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Malachie, dernière prophétie et consolation de la Gueoula

Pourquoi la prophétie de Malachie rassure Israël face au découragement des temps de la fin.

10 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Le passage entre exil et délivrance, selon le Maayane Hayeshua, 49 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On va aujourd'hui parler, dans le programme de Gueoula que nous avons développé depuis le début de nos chiourim, d'un sujet assez précis: la dernière prophétie du prophète Malachi. Malachi est le dernier des prophètes. Le livre est assez court, et à la fin de son livre, de ce qu'il a dit, de sa prophétie, se trouve un grand secret qu'on va essayer de voir maintenant.

La dernière prophétie de ce prophète Malachi vient nous raconter ce qui va se passer à la fin des jours, à la fin des temps. Mais en même temps, cette prophétie vient rassurer, consoler le cœur d'Israël. Les balles, pour ne pas qu'ils aient une dépression de la Gueoula. C'est-à-dire qu'il y a une certaine fatigue qui va s'installer dans la tente même de la Gueoula, de la délivrance d'Israël, parce qu'il va se passer quelque chose qu'on va essayer de voir maintenant. Les balles, pour ne pas qu'ils désespèrent.

Certains phénomènes vont peut-être mettre le peuple d'Israël dans une situation de désespoir. Et on va essayer de comprendre de quoi il s'agit. Distribuez les chiourim à tous ceux qui n'en ont pas, comme ça vous suivez sur texte. Il est marqué que les lettres de la Torah rendent l'homme qui les lit sage. Il y a une sagesse lorsqu'on suit le texte avec les yeux, et pas seulement en écoutant un chiour. Ce n'est pas la même chose, celui qui voit et celui qui entend. Ce sont deux degrés différents. La vision vient ajouter quelque chose de plus fort.

C'est aussi la différence entre Ta Chma et Ta Chazé. Dans la Guemara, quand on vient dire un enseignement, on dit Ta Chma, viens et entends. Et dans la Torah d'Erets Israël, c'est-à-dire dans le Zohar, quand on vient parler à quelqu'un, on lui dit Ta Chazé, viens et vois. Ça veut dire qu'il y a deux degrés, comme plusieurs degrés de la même Torah. C'est la même Torah, le même texte, ce sont des degrés différents de la même Torah: un degré superficiel, extérieur, un degré un peu plus intérieur, encore plus intérieur, encore plus intérieur. Le texte est toujours le même, Kamouval. Et on va essayer de comprendre un petit peu ce qui se passe là-dedans.

Donc, venir consoler pour ne pas qu'ils désespèrent de cette délivrance. Alors pourquoi risque-t-on d'être désespéré de cette délivrance de la fin des temps ? On est à la troisième ligne. Je vous dis, ici, le Rav Harlap, par rapport à ce qu'on verra et ce qu'on voit déjà dans les temps présents: il y a des chutes, il y a des descentes au niveau du monde matériel. C'est-à-dire que même le monde matériel est en train de prendre un coup, un sacré coup. L'argent est en train de disparaître du monde. Les gens sont en crise. Il y a une certaine peur qui s'installe.

Et en même temps, il y a une descente, une chute au niveau de l'esprit. Donc on a l'impression que tout se casse un petit peu à la figure, qu'il n'y a plus rien de stable. Tout est en train de bouger, et cela montre en fait la faiblesse de toute l'existence. Et on a donc l'impression de voir un cercle vicieux de descente, de chute, qu'on n'arrive pas à arrêter. Ça veut dire de chute en chute, de descente en descente, de grave en plus grave. Et il n'y a plus de émouna apparemment pour avoir cette puissance de tenir la route sur la terre.

À tel point que certaines personnes outrepassent tout ce qui est écrit dans la Torah. Ça veut dire qu'avec une certaine facilité, on accepte que tout ce que la Torah dit — bon, c'est la Torah, c'est quelque chose d'ancien, on ne sait pas trop ce que ça veut dire, mais en tout cas ça ne concerne pas les enfants d'Israël. Donc beaucoup de gens vont se dire: la Torah ne me concerne pas, l'application des mitsvot n'est pas, en fait, la partie que je dois développer. Et on voit un phénomène qui, comme des vents nouveaux, des souffles nouveaux, viennent souffler jour après jour, comme si ces voix venaient faire oublier le nom de Dieu du monde.

Donc vous voyez que le Rav est en train de nous rappeler ce que le prophète Malachi, le dernier des prophètes, prophétise. C'est-à-dire qu'à la fin des temps, il va y avoir une situation, une période qui ne sera pas tellement facile à gérer. Et on va avoir l'impression que chaque nouveau système casse la figure au système d'avant. Chacun vient balayer ce qu'il y avait jusqu'à maintenant. Il n'y a plus de respect de toutes les valeurs acquises. Non, non, non. Le Rav est en train d'expliquer. On va citer quelques versets, ce qui est effectivement écrit dans les textes de Malachi.

Tout ceci va en fait causer, va provoquer un affaiblissement de la émouna. Vous vous rappelez ce qu'on avait traduit quand on voulait traduire le mot émouna, ce que voulait dire ce terme ? Que voulait dire le mot émouna ? Ma... Ça vient de Amen, mais qu'est-ce que ça veut dire ? Maha. Tu as raison, on avait touché le mot vérité dedans. Comment est-on arrivé au mot émouna, au mot émet ? Vous vous rappelez ? Maha.

Le masculin, Amen. Comme Ben. Le féminin, Bent. Sauf qu'en hébreu, le noun tombe, donc de Bent, qui aurait dû être Fi... comme en arabe, on est devenu Bat. Donc Ben a donné Bat. Au départ, Bent, et le noun tombe. Amen, masculin, va donner Ament, la même chose, et le noun va tomber, donc ça va devenir Emet. Conclusion: ha'amin, croire, avoir la émouna, ne se traduit pas comme je viens de le faire maintenant, mais plutôt par « certifier ».

Donc Amen vient de la racine du mot Emet, donc je certifie. Comment puis-je certifier le divin dans ma vie ? En réalisant son être. C'est-à-dire qu'à travers moi, à travers ma personne, je fais circuler en moi le divin, davantage de divin. En faisant quoi exactement ? Torah, mitsvot, maasim tovim. Plus je suis dans la Torah, plus j'applique la Torah, plus je vis au degré de cette Torah, plus la Torah me traverse, donc le divin me traverse, ce qui veut dire que j'amène plus de divin dans le monde.

Où se trouve le divin pour que je l'amène dans le monde ? Il est en dehors du monde. Il est là, mais il est caché, d'accord ? Le divin ne vient pas d'ailleurs. Toute cette terre, toute cette création est remplie de divin, mais d'une manière cachée. Chaque fois que je fais un travail au niveau de la Torah, des mitsvot, des maassim tovim, qu'est-ce que je fais ? J'ouvre une porte, j'ouvre une fenêtre, comme dans un ordinateur Windows: j'ouvre une fenêtre par laquelle le divin va traverser.

Donc, à chaque fois que vous étudiez la Torah, à chaque fois que vous faisiez une mitsva, à chaque fois que vous vivez au rythme…

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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