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Nos jeunes face à la pratique : l'émission Plein Lado

Parents et adolescents interrogent la transmission, l'assimilation et les choix de vie en Israël.

1 h 01

Rav Élie Kling

Ensuite : Les signes de la fin de l'exil selon le Talmud, 34 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Plein l'Ado est un rendez-vous détente présenté par Bernard Zanzouri, pour rire, réfléchir et grandir tous ensemble. Bienvenue à l'émission numéro 3 de Plein l'Ado. Comme chaque semaine, sur notre plateau, des invités principaux, des adolescents, et beaucoup, beaucoup de bonne humeur, même si le sujet du jour est extrêmement sérieux: le rapport entre nos jeunes et la religion, le judaïsme.

C'est un sujet non seulement important, mais aussi épineux, parce qu'il y a énormément de questions de la part des parents. Est-ce que mon fils va rester religieux comme moi ? Est-ce que ma fille ne va pas se mettre d'un coup à devenir religieuse, alors que dans notre famille on est complètement laïcs ? Un tas de questions qui reviennent, et qui interpellent à peu près tous les auditeurs. C'est pourquoi j'ai le plaisir d'inviter mon invité principal, le Rav Eli Kling. Bonjour Eli.

— Bonjour, bonjour.

Eli sera avec nous durant toute l'émission, comme les autres invités d'ailleurs, mais lui particulièrement, pour commenter, donner ses impressions, nous raconter des anecdotes et, surtout, et les auditeurs l'attendent tous, sortir quelques blagues qui ont fait sa réputation, puisqu'Eli est probablement le rabbin le plus drôle de la toile et d'Israël. C'est pas sûr, il y a des rabbins plus drôles, mais ils ne le savent pas.

— Ils ne le savent pas, effectivement, et nous sommes là, d'ailleurs, pour souligner ce qu'ils ont de drôle.

En dehors du Rav Eli Kling, qui est là, nous avons plusieurs invités. Nous avons David, ici à ma gauche. Bonjour David.

— Bonjour, bonjour.

David, qui est en garde sous la pédale, a des histoires à nous raconter et des anecdotes, mais pour l'instant ce n'est pas lui-même. Léna, bonjour.

— Bonjour.

— Bonjour. Tu es venue faire quoi en Israël ? Tu arrives à peine, là.

— Là, j'ai fini l'école, j'ai passé le bac à Strasbourg, à l'école Akiba. Et cette année, je viens à Khemdat Darom pour suivre le programme du Rav Kling.

L'école Akiba de Strasbourg est très connue et envoie, voilà, ses meilleurs éléments vers Khemdat Darom. Khemdat Darom du Rav Kling. Je vais vous montrer quelques photos quand même. Regardez ces jeunes filles épanouies, qu'on oblige à sourire sur ces photos, et qui sont tout à fait heureuses. Ah non, elles ne sont pas forcées ? Elles sont heureuses ? Voilà. Regardez, vous voyez l'éducateur, ici, en train de sourire avec elle.

— Tu remarqueras le campus verdoyant et sympathique.

— Le campus verdoyant. Il y a des côtés moins verdoyants, etc., qui ne seront probablement pas sur les photos. En tout cas, Khemdat Darom est probablement l'un des séminaires, si ce n'est le séminaire le plus demandé, depuis des années et des années, parce que, effectivement, on apprend la Torah, on rigole énormément.

Et toute une population arrive là-bas. Ce sont uniquement des gens religieux qui arrivent là-bas ?

— Eh bien, c'est une bonne question. En vérité, ce n'est pas tellement important ce qu'ils ont à la maison comme pratiques religieuses, même comme connaissances. C'est-à-dire que, depuis quelques années déjà, on a suffisamment de filles pour faire plusieurs niveaux. Ce qui fait que, pour moi, ce qui est intéressant, c'est surtout la motivation. Si elle est motivée pour progresser en Kodesh et puis pour s'intégrer en Israël, alors c'est bon. Même si elles n'ont pas toutes, en effet, le même niveau de pratique religieuse, ce n'est pas ça qui est l'essentiel, en fait. On va en reparler tout de suite.

Et mon dernier invité, Sarah, qui est la maman de David, d'ailleurs. Bonjour.

— Bonjour.

Sarah va commenter avec nous, nous dire tout ce qu'elle pense de tout ça, et les efforts qu'elle a faits elle-même lors de sa Alia et qu'elle continue à faire.

Un des sujets qui va nous passionner, c'est justement celui de la transmission. La transmission, c'est: je suis un homme qui est dans la Torah, qui a envie d'étudier moi-même, de prier, de me rapprocher de la présence divine, et j'aimerais bien que mes enfants soient comme moi.

Le Rav Kling père avait réussi parfaitement, puisque nous avons Eli ici. Le Rav Kling était un rabbin très connu de la communauté en France, et voilà, son fils continue sur la même voie. Les autres enfants continuent aussi sur la même voie. Il a réussi à trouver une situation un petit peu catastrophique, il faut bien le dire, au niveau de tout ce qui était structure communautaire, et ils ont quand même, avec beaucoup de courage, relevé, redonné vie à cette communauté française qui était décimée à ce moment-là. Il fait partie de cette poignée.

Et lui, il est surtout connu parce qu'après l'école Akiba, il était un peu dans la région parisienne. Puis il est parti à Lyon, donc il est connu de nos auditeurs lyonnais ou ex-lyonnais. Ensuite, il est parti à Nice, avant de terminer à Akphamaïmon, dans le Néguev, où il a passé dix années, parmi les plus belles de sa vie, je suppose.

— Ah oui, c'est magnifique, ça. J'avais vu aussi un article sur ta mère. Ta mère aussi était quelqu'un de très, très fort au niveau de la transmission, de ses valeurs.

— Ouais. Ma mère était une fille algérienne, mais son père a toujours été très solide sur tout ce qui est valeurs religieuses. Et il a eu la mauvaise idée, dans les années 30, de quitter l'Algérie, parce que c'était trop antisémite pour lui, et d'aller habiter à Paris. Et c'était vraiment une bête idée, puisque les Allemands ont eu la même idée un peu après. Ils se sont retrouvés là-bas, et ce n'était pas très agréable. Mais c'est un petit peu ça aussi qu'il a forgé, qu'il a formé. Les deux étaient des personnages qui ont eu beaucoup de chance.

— Des personnages importants, oui. C'est un des sujets qu'on va traiter tout à l'heure.

Comment, justement, je fais, je m'arrange pour que mes enfants essaient de suivre ma voie, les choses qui sont importantes ? Et tu rends hommage ici à ton père avec un ouvrage, Sous le talit du rabbin, où tu vas nous raconter que, effectivement, sous le talit du rabbin, on pouvait grandir, fleurir, et arriver à comprendre pourquoi c'était tellement important pour lui d'avoir envie de faire de même.

— Oui, c'est-à-dire qu'il ne nous a jamais obligés à pratiquer une mitsva quelconque, c'est très intéressant. Mais comme la Torah faisait partie naturelle de la maison, peut-être qu'il n'avait pas besoin non plus, il savait mettre les limites sans qu'obligatoirement on s'en rende compte. On en parlera peut-être un peu plus tard, dans la partie plus technique: comment on fait ça, quelle ambiance on fait régner dans la maison, pour avoir une chance…

— Sans en avoir l'air.

— Sans en avoir l'air, pour avoir une chance de voir ses enfants nous suivre…

Sarah, comment on fait ça ? Il y a une formule pour être sûre que nos enfants vont aimer les mêmes valeurs que nous et vont suivre nos idées ?

Cours de la chaîne YouTube du Rav Élie Kling

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