Le rav Benharrouche répond aux questions sur le vaccin et la maladie
Pourquoi la Torah impose de se faire soigner et pourquoi suivre l'avis de la majorité des médecins.
Orot veKelim
Ensuite : Questions-réponses avec le Rav Botschko, 46 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
La première question concerne le vaccin, qui a été posée la semaine dernière. Certaines personnes voulaient connaître votre avis. Qu'est-ce que vous pensez des vaccins ?
— Vous parlez des vaccins en général ou des vaccins contre le Covid ?
— Pour le Covid, c'est la question. La réponse, je vous l'ai donnée en posant ma question: c'est exactement la même chose. Il n'y a aucun changement entre les vaccins que nous faisons depuis que nous sommes enfants et les vaccins contre la Covid, comme vous dites en France.
La question fondamentale se pose: a-t-on le droit de guérir une maladie qui vient apparemment de Dieu ? Pourquoi l'homme interviendrait-il pour changer quelque chose qui vient de Dieu ? La maladie vient parce que l'homme a fauté ou omis de faire certaines choses, et donc la maladie est inhérente à la vie.
Est-ce que je ne peux pas simplement rester à prier et demander au Kadosh Baroukh Hou de m'enlever cette maladie ?
Alors, la Torah nous dit clairement, dans un verset qui concerne les malades, qu'il est une mitsva fondamentale de la Torah d'aller chez le médecin pour se faire soigner.
Le verset étant double dans la Torah, cela veut dire qu'en réalité, l'homme peut guérir des maladies qui ne viennent pas seulement de la nature, mais de quelque chose de l'au-delà. Autrement dit, pour répondre à la question que j'ai posée tout à l'heure: est-ce que cela ne contredit pas la volonté de Dieu, puisque c'est Dieu qui a envoyé la maladie à telle ou telle personne ? La réponse est non.
Le Choul'han Aroukh dit non seulement qu'il est permis de se faire soigner, c'est-à-dire qu'il y a une possibilité, mais qu'il dit que c'est un pikouah nefesh, et que celui qui ne le fait pas outrepasse en réalité une mitsva de la Torah. Il y a donc en réalité une mechoubach, il utilise là cette terminologie: ce n'est pas seulement une possibilité, c'est une mitsva d'aller se faire soigner.
Étant donné que nous ne sommes pas des spécialistes, et que les médecins ont fait des études et arrivent à certaines conclusions, nous n'avons qu'une seule chose à faire: nous mettre entre les mains, entre guillemets, des médecins, comme nous le faisons pour une halakha. Si je dois jeûner à Kippour ou non, ce n'est pas le rav qui va me dire oui ou non, c'est le médecin.
Il y a ici quelque chose qui relève de l'ordre de la vie, puisque le Kadosh Baroukh Hou est avant tout le maître de la vie, celui qui génère la vie. Tout ce qui est contre la vie peut donc devenir quelque chose de néfaste, et ce n'est pas du tout de la religion. Je peux même citer certains sages qui disent que c'est de la sottise, shtout.
Il y a donc une mitsva d'écouter les spécialistes dans chaque domaine. Quand je suis spécialiste dans un domaine, je ne peux pas, à la place d'un spécialiste, décider de quoi que ce soit, parce que j'ai des théories de complot qui me traversent l'esprit, et ainsi de suite. Aujourd'hui, il y en a beaucoup de ce genre, comme s'il y avait deux ou trois personnes qui tenaient le monde et tout le reste. Ce sont des moutons de Panurge.
C'est simplement oublier que le Kadosh Baroukh Hou est le maître du monde. Il faut donc faire ce que la Torah nous dit depuis des millénaires: nous devons obéir et écouter ceux qui ont fait des études assez longues pour savoir ces choses-là.
D'ailleurs, le Tsits Eliezer nous dit: Ein lo ladam lismoch al ha-nès, l'homme ne doit pas compter sur le miracle. Lorsqu'il tombe malade, il doit présenter cette maladie devant un médecin. Et il dit là-bas, je cite en hébreu: celui qui se laisse aller en se disant « non, de toute façon, c'est le Kadosh Baroukh Hou qui fait les choses »... Je précise textuellement: c'est un homme qui véritablement ne se rend pas compte d'où il sort.
Et c'est l'idée des Sos. Comme si le Tsits Eliezer disait que c'est presque un pochea, très proche d'être un pochea, c'est-à-dire un malfaiteur, qui rendra des comptes devant le Kadosh Baroukh Hou.
— Les sources que vous avez citées, c'est l'autorisation, voire l'obligation, de se faire soigner de façon générale. Dans le cas précis du Covid, vous avez dit que, évidemment, il y a des spécialistes qui poussent au vaccin. Mais il y a aussi des spécialistes qui disent l'inverse.
C'est pour cela qu'on suit la majorité. Et la majorité des médecins aujourd'hui dans le monde disent exactement cela. Même s'il y a, et je le conçois et je le sais, d'autres personnes qui disent le contraire.
Ce que je suis en train de vous dire maintenant n'est pas quelque chose qu'il faut obliger quelqu'un à faire, quoi que ce soit. Je peux respecter quelqu'un qui ne fait pas le vaccin, qui a choisi de ne pas le faire. Mais je ne dois pas sortir, dans un sens ou dans l'autre, des publications sans cesse pour essayer de convaincre les uns et les autres.
Il y a une grande machloket. Dans le judaïsme, aharei rabim lehatot: on suit le nombre le plus grand. Aujourd'hui, le nombre le plus grand fait cela.
Je sais que dans la médecine alternative parallèle, il y a beaucoup plus de contradictions que dans la médecine classique. Effectivement, le monde est en train d'avancer vers cette médecine parallèle, mais pour l'instant, entre guillemets, la médecine qui domine reste la médecine classique, que nous connaissons, même si nous sommes en train de faire un passage.
La médecine parallèle est une médecine respectable, qui se met en place de plus en plus. Et il y a peut-être, dans les prochaines années, une prise de conscience. C'est là que la chose devient importante: la médecine classique ne prend pas en compte l'esprit de l'homme, alors que la médecine alternative prend en compte l'esprit de l'homme.
C'est pourquoi il y a là aussi un changement. Nous sommes à une charnière dans le temps. Moi-même, je ne dis pas à certaines personnes « fais » ou « ne fais pas ». Je conçois que certaines personnes ne le fassent pas, parce que ce sont des personnes d'esprit, qui prennent en compte certains degrés de l'esprit, et d'autres personnes qui ne vont que par rapport au pshat de la vie d'ici.
La vie générale se situe au niveau du pshat, comme dans l'étude de la Torah. Mais cela ne veut pas dire que les kabbalistes, ou que la médecine alternative, n'ont pas raison.
— Par rapport à cela, je voudrais, en même temps, savoir si le Rav est d'accord avec ce que je vais dire: en aucun cas, même si l'on fait ce que la loi demande au niveau de la secte, cela ne nous assure la réussite. Justement, c'est cela, faire ce qui m'incombe.
De toute façon, toutes les citations que j'ai données, il y en a des centaines, disent clairement qu'on a caché un livre qui s'appelait Sefer Refou'ot, parce que les gens se …
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