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Hanouka, fête de l'éducation vers la lumière messianique

Pourquoi Hanouka est une fête du chiffre 8, au-delà du 7, et comment ses lumières annoncent le Machiah.

58 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Hanouka, le jour qui contient huit jours, 56 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Béssata' Hachem, je n'ai pas voulu annuler le cours d'aujourd'hui, donc je suis venu directement pour qu'au moins nous ayons ensemble un cours sur Hanouka, sur le sujet de Hanouka, qui est en fait une fête qui n'appartient pas encore au calendrier. C'est une fête qui nous vient en fait de la fin des temps. On ne fait que goûter à la fête de Hanouka, car elle n'est pas encore réellement comprise.

C'est une fête qui nous vient du futur vers le passé. Qu'est-ce que je veux dire par là ? C'est une fête qui nous éduque à quelque chose que nous allons goûter dans la période que l'on appelle messianique. C'est pour cela qu'elle porte le nom de Hinoukh. Hanouka vient du mot Hinoukh, qui veut dire éducatif, éducation. Donc c'est une fête qui nous éduque. Éduquer, ça veut dire que…

On n'a pas encore compris le sens profond de ce degré, mais on avance. On va vers ce degré qui s'appelle la lumière, qui, elle, est l'aboutissement de ce Hinoukh, de cette éducation. Donc, Be'ezrat Hachem, nous allons voir ensemble. Tu as gardé une place là-bas. J'ai pris ce texte d'un de mes livres, que j'ai écrit concernant les fêtes. Ce livre sur Hanouka, je l'ai appelé Bnei Binah.

Les enfants de la Binah. La Binah est le discernement, c'est l'une des dix sphères dans la Kabbale, qui correspond, dans le corps humain, au cerveau gauche. La Chokhma correspond au cerveau droit, et la Binah correspond au cerveau gauche. Binah veut dire discernement, la force de différencier les choses, de savoir discerner entre les choses. Donc Bnei Binah, c'est Hanouka.

Ce n'est pas comme le Moussar, c'est un degré qui dépasse en fait l'entendement humain. Et c'est pour cela qu'il est lié au chiffre 8. Hanouka est d'ailleurs lié au chiffre 8, puisque nous allumons 8 lumières en tout. D'une manière générale, on allume beaucoup plus, ken, 36, mais le chiffre est le chiffre 8. Donc, même dans le chant de Hanouka, on rappelle: Bnei Binah Yemei Shmona. C'est-à-dire que les enfants de la Binah correspondent aux huit jours.

Qui dit huit, dit infini. Comme le huit couché, en mathématiques, qui va vers l'infini, qui tend vers l'infini. Donc Hanouka est une fête qui n'est pas encore comprise, qui n'a pas encore été assimilée par nous, parce qu'elle touche à la lumière divine, la lumière qui a été cachée pour les tsadikim, pour la fin des temps. Et au fur et à mesure que les années avancent, on goûte un tout petit peu plus de cette lumière.

Alors, comment ai-je appelé ce cours ? Pakh Ehad Shel Shemen. D'où ai-je tiré ces quatre mots ? Du Al HaNissim que nous récitons pendant la Amida, durant les huit jours de Hanouka. Vous savez qu'à Hanouka, on dit le Hallel pendant huit jours. C'est extraordinaire. Il n'y a pas une fête où l'on dit autant le Hallel. Même à Pessa'h, c'est un Hallel coupé, alors qu'ici nous avons un Hallel complet. Ça veut dire qu'il y a ici quelque chose d'extraordinaire.

Là-bas, c'est 7 plus 1. Ici, c'est 8. D'accord ? Il y a quelque chose d'extraordinaire dans cette fête. Quand je dis extraordinaire, je veux dire qui sort de l'ordinaire, donc qui nous hisse à un degré qui n'est pas encore connu par l'humanité. Car l'humanité, elle, est basée sur le chiffre 7, et là, pendant 8 jours, on touche le chiffre 8. D'accord ? D'ailleurs, le mot Machiah, écrivez-le: Mem, Shin, Youd, Het, ce sont les initiales de Mili Mélekh Shmona Yemei Hanouka. Ça veut dire que le mot Machiah, c'est allumer les 8.

Qu'est-ce que cela veut dire ? Encore une fois, c'est une allusion: le Machiah, c'est la lumière que nous goûtons aujourd'hui à Hanouka, et qui va être d'une manière constante lorsque le Machiah se dévoilera. J'ai donc pris ce passage du Al HaNissim et je l'ai appelé Pakh Ehad Shel Shemen. Ces quatre termes sont, à mon sens, la clé de ce Al HaNissim.

Parce que le mot Pakh, qui veut dire fiole, a pour valeur numérique 100. C'est-à-dire qu'il y a une certaine entité ici. Ehad, bien entendu, c'est la révélation de l'unité divine. Et Shemen, Shemen c'est la sagesse d'HaKadosh Baroukh Hou; on l'appelle le Shemen. D'ailleurs, la racine du mot Shemen, l'huile, c'est Shmoné, 8. Donc c'est la même chose, et c'est la racine du mot Neshama, l'âme.

Le chiffre 8, Shmoné, et l'huile, Shemen, c'est exactement la même chose. C'est la même racine. Donc nous touchons ici à quelque chose de l'ordre du divin, de l'ordre du chiffre 8, c'est-à-dire au-delà de notre capacité à assimiler les choses, quelque chose qui dépasse l'entendement humain. Et ce code-là nous a été donné par nos sages.

Juste avant de commencer, je voudrais vous rappeler que ce Chabbat, nous avons lu la paracha de Vayichla'h.

Et dans la paracha de Vayichla'h, il y a eu un combat: le combat de Yaakov avec lui-même. C'est-à-dire avec une force qui est en lui, qui s'appelle Essav. Puisque le texte nous dit clairement que Yaakov est seul. Alors pourquoi dit-il ensuite: « Avec Ich, un homme se bat contre lui » ? S'il est seul, il est seul, il faudrait savoir. Eh bien, les Hakhamim nous disent…

Effectivement, Yaakov est seul, et ce que la Torah est en train de nous montrer ici, c'est qu'un homme s'est battu avec lui-même. C'est-à-dire qu'il a eu un combat intérieur, le même Yaakov, entre deux degrés du même bonhomme. Un degré qui s'appelle Yaakov, et un degré qui doit atteindre, qui s'appelle Israël. Et donc, qui va dominer l'autre ? Qui va être, en fait, celui qui conduit la vie ? Est-ce que c'est Yaakov qui est dans le Israël, ou est-ce que c'est le Israël qui est dans le Yaakov ?

En nous, nous avons deux étages: un qui s'appelle Yaakov, un qui s'appelle Yisraël. Yaakov, c'est le Youd dans les talons: Youd, Akev. Et Yisraël, ce sont les lettres de Lé Roch, le Youd dans la tête. Ça veut dire que nous devons monter. Pour monter en Erets Israël, il faut changer de nom, c'est-à-dire passer de Yaakov à Israël.

Pas seulement parce que tu es allé voir le rabbin, qu'il t'a fait un changement de nom, Mi Chébéra'h, Havotéinou, et qu'à partir de maintenant tu vas t'appeler comme ça. Il y a ici quelque chose de réel. Pour monter en Israël, il faut changer son identité, c'est-à-dire monter à la véritable identité qui s'appelle Israël, qui est en toi, qui est cachée en toi. Et si tu restes au niveau Yaakov, tu ne pourras jamais monter.

Et même si tu arrives en Israël, tu repartiras, parce que tu n'as pas fait ce combat. Où cette force a-t-elle voulu frapper Yaakov à la hanche ? Quelle hanche ? En fait, elle l'a frappé à la Brit Mila. Pourquoi l'a-t-elle frappé à la Mila ? Au niveau simple, c'est parce que c'est l'endroit le plus sensible de l'homme. Donc, s'il arrive à le frapper là, Yaakov tombe. Mais en réalité…

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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