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Pourquoi la question du fils qui s'exclut est-elle lue comme un rachat ?

Le Rav Kling examine le verset « Ma avodat hazot lakhem » et la lecture de la Haggada sur le fils qui se met à part.

1 h 15

Rav Élie Kling

Ensuite : Les quatre fils de la Haggada et les niveaux de réception, 3 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Yofi, mesdames, messieurs, bonsoir. Nous sommes très contents de nous retrouver pour un cours exceptionnel avec le Rav Élie Kling. Le Rav Kling a décidé, malgré les nesiot, alors qu'il sort d'un tiyoul et qu'il voyage en France demain, de tout faire pour nous donner un cours, peut-être un peu plus court que d'habitude, sur Pessa'h, pour nous laisser avec des divrei Torah que vous appréciez particulièrement.

Je vous rappelle que les cours ont lieu tous les dimanches. Vous êtes là au rendez-vous, malgré que ce soit mardi soir, à quelques jours du Seder. Une semaine du Seder, c'est ça ou pas ? Non, un peu plus. Allez, dix jours. Dix jours avant le Seder. Pour préparer ensemble Pessa'h be-ezrat Hachem. Une dernière information très importante, vous le savez certainement tous: c'est la campagne de dons de l'Inmod. On la termine ce soir. Je remercie déjà une grande partie des personnes qui ont participé, je les vois. Chacun avec ses moyens: certains ont donné un peu, d'autres beaucoup. Merci beaucoup à tous ceux qui ont pu y prendre part. Et ceux qui n'ont pas encore eu l'occasion, c'est le moment. Je renvoie ici le lien. Vous connaissez aussi mon numéro de téléphone, ceux qui veulent peuvent m'envoyer un message; je vais le renvoyer ici. Un grand merci.

L'Inmod travaille toute l'année pour vous apporter du contenu: des cours, des conférences exceptionnelles, des soirées. Cette année, nous avons même été partenaires d'une initiative que nous n'avions jamais faite: une journée en présentiel à Paris. On fait donc le maximum pour diffuser la Torah d'Erets Israël. Et comme vous le savez, le Rav Kling fait partie des intervenants de l'Inmod depuis un an, grâce également à la famille Lyon, que nous remercions. Voilà, c'est fini. Ce sera presque la dernière fois que je vous reparle de la campagne de

dons, mais c'est une fois dans l'année. Et avec ce que vous donnez, nous pouvons travailler toute l'année pour continuer à développer et à diffuser la Torah d'Israël. Voilà pour mon introduction, longue et un peu pédante, mais obligatoire. Sans argent, on ne peut pas continuer à diffuser. Le lien est ici, sur YouTube, pour ceux qui nous regardent: vous le voyez juste en dessous, ou dans le chat. Et mon numéro, je le renvoie à ceux qui veulent m'appeler ou m'envoyer un WhatsApp, c'est possible.

Bechavod Rav Kling, tu nous parles de Pessa'h, et tu nous parles des fils: du Chacham, du Racha, du Tam, et de celui qui ne savait pas poser de questions. Bechavod Rav Kling.

Ok, bonsoir à tous. D'abord, je m'excuse: je n'ai pas eu le temps aujourd'hui de vous envoyer le Daf Mekorot, qui nous aurait permis de suivre le texte en même temps. Ce n'est pas grave, on va faire ça oralement. Tu veux que je te mette la partie de la Haggada, ou c'est autre chose ?

La vérité, ça peut… oui, c'est déjà quelque chose. Ce n'est pas encore tout à fait ça, mais c'est déjà quelque chose. Mais les quatre enfants. Comme vous le savez, qui a écrit la Haggada ? Ce sont évidemment nos Sages. D'ailleurs, la réponse « nos Sages » est toujours la bonne réponse à ce genre de question. On ne s'avance pas trop: nos Sages, on ne sait pas trop de quelle époque, mais voilà, nos Sages.

En tout cas, ce qui est clair, c'est que l'obligation de raconter le jour anniversaire de la sortie d'Égypte, de raconter ce qui s'est passé, est écrite dans la Torah dès la veille de la sortie, au chapitre 13 de Chemot, dans la paracha de Bo, la paracha de la sortie d'Égypte. Là-bas, la mitsva est écrite noir sur blanc: Vehiguadta levincha bayom hahou. Il faut donc raconter ce qui s'est passé. Évidemment, il faut raconter ce qui s'est passé. Le Bon Dieu ne fait pas de sorties d'Égypte tous les lundis et jeudis: Il le fait une fois dans l'histoire. Ceux qui ont eu le grand privilège de le voir ont donc l'immense responsabilité de transmettre ce témoignage, et que leurs enfants le transmettent à leur tour, de génération en génération, jusqu'à nous. Et franchement, on a bien tenu le coup, la vérité. C'est vrai.

On n'était pas obligés, hein: il n'y avait pas de policiers derrière nous avec un pistolet sur la tempe. Et chaque année, les Juifs se rassemblent pour raconter à nouveau la même histoire à leurs enfants, pour ne pas perdre de vue que nous sommes nés, le peuple est né, au moment où l'on brisait les chaînes de l'esclavage, au moment où l'on est sorti d'Égypte.

C'est pour vous dire à quel point l'ADN du peuple juif est un ADN de liberté. On est né en devenant libre. La naissance du peuple juif, c'est le jour anniversaire de sa libération, ce qui vous explique pourquoi on ne peut rien nous imposer. Nous sommes un peuple à la nuque raide, parce que c'est comme ça. Et c'est pour cela que c'est une stupidité monumentale de faire passer une loi qui obligerait les gens à ne pas faire entrer de Khametz à Pessa'h dans les endroits publics. C'est

la meilleure manière de faire entrer plein de Khametz à Pessa'h dans les endroits publics. Je ne suis pas obligé de parler de politique maintenant. Ok, on ne parle pas de politique, mais ce n'est pas de la politique: je voulais juste vous dire qu'on ne peut pas… Ce qui va arriver, le Pessa'h que nous allons vivre dans dix jours, je vous le garantis, je vous le signe: ce sera le Pessa'h où il y aura le plus de Khametz dans les hôpitaux de tous les Pessa'h précédents.

Je vous le signe. Pourquoi ? Parce qu'à partir du moment où l'on fait une loi qui interdit de faire entrer du Khametz, alors qu'il n'y a rien qui l'oblige, vous savez que selon la halakha, si votre voisin de lit à l'hôpital mange du Khametz, vous ne commettez aucune faute. Vous ne transgressez pas bal yera'eh oubal yimatsé, puisque ce n'est pas votre Khametz. Et si ça se trouve, il n'est même pas juif. Que l'hôpital fournisse une nourriture kasher l'Pessah, cela c'est normal, cela existe depuis toujours. Mais

qu'on ait le droit de fouiller à l'intérieur, pour faire plaisir à certains qui auraient la vue un peu trop délicate et qui ne supporteraient pas de voir une miette de pain dans le lit d'à côté, eh bien, vous allez voir ce que ça va donner, à Pessa'h. Non seulement ça: je vous préviens, je suis sûr qu'ils vont amener du Khametz de toutes les manières possibles et imaginables, pour montrer qu'ils ne sont pas d'accord, mais en plus ils vont le filmer, le diffuser, et ce sera le

plus grand Khiloul Hachem.

Concernant le Khametz de Pessa'h. Et d'ailleurs, si l'on continue sur cette voie, le jour où il y aura une obligation de faire la Brit Milah, le taux de participation passera de quatre-vingt-dix pour cent, quatre-vingt-cinq pour cent, à soixante pour cent. Parce que c'est comme …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Élie Kling

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