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Le secret de la Terre d'Israël : l'amour de Dieu pour son peuple

Pourquoi servir Dieu en Erets Israël dépasse la logique de récompense et de punition, selon le Rav Harlap.

54 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Tfilin, Erets Israël et l'identité retrouvée, 53 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous sommes arrivés au dévoilement que la terre d'Israël offre plus que les degrés naturels qu'une autre terre peut offrir à ses habitants. En parlant plus simplement, on va dire que la terre d'Israël correspond au peuple d'Israël. Le peuple d'Israël correspond à la terre d'Israël.

Il y a une osmose, une aptitude, et à la terre, et à ce peuple, à dévoiler le divin. Aujourd'hui nous allons rentrer un tout petit peu plus dans les détails de ce lien, en parlant de ce que nous pouvons dévoiler, quel est le secret du travail de l'homme d'Israël sur sa terre. HaAvodah be-Erets Israël, toujours tiré de Rav Harlap,

dans son livre, Mei Marom, les eaux supérieures. Le Rav nous dit: HaAvodah be-Erets Israël ein lechaïr, tu n'as pas de ville, shemesugelet lekioum veshmirat hamitsvot, qui correspond, qui a reçu une segoula, une fonction divine que D.ieu a placée en elle, lekioum veshmirat hamitsvot, pour faire, pour appliquer, pour garder, pour observer les mitsvot, dans tous leurs détails, ou prâtés, en faisant ces mitsvot avec joie, avec allégresse, sans aucune tristesse, sans aucune contraction, fermeture.

En faisant les choses d'une manière la plus propre possible, en s'éloignant de tout ce qui peut devenir un obstacle, ou même un risque d'obstacle, comme c'est le cas à Yerouchalaïm Ir HaKodesh, comme c'est le cas dans Jérusalem, nekiei hadaat shebe-Yerouchalaïm, les purs de la pensée de Jérusalem. Donc les sages nous disent, pour résumer ce long verset, ce long paragraphe.

Le but, le sujet de notre cours, c'est comment servir HaKadosh Baroukh Hou. Est-ce que le service de D.ieu est égal si ce service se fait en Erets Israël ou en dehors d'Erets Israël ? Donc nous dit le Rav: Avodat Hachem be-Erets Israël drucha shetihe betruna elyona. Le service divin que l'homme d'Israël fait, développe sur la terre d'Israël, demande une supériorité.

Cela veut dire que ce service du divin, l'application de la Torah, des mitsvot, le vécu d'Israël, doit dépasser sur cette terre d'Erets Israël les notions de sakhar ve'onech, de récompense, de punition. Alors, comment doit se faire ce travail ? Il faut pour cela que l'homme d'Israël ait un orgueil supérieur, pas un orgueil individuel pour lui-même, bien entendu, mais un orgueil supérieur qui est en fait l'orgueil de D.ieu, qui se dévoile dans notre monde par un orgueil national de la nation d'Israël, c'est-à-dire un amour de sa propre nation, une prise de conscience de qui nous sommes et essayer de vivre, de coller à cette réalité d'Israël, ici-bas, dans notre monde.

Donc la terre d'Israël dépasse les notions un petit peu religieuses, obtuses, petites, de punition, récompense: si je fais ça, je vais recevoir ça, si je ne fais pas, je vais être puni, et ainsi de suite, pour atteindre un stade beaucoup plus mature, élevé, d'un travail beaucoup plus profond et grand, large, de la puissance divine.

Bien entendu, c'est une notion d'amour qui se développe ici, qui dépasse complètement la face réduite d'un petit contact religieux entre celui qui fait et qui reçoit une récompense pour ce qu'il fait, et celui qui ne fait pas ou qui fait mal et qui reçoit en fait une punition.

Tout simplement, le judaïsme. Le judaïsme ne punit pas. HaKadosh Baroukh Hou ne veut pas tuer des gens. Il n'est que Chessed. Ça veut dire qu'un tribunal d'Israël, contrairement à un tribunal des nations qui va punir peut-être par une action quelqu'un qui a volé à quelqu'un d'autre, le tribunal d'Israël, entre guillemets, lorsqu'il va donner une punition à celui qui vient de voler,

ce n'est pas pour le punir, pour qu'il ressente un mal, mais pour l'éduquer à ne plus recommencer et à comprendre en fait ce que son acte détériore dans le cosmos tout entier, dans l'univers, en plus du fait qu'il vient de voler cette personne. Ça veut dire qu'il y a ici une éducation. À quoi la chose ressemble ? Elle est très simple à comprendre. En tant qu'éducateur, en tant que père, si, Hass vechalom, j'arrive à un degré de frapper mes enfants, de les punir pour leur faire du mal, et que j'ai quelque chose de maladif en moi, vous comprenez très bien que chaque « punition », entre guillemets, ne vient que pour corriger, pour amener l'enfant à ne plus recommencer la bêtise qu'il vient de faire.

Et donc il va falloir que cette punition soit intelligente. Je ne peux pas punir l'enfant avec une certaine règle de punition qui est collée à tout le monde. Il va falloir que je sois très intelligent pour coller cette éducation. Donc je vais enlever le mot « punition », pour aider l'enfant à ne plus recommencer. Ça, c'est le judaïsme. Il y a ici un chesed intérieur, une bonté intérieure, qui se soucie d'arranger le monde, de parfaire le monde, et pas seulement de nous occuper de punition, de détruire quelqu'un pour augmenter quelqu'un d'autre. Ok.

Il y a fait. Il faut justement ne pas mettre tous les enfants dans un même sac. Il faut étudier le caractère de chaque enfant pour savoir comment parler à cet enfant, alors que cette même parole ne correspondra pas à l'autre. Ils comprennent. Ils comprennent. C'est ça la force d'un père et d'une mère: rendre ses enfants intelligents et leur expliquer qu'en réalité, mon dialogue, ok ? Le fait de m'adresser à quelqu'un doit être par rapport à ce qu'il est, et pas par rapport à une certaine règle que je me suis fixée, et c'est fini, je suis bloqué.

Je vais donner un autre exemple, ou quelques autres exemples. Si je viens dans ce cours et que je vois que ce cours ne correspond pas à cette classe, je ne peux pas m'obstiner parce que j'ai préparé le cours, à continuer à le donner. Je suis obligé de m'adapter au niveau de ma classe, à sa recherche, à sa capacité à recevoir, à être canal de réception. Sinon, je suis un très mauvais enseignant.

Il y a une histoire qui est racontée dans l'armée d'Israël. Histoire vraie. D'un soldat qui était dans un entraînement. Il y avait deux soldats. Un soldat a pris l'arme de quelqu'un d'autre, a joué un petit peu avec cette arme, et une balle est partie. Hass vechalom, la balle n'a pas tué le deuxième soldat, mais a frôlé sa tête. Je ne me rappelle plus exactement les détails de l'histoire, mais peu importe. Donc, Baroukh Hachem, pas de mort. Mais il y a quand même une faute.

Alors, qu'est-ce qu'on fait dans un cas pareil ? Ce soldat en question a commencé à appeler tous ses copains en leur disant: écoutez, à mon avis, je vais finir deux mois en prison, là, à l'armée, parce que j'ai fait quelque chose de très grave. Essayez de ne pas venir me voir, ou venez me voir, mais apportez-moi ci, ça, ci, ça. Il a préparé déjà ses copains. Il rentre à la base. On fait un compte rendu de ce qui s'est passé. On sait très bien ce qui s'est passé. Et son capitaine, son commandant, lui donne son autorisation de sortir pour …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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