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La chute d'un idéal et sa remontée

Comment un idéal pur s'enlise dans le matérialisme, puis renaît, à partir de l'exemple d'une association caritative.

1 h 02

Rav Yossef Benshoushan

Ensuite : Les tsadikim clairvoyants et les écrans de la lumière, 1 h 22

En bref

Le Rav Yossef Benshoushan explique qu'un idéal élevé, en se concrétisant dans le monde matériel, doit forcément descendre et se salir entre les mains de gens peu scrupuleux, mais que cette chute permet à une masse bien plus grande d'y adhérer. Il illustre ce processus par l'exemple d'une association caritative qui se dégrade puis se redresse, et l'applique au sionisme, présenté comme une pensée d'origine pure qu'un travail de ressourcement doit faire remonter. Il développe enfin l'idée que l'âme et le corps, le spirituel et le matériel, doivent s'accorder dans la vie du peuple juif, chacun choisissant sa tâche selon ses capacités et ses intentions.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Il y a une pensée qui descend de Mromé Gboudatah, de l'origine de Tahoratah, car après qu'elle s'est confrontée à l'acte et à la vie, il s'agissait d'une personne qui n'est pas magique, et qui a reçu sa récompense. Je crois qu'on va traduire au fur et à mesure, parce que c'est très long. Vous ne comprenez pas les voix encore ?

Comme la piscale est longue, on va faire, euh, une traduction simultanée. Donc il arrive qu'une pensée, une conception, un mouvement de pensée, une idéologie, chute, dégringole de sa hauteur, de la source de sa pureté, car après qu'elle se soit concrétisée dans le monde réel, se sont occupées d'elle des gens pas très clairs.

Des gens sales, des gens vils. Car il s'agit d'un idéal qui, à son origine, était très pur, très haut, très noble. Mais un idéal, on ne peut pas le laisser seulement au niveau de l'idéal et de la pensée. À un certain moment, il faut commencer à le concrétiser. Et les gens qui l'ont concrétisé, vu que c'étaient des gens sales et vils, ils l'ont impurifié. Irida Azot, cette chute.

Ne peut en aucun cas être une chute éternelle. Car il est impossible que le bien spirituel, intellectuel, se transforme en mal. Non seulement elle est momentanée, et plus encore,

En fait, cette chute est un tremplin qui permettra plus tard une élévation encore plus grande. Donc, notre feuille, s'agit, pour l'instant, c'est trouble. Mais vous avez compris le… c'est clair ? J'espère que vous allez deviner au fur et à mesure. Ota Manachim, ces personnes-là qui s'occupent de concrétiser cet idéal, Shem K'tanim B'Echout, qui sont petits du point de vue qualitatif, Yechlem Godel Kamouti.

Par contre, ils ont une grandeur quantitative. Le gamidazou, et même cet aspect, c'est-à-dire la grandeur, le nombre. Afal pishi nershavet kelo legabe echout. Bien que, de manière générale, ce ne soit pas tellement important, la quantité relativement à la qualité. Mikol makom, quoi qu'il en soit. Keshim mitsta refet ima echout ime atanta.

Quand la quantité se lie et vient se rajouter à la qualité, eh bien, elle la couronne, elle la renforce. Comme le Pesouf dit: U'berov Aham Adrat Melech. Plus il y a de sujets, plus ceci est en l'honneur du roi. C'est vrai que le roi est d'une catégorie bien plus haute que ses sujets, il appartient à la noblesse, alors que les sujets, très souvent, c'est le prolétariat,

Etc. Et malgré tout, la quantité, à un certain moment, renforce la qualité. Il s'agit d'une très grande quantité. Non ? Des gens ? De manière générale, dans tous les groupes humains, il y a une très petite quantité de gens de qualité, et une très grande quantité de gens sans qualité. Quantité basse. Donc, il s'agit de personnes qui ont des qualités très basses,

Mais elles sont en grande quantité, c'est la grosse masse. Donc, bien que, de manière générale, le peuple d'Israël ait tendance à mettre en piédestal la qualité et pas tellement la quantité, malgré tout, quand il s'agit d'une grande quantité, des grandes masses, cela renforce aussi la qualité des grosses masses. Qui se lie à cet idéal, bien que cet idéal ait été assombri, souillé et sali, mais il reste quand même une bribe

De l'idéal originel, sans quoi il n'existe plus. Il a été souillé, sali, impurifié, mais se sont rajoutées à lui énormément de personnes. Donc cela lui donne une force quantitative. C'est pour ça qu'on dit que c'est une chute. Et pas seulement la quantité du point de vue du nombre. La quantité de force. Ce qui veut dire,

La méretz, la cheffet, l'irdof, le asig. La méretz, l'énergie, la volonté d'accéder aux objectifs. L'échronen, le mevoukash, à l'aide des drachis maassim, de mettre en place nos volontés par des cheminements réels.

Sous tous ces traits de caractère qu'on vient de décrire, ça veut dire de l'énergie, de l'ambition, etc., de savoir faire avancer les choses sur le terrain. Eh bien, apparaît Yoter, se trouve Yoter, se trouve plus sur l'homme, ce sont les gens qui sont matérialistes, qui sont un petit peu même grossiers, qui manquent de noblesse, car cette noblesse,

Vous voyez, par exemple, qui est plus ambitieux et plus bulldozer ? Les gens doux, bons et généreux, ou bien les grosses crapules qui recherchent l'argent, qui recherchent les honneurs, qui recherchent la réussite ?

Etc., etc. Évidemment. Alors, je veux dire, il faut être une crapule ? Non, mais c'est un fait. Il y a beaucoup plus d'énergie dans les objectifs vils, la recherche de l'argent, du sexe, du kavod, etc., que dans la volonté de nourrir les pauvres malheureux, les petits orphelins, etc. Ça existe aussi. Mais ce n'est pas avec autant d'énergie et autant de quantité.

Il y a beaucoup moins de gens dans le monde qui poursuivent des idéaux nobles, et même quand ils les poursuivent, ce n'est pas avec autant de force et d'énergie. Bon, ça va, tout doux. À part des exceptions très, très rares qui confirment la règle, la plupart des gens qui sont enrôlés, même pour de bonnes causes, y vont tout doucement, tout doux. Mais si tu leur dis: écoute, si tu fais ça, tu vas gagner un milliard de dollars, ah, ouais.

Ils foncent comme un bulldozer. Donc, quand il parle de quantité, dit le Rav, il ne s'agit pas seulement d'une quantité du point de vue du nombre, mais aussi d'une quantité du point de vue de la force investie. Kolze, donc tout ça, ce qu'on a dit, tous ces traits de caractère, apparaît Euter sur les gens extrêmement matérialistes. Des gars, des gens grossiers, des gens qui manquent d'esprit

Nobles. Qui, de manière générale, cet esprit noble a tendance à affaiblir les forces. Kacher HaMarchava Tsichaliknot Labassis Chomrii, Dharka Laredet Mimalata. Là, il ajoute une chose. Ce n'est pas que, au début, il a dit: il arrive, vous vous rappelez ? Yeshe Marchava. Il peut arriver qu'une pensée dégringole et se souille, etc. Maintenant, il pose une action de base.

Quand la pensée doit acquérir des fondements matériels réels, de manière générale, elle chute. Elle ne peut pas rester dans toute sa pureté et toute sa noblesse, et il faut l'obliger un petit peu à s'atténuer de sa pureté.

Et pendant cette époque où la pensée a dégringolé pour se concrétiser, elle est jetée à terre, elle est souillée dans la boue. Et viennent des gens sales et vils, des gens qui font des brèches dans la muraille de la pureté, de la religiosité, de la morale, etc.

La profane. Profane, c'est cette idéologie de sa sainteté. Avale. Donc, a priori, c'est la catastrophe. On avait une idéologie toute pure, toute propre, toute haute, toute noble. Voilà maintenant qu'elle est jetée à terre, souillée et prise en main par des gens sales et vils. Parce que le monde matériel n'est pas toujours propre et pur. Donc, dès qu'on commence à concrétiser, on se salit avec de la boue.

Toujours. Toujours. Et quand on le sait par avance, alors on n'est pas frustré. On n'est pas désespéré de voir ce processus. Quand …

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