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Le mazal et la place des femmes en Israël

Le Rav Aviner distingue les vrais problèmes des femmes des polémiques médiatiques et affirme leur égalité devant Hachem.

11 min

Rav Shlomo Aviner

Ensuite : Répartition des rôles dans le couple et respect mutuel, 10 min

En bref

Le Rav Shlomo Aviner répond à la polémique sur la place des femmes en Israël (incidents de Bet Shemesh, bus « kasher »), en distinguant les épiphénomènes qu'il juge mineurs des problèmes graves : harcèlement, violences dans certaines écoles, mariages forcés et traite de femmes. Il affirme l'égalité de l'homme et de la femme, créés à l'image de Dieu, tout en défendant la séparation des sexes dans les lieux publics, la tzniout et l'organisation des rencontres en vue du mariage. Il s'exprime aussi sur la mixité dans l'armée et au travail.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom à toutes et à tous, et bienvenue Rav Shlomo Aviner. Shalom à toutes. Nouvelle émission sur l'éthique de l'amour. Et cette semaine, l'actualité faisant émouna, j'aimerais bien qu'on parle un petit peu de ce qui se passe aujourd'hui en Israël. Beaucoup de bruit sur la place de la femme dans la société en Israël, il y a des conflits. Qu'est-ce qu'on pense globalement de cette histoire ? Bet Shemesh, le kosher bus, etc. C'est beaucoup de bruit pour rien.

Alors, il y a un imbécile qui a craché sur une fillette, et il y a un autre imbécile qui a injurié une dame dans l'autobus. Mais ça, ce sont des épiphénomènes. Ça doit être traité. Mais étant donné que c'est un événement mineur, il doit être traité par des procédés mineurs. Il n'y a pas besoin d'ameuter toute la presse.

Si vous avez une égratignure, eh bien, mettez-vous un sparadrap, et n'allez pas pour ça à l'hôpital. Mais si vous avez brisé les chines, il faut aller à l'hôpital. Des espèces de rondelles noires de cet ordre, elles ne font pas le printemps. Si vous cherchez des problèmes graves relatifs au statut des femmes, alors il y en a.

Il faudrait parler des femmes qui sont importunées dans l'autobus, dans la voie publique, qui sont importunées sexuellement. Il y en a qui prétendent que ça atteint 50 %, 90 % des propos indécents prononcés à l'égard d'une femme. C'est aussi considéré comme une sorte d'offense, un viol. Occupez-vous de ça.

Des petites fillettes qui sont frappées dans les écoles mixtes tous les jours, des centaines. Occupez-vous des filles juives qui sont emprisonnées par un mariage avec des Arabes. Ces Arabes les séduisent, puis après ils se marient avec elles, puis après ils les frappent, ils les violent. Il y en a des milliers. Occupez-vous…

De la traite des Blanches en Israël, des milliers, ce sont des non-juives. Mais ça n'a rien à voir. Des non-juives aussi, on n'a pas le droit de les opprimer, de leur dire: venez en Israël, vous serez serveuses dans un restaurant. Puis là, on leur prend leur passeport, on les frappe, et puis on vend leur corps. Mais c'est un scandale. Alors ça, ce sont les vrais problèmes.

Qui nécessitent que les journalistes s'en occupent. Mais les journalistes ont peur, parce qu'il y a des forces derrière. Alors ils préfèrent s'occuper de vétis. Ça fait quelques années, il y avait une journaliste irlandaise, Veronica Guerin, qui a lutté contre la vente de drogue à des enfants.

Les enfants, c'est les enfants. Mais les vendeurs de drogue, tout le monde les connaissait. Elle a lutté contre eux, elle s'est fait tuer. Dans le monde, il y a des centaines de journalistes qui se sont fait tuer parce qu'ils ont lutté pour des causes de valeur. Mais c'est pour ça qu'il faut enflammer tous les médias pour des bagatelles, faire de la bagatellisation à outrance.

C'est dommage qu'on n'entende pas toujours ce genre de réponse à la télévision, puisque…

Il y a une incitation au niveau des médias, même au niveau des hommes. Et c'est nous, la télévision. C'est nous, la télévision, si on ne peut pas s'en amuser. Donc, la Torah ne dégrouise-t-elle quand même pas la femme ? Assurément non. Il est écrit au départ que Dieu a créé l'homme et la femme à l'image de Dieu. Ou plus exactement, Il a créé l'homme, dans le terme général, à l'image de Dieu, et Il a créé…

…dans une modalité masculine et une modalité féminine. Ce qui fait la grandeur de l'être humain, c'est d'être à l'image de Dieu, et sur ce plan il n'y a aucune différence entre l'homme et la femme. Il y a des différences mineures, évidemment, sinon il n'y aurait pas besoin qu'il y en ait deux. Il y a une mère, il y a un père, etc. Mais en fin de compte, ils sont totalement égaux. Mais au niveau de la tsniout ?

Il n'y a pas d'obligation qu'il y ait un autobus séparé. Séparé. Les autobus hommes ou femmes, ou une séparation dans l'autobus. Si on veut le faire, eh bien, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Dans vos autobus privés, où vous organisez une excursion pour les enfants de votre école, aucun problème. C'est très bien de le séparer. Mais on ne peut pas faire ça par la force. Alors, s'il y a une femme qui refuse, c'est son affaire à elle. On ne peut pas exercer de coercition dans le domaine public,

quand il s'agit des moyens de locomotion qui appartiennent à toute la nation. Mais cette promiscuité dans le milieu du travail, vous vous êtes aussi beaucoup exprimé sur l'armée, les femmes à l'armée, etc. Ça ne crée pas de problèmes. Comment gérer tout ça ? Tout vient de là, un petit peu. D'ailleurs, à propos de la première question, je me rappelle d'un responsable, le grand sage aux États-Unis, le Raph Eytan, qui parle…

…de deux voyages en métro aux heures de… comment ça s'appelle ? De pointe. Aux heures de pointe. Et vous avez sûrement pris le métro à Paris aux heures de pointe, et on est entassés comme des sardines. Comment faire ? Il s'est autorisé. Il lui dit: « C'est autorisé. » Il peut se faire qu'on se touche, mais ce n'est pas pour ça qu'on va dans le métro, et tout le monde n'a pas l'argent pour se payer une voiture privée.

Et pour plusieurs raisons, être dans le même autobus, ce n'est pas la mort du petit cheval. Maintenant, au travail, on a le droit de travailler au même endroit. Une femme doit se dispenser des remarques personnelles et privées. Il faut qu'il y ait des relations correctes, des relations de travail. Une fois, j'ai vu dans une école de Haredim, j'ai attendu quelqu'un, il y avait une dame.

Il y avait semblablement une maîtresse qui était sortie. Alors l'homme qui faisait la garde lui a dit: « Madame, vous avez une nouvelle robe. » Alors elle lui a dit sèchement: « Ce n'est pas votre affaire. Vous n'avez pas à me faire des remarques sur ce plan. » C'est tout. Elle avait raison. Et dans l'armée ? L'armée, les femmes, je ne sais pas ce qu'elles font à l'armée. Elles n'ont rien à faire à l'armée. Les hommes savent très bien combattre sans femme. Et si…

…il est nécessaire qu'il y en ait, il faut séparer. En France, on a séparé les hommes et les femmes. Par exemple, dans les bateaux de guerre. Dans les bateaux de guerre, il y avait des hommes et des femmes. On a gardé les navires au port et on a fait une séparation intérieure, qui a coûté beaucoup d'argent, pour séparer les hommes et les femmes. Non pas parce que les Français sont portés outre mesure…

…sur la tsniout. Nous les connaissons, les Français, parce qu'ils comprennent très bien que mélanger les hommes et les femmes à l'armée porte préjudice à la valeur militaire de cette armée. Alors, dernière question pour cette émission, dans le binaire: l'école séparée, …

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