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Techouva collective et sionisme chez le Rav Kook

Le Rav Kook montre que le retour à Sion est un mouvement de sainteté, qui appelle une techouva nationale.

40 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : La téchouva et la paix selon le Rav Kook, 47 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour à tout le monde. Bonjour. Et bonne pré-fête de Tou Bichvat. Voilà, voilà, voilà. Alors, nous sommes toujours dans Orot HaTechouva. Nous sommes dans ce qu'on appelle les Tosefot Techouva, c'est-à-dire les chapitres supplémentaires ajoutés dans l'édition de la Yeshiva Or Etzion. Et nous en sommes arrivés à la page Kouf-Noun. Ça s'appelle donc Ela Techouva.

C'est donc le chapitre Vav, c'est ça, et la Techouva. Malheureusement, ça n'apparaît pas sur l'écran. Voilà. Non, ça c'est… Non, mais non, pas du tout. Maintenant, on est à la deuxième page de l'article, dans les Tosefot Techouva. Ah, c'est presque arrivé. Non, non, non, non, non, non. Est-ce que ça vient tout de suite ? C'était pas comme ça tout à l'heure ? On a un problème avec le…

Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe. Désolé. Est-ce que vous voulez que je commence l'enseignement même si on n'a pas le texte ? Oui, d'accord. On va commencer. Pour ceux qui veulent le savoir, c'est à la page Kouf-Noun. Voilà, la page Kouf-Noun.

Alors, on a parlé ici de la techouva individuelle, et nous passons rapidement à la techouva collective, c'est-à-dire ce que dit le Rav Kook. Dans la techouva, il y a des moments où on ne se rend pas compte qu'on est en train de faire techouva. C'est-à-dire qu'il y a des moments de chute qui font qu'on ne se rend pas compte qu'on est en train de passer un processus qui, en fait, est un processus de techouva. Pourquoi est-ce qu'on ne se rend pas compte ? À cause de la grisaille du quotidien et, disons, de l'attirance de la nature.

Ça, c'est vrai pour la techouva individuelle, et là le Rav continue: c'est vrai également pour la techouva collective. Je lis ici la phrase du Rav: « La même chose qui arrive à l'âme dans le corps d'un homme individuel, il en est de même pour un souffle, ou un esprit, ou un état d'esprit qui engendre un mouvement dans un peuple entier. » Voilà, vous y êtes. C'est très bien, Yaakov. Notre grand, notre mouvement saint, ce mouvement de la résurrection nationale et du retour à Sion. Donc, dit le Rav Kook, le mouvement sioniste.

Sous toutes ses formes, aussi bien le sionisme politique que le sionisme d'implantation en Erets Israël, tout cela est un mouvement de sainteté, puisque c'est l'accomplissement des paroles des prophètes, des promesses de Dieu à nos patriarches. « Regarde et vois, nos yeux ont vu ce qui a été et ce qui émanait à son origine d'une source de sainteté, du sein de l'aspiration au divin qui bat son plein dans l'assemblée d'Israël, qui dit sans cesse: mon âme est assoiffée d'entrer dans les parvis de Dieu, mon cœur, ma chair, chante la gloire du Dieu vivant. »

De quoi s'agit-il ? Ce que dit le Rav Kook ici, c'est qu'il y a eu un moment de l'histoire, il y a eu des mouvements de retour à Sion. Ça commence déjà, par exemple, au temps de Rabbi Yehouda Halévi.

Grand poète d'Israël, grand maître d'Israël, auteur du Kuzari, il décide de quitter l'Espagne, avec toute sa grandeur, toute sa richesse, toute sa civilisation, pour se rendre en Erets Israël, à l'époque où Erets Israël est aux mains des croisés. Cette aspiration lui vient parce qu'il veut rencontrer la terre où la présence divine se manifeste.

De même, un peu plus tard, le Ramban, Rabbi Moshe ben Nahman, qui quitte lui aussi l'Espagne pour se rendre à nouveau en Erets Israël. Il arrive à Akko, il se rend à Jérusalem, il est enterré à Hébron. Et qu'est-ce que veut le Ramban ? Eh bien, il veut également accomplir la mitsva, la mitsva qui est de contribuer à l'emprise d'Israël sur sa terre. C'est normal.

Et puis, après l'exil d'Espagne, lorsque les Juifs ont été expulsés d'Espagne, il y a eu un grand mouvement spirituel qui a amené une implantation assez importante à Tsfat, à Jérusalem, à Tibériade, avec également l'espérance d'une résurrection d'un État en Galilée, soutenu par Don Yossef Nassi, qui était le grand vizir de l'Empire ottoman à l'époque.

Et tout cela était lié, évidemment, à des espérances messianiques, mystiques. C'est l'époque du Ari. Et puis, plus tard, nous avons les aliyot, également, de l'Or HaHaïm, Rabbi Haïm ben Attar du Maroc, et de Rabbi Shalom Sharabi du Yémen, le Rach'ach. Et puis, également, les élèves du Baal Shem Tov, qui se rendent en Galilée. Et puis, les élèves du Gaon de Vilna, qui se rendent à Tsfat et à Jérusalem.

Il y avait effectivement un mouvement de retour en Erets Israël, renforcé d'ailleurs par des philanthropes tels que Moïse Montefiore, qui a versé beaucoup d'argent pour reconstruire Jérusalem, pour encourager la culture de la terre. Tout cela était fait par des facteurs d'ordre religieux, mais beaucoup plus que religieux: c'était vraiment une aspiration mystique.

Et comme dit l'Or HaHaïm, la raison pour laquelle on veut rentrer en Erets Israël, c'est pour libérer la présence divine de ces entraves. Et donc, ce que dit l'Or HaHaïm ici: le sionisme n'a pas commencé avec Herzl, il n'a pas commencé avec les Hovevei Tsion, il a commencé par un mouvement spirituel véritablement authentique.

Les premiers pas qui se sont manifestés lorsqu'est né ce mouvement de sainteté, tels qu'ils ont été vécus par ces premiers pionniers, étaient tous imprégnés de rosée de sainteté, d'espérances nobles, de la vision du Lévi. Le Lévi en question, il s'agit de Rabbi Yehouda Halévi. Il y a ici une note en bas de page du Rav Tsvi Yehouda Kook qui cite la fin du livre du Kuzari: « Et lorsque s'éveilleront les hommes et s'éveilleront à l'amour de ce Saint-Lieu, Jérusalem sera alors construite, lorsque les enfants d'Israël y aspireront, etc. » Dans l'et cætera, il y a « ils auront une aspiration totale »,

au point de chérir ses pierres et sa poussière. Donc, dit ici le Rav Kook, je reprends le texte: la vision du Lévi était remplie d'une soif psychologique profonde de rencontrer la grâce de Dieu dans son sanctuaire, lorsque son palais sera rétabli, et lorsque des princes de sainteté, il s'agit donc des Kohanim et des Lévi'im, loueront dans la splendeur de sainteté, dans la lumière de son resplendissement, la résurrection de l'âme d'Israël dans toute sa plénitude, dans toute la brillance de sa sainteté.

Qu'est-ce que veut dire le Rav Kook ? Il suppose ce qu'il appelle l'âme collective. Il y a une âme collective d'Israël, et cette âme collective est comme en léthargie. Donc elle a besoin de se réveiller, de se ressusciter. La résurrection de l'âme d'Israël dans sa plénitude, dans tout le rayonnement de sa sainteté: c'est ça, l'affirmation éternelle qui prépare l'esprit à des actions pratiques dans la réalisation de l'implantation en Erets Israël.

La pureté et l'intégrité sont apparues dans tous les regards qui se sont manifestés pour l'amour de Sion dans l'ensemble du judaïsme. Ici, le Rav parle du mouvement Hovevei Tsion, qui a commencé à agir dans la dernière partie du XIXe siècle et qui a fondé les implantations de Petah Tikva, de Rosh Pina, …

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