Répartition des rôles dans le couple et respect mutuel
Le Rav explique que l'étude et le travail se partagent selon chaque couple, et que le respect entre époux est réciproque.
Rav Shlomo Aviner
Ensuite : Construire l'amour plutôt que le coup de foudre, 9 min
En bref
Le Rav Shlomo Aviner répond à la question de la répartition des rôles dans le couple : l'étude de la Torah n'est pas une vocation à vie pour l'homme, et le travail de la femme au foyer est un vrai travail. Il insiste sur le fait que le choix de qui étudie, qui travaille ou qui s'occupe des enfants relève de chaque couple et non d'un modèle unique. Il revient enfin sur le respect mutuel entre époux, en rappelant que la loi du mari envers sa femme et celle de la femme envers son mari se complètent, et qu'on ne doit pas isoler une citation de son contexte.
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Shalom à toutes et à tous, nous revoici avec le Rav Shlomo Aviner, nouvelle semaine. Shalom, chères spectatrices, chers spectateurs. Du Maon Meir, et on parle de l'éthique de l'amour comme chaque semaine. On continue sur notre sujet de la semaine dernière, et peut-être d'une manière un peu plus positive: les relations entre mari et femme, et l'exemple des couples ultra-orthodoxes. Le mari va étudier, la femme travaille, il y a une bonne séparation des rôles. Est-ce qu'on ne peut pas prendre cet exemple pour la réussite d'un couple ? A priori, ça marche bien.
Tout d'abord, les Haredim ultra-orthodoxes n'étudient pas tous la Torah du matin jusqu'au soir toute leur vie. Ils consacrent un certain nombre d'années sérieuses à l'étude, Dieu soit loué, mais pas toute leur vie. Beaucoup, la majorité, travaillent. Ce n'est pas parce qu'ils ont un chapeau rabbinique et un manteau rabbinique que ce sont des rabbins. C'est leurs vêtements. L'habit ne fait pas le moine, et évidemment l'habit ne fait pas le rabbin. Donc une grande partie d'entre eux, la majorité, effectivement, travaille.
Et la femme a beaucoup, beaucoup de travail avec ses enfants. D'ailleurs, c'est une erreur de dire: « Bonjour monsieur, est-ce que votre femme travaille ? » Et si elle ne travaille pas à l'extérieur, elle s'occupe des enfants, elle fait la vaisselle, elle fait la lessive, elle cuisine, elle s'occupe des enfants. Ce n'est pas un travail ? Il faut corriger son langage. Il faut dire: « Est-ce que votre femme travaille à l'extérieur ? » Parce qu'elle travaille à l'intérieur, et souvent elle travaille beaucoup plus dur que son mari. Son mari travaille huit heures, puis rentre à la maison. Et elle, elle travaille huit heures.
Et le Chabbat, et le Chabbat, et le Chabbat… (passage de la transcription répété de façon répétitive et incompréhensible; le sens de cette partie ne peut pas être restitué)
Pour la réussite, c'est la répartition des rôles. Écoutez, c'est personnel. Il est possible que l'homme étudie la Torah et la femme travaille, bien que, en général, un salaire ne suffise pas. Il faut un salaire éthique. Mais il est aussi possible que l'homme travaille et que sa femme étudie, ou que sa femme soit au foyer. C'est quelque chose de personnel, dans la jeunesse de l'homme.
C'est sûr qu'il doit consacrer de longues années à l'étude de la Torah afin d'être un Talmid Hakham, un érudit, un étudiant de la loi. Mais cela ne signifie pas qu'il doit faire ça toute sa vie. C'est écrit nulle part. Donc à partir d'un certain moment, chacun décidera s'il doit étudier la Torah toute sa vie, ou bien s'il doit aborder un autre métier.
Alors, quand il est un jeune étudiant de yeshiva, c'est normal qu'il ait peu d'enfants, que la famille soit relativement libre, qu'elle travaille. Mais à partir d'un certain moment, dans l'acte de mariage, dit la Ketouba, il s'engage à travailler et à nourrir sa femme, etc. Quant aux Olim Hadashim, eh bien, ils se fatigueront tous les deux pour trouver du travail.
La première année, peut-être, c'est une bonne idée. Il étudie à l'ulpan, il étudie la Torah. Utilisez l'occasion. Rêvez pour que l'on soit consacré à l'étude de la Torah. Mais après, il faut travailler. Dans la répartition des rôles, l'homme s'occupe de transmettre la Torah à ses enfants, et la femme, le moussar ? On peut dire comme ça. Chéma béni moussar avicha, justement, le couple. Ve'al titosh Torat imekha.
Il faut expérimenter cela ainsi. La Torah de l'homme, c'est une Torah théorique, absolue, éternelle. La Torah de la femme, c'est une Torah pratique, transcrite, traduite dans la vie de tous les jours, dans la vie de l'éducation, dans la vie du foyer, dans la vie du mariage. C'est le haut institut d'études pratiques.
D'accord, le HEC de la maison. Justement, la femme trouve-t-elle son bonheur dans la maison ? Ça dépend. C'est personnel. Il y a une femme qui trouve sa plénitude à la maison, et une femme qui travaille. Nous ne disons pas qu'elle va faire une carrière jusqu'à 53 ans, et alors se rappeler qu'il faut avoir des enfants. L'idéal, ce serait un travail à mi-temps, pour qu'elle puisse également avoir une carrière honorable et s'occuper des enfants.
Il y a une femme qui, si elle est toute la journée à la maison, étouffe, éclate, s'énerve, et ne peut pas s'occuper de ses enfants comme il se doit. Mais si elle travaille à mi-temps, elle revient ensuite à la maison, elle est plus fraîche, elle est dévouée à ses enfants, et en une demi-journée, elle en donne plus qu'elle n'aurait donné en une journée entière. Donc vous revenez à la théorie du salaire et demi.
Oui, du salaire et demi, et également à la théorie selon laquelle on ne peut pas faire de comparaisons. Les hommes sont différents, les femmes sont différentes les unes des autres. Il faut laisser chacun et chacune trouver son propre sentier, son propre équilibre.
Alors, je monte dans les questions. La femme, vous écrivez, doit faire la volonté de son mari. Moi, j'écris ça ? Dans le livre, je l'ai lu. Non, ce n'est pas moi qui ai écrit cela.
Ce sont nos sages. Nos sages, bon, vous en faites partie. Oui, je fais partie des sages. Je suis le porte-parole des sages. Est-ce que vous pouvez expliquer ? Non, parce que si on dit ça aujourd'hui… Eh bien, vous allez… passer sur France 2, chez Yves Israël. Le lever du bouclier. Voilà.
Alors, cela me rappelle une histoire. Il y a un psychologue qui m'a dit: « Je vous envoie… je traite un couple et je vous envoie le mari. » J'ai dit: « Mais moi, je ne suis pas psychologue. » Il m'a dit: « Non, non. C'est une question de halakha, de loi juive, donc c'est vous qui devez décider. » Bon, d'accord. Alors il vient, et il dit: « Qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, ma femme a toutes les qualités, etc. » Je lui dis: « Mais, mais quoi ? » Il dit: « Elle a un défaut. » Oui, qu'est-ce que c'est, son défaut ? « Elle refuse de faire la volonté. » Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas tué ce psychologue ce jour-là, parce que je devais avoir… J'étais fatigué. J'étais… j'avais été… heureux ce jour-là. Non, je ne l'ai pas tué.
Et j'ai montré qu'il est écrit dans l'Émonide, loi maritale, chapitre 15, in fine: la femme doit respecter son mari. Voilà, il était heureux. J'ai dit: « Et la loi précédente: l'homme doit respecter sa femme. » Ça, il était moins heureux. Je lui ai dit: « C'est autre chose. » Oui, c'est autre chose. C'est une halakha, c'en est une autre. Il doit y avoir un respect mutuel.
De l'homme et de la femme. L'homme doit respecter sa femme et doit la rendre heureuse. Et elle aussi, elle doit le respecter. C'est mutuel. C'est dangereux de se servir de citations tronquées et partielles. Il faut qu'il y ait un …
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