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Le mois de Tamouz, mois du détail et de la couture

Pourquoi Tamouz, opposé à Nissan et Iyar, révèle les détails que la Torah demande de relier au temps.

1 h 00

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Le mois de Tamouz : la gravure de la parole divine, 1 h 00

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Je vais la récupérer. Il faut parler à Emmanuel, il va s'en occuper, il m'a déjà dit d'ailleurs cette semaine. Donc on va clôturer l'étude de cette année par un cours concernant le mois de Tamouz. Le mois de Tamouz, comme chaque mois de l'année, a une nature qui lui est propre, car le temps est l'une des facettes de la création du monde. Hakadosh Baroukh Hou a créé le temps. Le temps est quelque chose qui a été créé et qui s'introduit dans le Beth de Béréchit: on dit Béréchit, on est déjà dans la notion de temps. Le temps n'existe que lorsqu'il y a deux, donc Beth. On ne peut pas parler de temps dans une unité divine.

Chez Hakadosh Baroukh Hou, le temps n'existait pas, n'existe toujours pas. Mais dans la création, qui est en dehors de lui, c'est-à-dire dans ce qui sort comme un accouchement, de l'unité sort la force plurielle. Et dans le pluriel, le temps existe tout simplement parce que le temps se mesure entre un point et un autre dans l'espace. Donc on est obligé d'avoir deux. Je vous l'ai déjà dit: c'est pour ça qu'on appelle la mesure du temps la seconde, c'est-à-dire qu'il faut qu'il y en ait deux. Moralité, dans cette pluralité, dans ce pluriel, le temps évolue. Et dans cette évolution du temps, il y a des secrets: la lumière de l'Infini circule, descend, et elle traverse des filtres qui sont sous la forme de lettres, d'étoiles, de signes astrologiques, que Hakadosh Baroukh Hou lui-même a créés.

Et lorsque cette lumière traverse les filtres, elle apparaît avec la couleur du filtre en question. Si je peignais cette vitre en bleu, la lumière qui serait dans cette chambre serait bleue. Ça ne veut pas dire que la lumière originelle a changé. Eh bien, c'est exactement la même chose: lorsque Dieu apparaît dans notre monde — entre guillemets, « descendre » et « monter », bien entendu, ce ne sont que des paroles humaines, il n'y a pas de descente véritable — son apparition passe à travers la propre création qu'il a lui-même créée. Et cette création, ce sont en réalité des filtres. On appelle ça un Simsoum. C'est pour ça que le prisme dans un appareil photo s'appelle un samsam: c'est celui qui te permet d'agrandir ou de diminuer la lumière, ou bien au niveau de la proximité des choses.

Ce qui veut dire que Hakadosh Baroukh Hou a créé un système où il n'apparaît pas avec sa pleine lumière. C'est compréhensible ? Tout simplement parce que sa pleine lumière aurait détruit le monde. Cette lumière est trop forte pour le monde, donc il apparaît par filtre. Tous les filtres, ce sont des noms. Les noms, ce sont des filtres. Lorsque vous voyez le nom — pas seulement un des noms d'Hachem, n'importe quelle lettre, n'importe quel nom dans la Torah — c'est une phrase composée de noms, et ce sont des filtres. Cette même lumière infinie apparaît maintenant dans ce monde par cette phrase, et il faut que je la décode pour savoir ce qu'il en est. Et si je sais décoder cette phrase, je peux savoir par quels attributs l'Infini est en train de se dévoiler à moi.

Pour donner un exemple — bien entendu, il est loin de l'exemple que je viens de donner — à chaque fois que je viens ici, j'ai une autre chemise. Moi, je suis toujours le même, mais la manière dont j'apparais est différente. Oubliez la chemise: même la façon de parler, les mots que j'utilise, le verbe que je suis en train d'employer, ma pensée passe par ce verbe et apparaît différemment à chaque fois. Chez Hakadosh Baroukh Hou, c'est exactement la même chose. L'Infini, lorsqu'il arrive dans ce monde, s'habille

dans les éléments de ce monde, c'est-à-dire les éléments qu'il a lui-même fixés dans ce monde pour pouvoir ne pas brûler ce monde lorsqu'il apparaît. Et il y a donc comme une brisure du premier rayon en plusieurs degrés. Dès que la vérité absolue arrive dans notre monde, elle passe par ce prisme, le rayon se casse, s'éclate en morceaux, et apparaît chez chacun de nous avec différents prismes, différents degrés. Chacun de nous porte donc en lui l'une des valeurs de cette vérité absolue, originelle.

Moralité, je ne peux pas étudier la Torah seul, parce que je n'ai qu'une vision des choses, et ce n'est pas la vision de la vérité absolue, parce que moi je suis fractal, je ne suis qu'un élément. Donc ma Torah ne peut réellement être vraie que si je m'associe avec toi et avec toi. Les sages appellent ça havrouta, ou bien mitouta, ou bien la mort. C'est-à-dire que si tu étudies seul la Torah, tu es bloqué dans ton propre système de réflexion: c'est une Torah subjective, elle ne peut pas être vraie. J'ai donc besoin d'entendre ce que toi tu as à dire, moi je dis ce que j'ai à dire, lui il dit ce qu'il a à dire, et entre tous, si le but est de dévoiler la volonté divine dans ce monde, on se complète.

Chalom ne veut pas dire la paix, mais la complétude: Hachlama. Donc chacun complète l'autre, de la même manière que les membres de mon corps se complètent les uns les autres. En aucun cas, jamais mon pouce ne m'a dit: « Pouce, je veux devenir une oreille. » Non. Alors que si je ne comprends pas que je ne parle que d'une unité globale, il est possible que le pouce veuille devenir une oreille. Comme Korah, qui veut prendre la place de Moïse. Et donc, si vous êtes jaloux de

quelqu'un, c'est que vous n'avez pas compris qu'on fait partie d'un corps entier. Tout à l'heure, quand j'ai décidé de venir au cours, je n'ai pas demandé à mon petit doigt, mais il est associé: il a dit « je viens avec vous », et il est rentré en même temps que tout mon être dans cette salle. Moralité, quand le Grand Prêtre entre dans le Saint des saints, c'est tout le peuple d'Israël qui rentre. Je n'ai pas besoin de prendre sa place. Vous comprenez comment ça marche ?

Le problème aujourd'hui, c'est qu'on est dans une société qui s'est éclatée, et chacun pense qu'il détient la vérité. On ne peut pas détenir la vérité, la vérité absolue. On peut détenir des éléments, des parcelles, des rayons, et donc nous nous complétons les uns les autres. C'est pour ça que je dois accepter, à condition que le but, encore une fois, soit de révéler les valeurs de l'Infini dans ce monde. C'est ce qu'on appelle dans la Michna: « Machloket shehi leshem Chamaïm ». Qu'est-ce que c'est, leshem Chamaïm ? Pas le Chamaïm, mais leshem Chamaïm: il y a le ciel, et il y a le nom du ciel. Le nom, c'est le dévoilement que je vous ai dit tout à l'heure, c'est-à-dire qu'à chaque fois que le nom apparaît, c'est pour se dévoiler. Moi, je ne m'appelle pas. Vous m'appelez. Moi, jamais je ne me regarde dans le miroir …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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