je l'ai tout dépensé. Maintenant j'ai un remords profond. Et je veux te les rendre. Mais je n'ai pas d'argent. Donc ça, c'est une entrave technique. Ou bien, je suis conscient du fait
que ces méfaits que je fais, et j'ai même des remords, et je voudrais bien te les rendre, mais je n'ai pas la force de te les rendre. Parce que j'aime trop l'argent. L'argent, il est collé à ma poche, j'ai des difficultés à le sortir de la poche. J'ai l'argent dans la poche, mais c'est trop dur pour moi de le sortir. Donc on pourrait se dire, dans ces deux cas de figure: alors c'est de la rigolade, mais ce n'est pas de la techouva. Si tu rends pas l'argent, c'est juste des mots, juste des pensées qui ne s'apparaissent. Hein ? D'accord.
Et quoi qu'il en soit, dans les deux cas, je n'ai pas rendu l'argent. C'est-à-dire que si ce qui fixe, c'est l'action, donc a priori, il n'y a pas de techouva. C'est la prime. Ou bien le vertueux, si c'est pareil. J'ai l'habitude, malheureusement, de faire un péché, et j'en suis conscient que c'est catastrophique, j'ai des remords, et je prends de nouvelles résolutions de ne plus le faire, et je vote quand même. Je pourrais me dire, dans le même sens.
À quoi bon avoir des remords et de nouvelles résolutions si de toute manière je ne fais rien ? C'est juste de l'hypocrisie. Je fais de toute manière des surplaces. Donc, esquivons ces pensées de techouva qui de toute manière ne servent à rien. Car dans l'examen de l'action, zéro. C'est ce que l'homme a tendance à penser de manière générale. Alors écoutez ce que le Rav nous enseigne.
Il arrive parfois qu'on a des entraves, des grandes entraves. Que ce soit dans des choses entre nous et Dieu, ou bien dans d'autres choses entre nous et l'homme. Ce n'est pas une raison pour empêcher la techouva spirituelle. C'est quoi, la techouva spirituelle ? Les remords, les résolutions de changer ?
Je n'arrive pas. Ce n'est pas la force de le rendre. Donc, le compte il est ouvert avec… mais j'ai des remords. Je me dis qu'est-ce que j'étais bête de l'avoir fait, c'est horrible ce que j'ai fait. Mais ce n'est pas la force de rendre cet argent-là. Parce que j'aime trop l'argent. C'est exactement la situation dont on parle. Le compte il reste toujours ouvert avec la personne à qui je l'ai volé, mais le remords, ça règle le compte avec Dieu ? Non. Il n'y a pas de différence, c'est pareil.
On n'a pas dit qu'on a fini avec Dieu aussi. Il n'a pas dit encore qu'on a fini le compte avec Dieu. Il dit, Lo Ya Kev, ce n'est pas une raison pour ne pas continuer à saisir la techouva spirituelle. À quoi ça sert ? Eh bien, regardez à quoi ça sert. Si on veut véritablement retourner à Dieu, eh bien, on y retourne. Et l'homme se renouvelle, devient une nouvelle créature grâce à cette techouva.
Spirituellement. Il y a déjà un processus de métamorphose qui est en train de s'opérer dans sa personnalité par le fait même qu'il pense de cette manière. Ça veut dire qu'il a déjà ouvert une lucarne dans le haut de sa tête, qui permet à la lumière de la techouva de le traverser et qui va commencer à faire son processus de révolution. Donc, ce n'est pas parce que tu n'es pas encore arrivé à l'aboutissement de ta techouva, qui est d'aller rendre l'argent ou d'aller demander pardon, etc.
C'est une raison de dire: si de toute manière il n'y a pas d'aboutissement, alors tout ça ne sert à rien. Grosse erreur. Tout ça veut dire tout simplement que le processus a commencé, mais qu'il n'a pas terminé son travail. Donc, continue de plus belle. Tout simplement. Regardez: Adam yitchadesh kibriah hadasha. Par le fait même que tu penses au mort, tu es déjà en processus de renouvellement de ta personnalité.
Tsitsim ma'asim, quant au détail, le mot tsitsim là, il est pris d'une métaphore. Quand on fait le brit milah, et qu'on coupe, des fois il reste des petites parcelles de chair. La halakha ne veut pas dire encore que la milah n'a pas été assumée, mais il faut mieux continuer. C'est-à-dire que ce sont les derniers détails d'un enjolivement pour que la mitsva soit parfaite.
C'est comme ça que le Rav compare l'aboutissement au niveau de l'action. Donc on connaît déjà la proportion, l'importance entre la pensée et l'acte. C'est-à-dire que la pensée, c'est quoi ? C'est l'essentiel. La pensée, c'est l'essentiel. Et le détail, c'est l'action ? C'est trop faible de dire détail. C'est la mise à l'œuvre qui viendra de toute manière si la pensée est assez forte, si elle est assez mûre.
Tout simplement, il s'avère qu'elle n'est pas assez mûre. Laisse-la mûrir.
Et pas traduire en tridimensionnel. Hachem. Hachem. Regardez. Quand on parle des aspects de l'action, qui exigent énormément d'empressement pour les réparer. C'est-à-dire, on ne te dit pas: bon, ce n'est pas grave, tu as fait l'essentiel, donc laisse ton bel reste.
Il doit être empressé de réparer. Il doit continuer d'espérer tout le temps de les réparer. Et le fait qu'il n'a pas encore réparé, cela devrait développer en lui une vertu de modestie, sachant qu'il est sale. Il a de quoi se reprocher. Donc le fait qu'il n'a pas encore abouti à l'action
et qui sait qu'il a encore de l'impureté dans les mains. Ceci lui rabaisse un petit peu son ego. Donc il en ressort gagnant aussi de cette histoire, parce qu'il s'enrichit de la vertu de modestie. Kozman, c'est le Tiken, il est là d'avoir les foils, tout le temps, qu'il n'a pas encore totalement réparé au niveau de …
Cours d'Orot veKelim
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