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Or Hahaim : la Torah, lumière de la vie selon Ishaï Ribot

Comment la Torah, aux soixante-dix facettes, redonne vie et identité à celui qui l'étudie avec droiture.

8 min

Rav Yoël Benharrouche

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Aujourd'hui, avec votre permission, vous venez d'entendre, sur fond musical, une mélodie extraordinaire qui dépasse en fait le degré de la musique et qui, dans ses paroles, nous plonge dans une vision essentielle de la Torah.

Je veux parler d'une chanson et d'un texte non moins importants, d'un jeune ami, le chanteur aujourd'hui bien connu en Israël, Ishaï Ribo. Un jeune que j'ai connu dans son enfance, puisqu'il habitait le même village que moi, en Erets Israël. Et aujourd'hui, Baroukh Hachem a déployé ses ailes et devient l'un des piliers de la chanson israélienne.

Alors, j'ai pris une chanson, celle que vous entendez, celle dont vous êtes en train de vous imprégner de la mélodie extraordinaire, de douceur et de profondeur. Il s'agit de Or Hachayim, la lumière de la vie. Or Hachayim. Ishaï nous dit dans cette chanson magnifique: moi, j'ai étudié la Torah. Mais à un premier niveau, qui était un niveau découpé, je n'ai pas vu l'ensemble que cette Torah générait. Je vivais la Torah comme un ensemble de points, comme un ensemble de détails, comme des livres que j'ai sortis de mon armoire, mais sans comprendre le cheminement, le fil conducteur. Eh bien, je l'ai découpée, je l'ai déchirée. Mais j'ai vu malgré tout.

J'ai vu des hommes anges. J'ai vu des hommes qui devenaient des anges en forme humaine, ou des hommes en forme d'anges dans ce monde, parce qu'ils avaient compris quelque chose que moi je n'avais pas encore appréhendé. Eux, ils se sont donné la mort pour étudier. Et en se donnant la mort, entre guillemets,

ils ont récupéré la vie. C'est-à-dire qu'il y a ici un mouvement de résurrection, car la Torah, effectivement, a cette force de résurrection des morts. Lorsque nous approchons avec une image négative de la vie, la Torah nous redonne la vie. Comme quelqu'un qui a goûté, continue Ishaï.

Je l'ai goûtée, mais d'une manière fractale. Je l'ai goûtée d'une manière détaillée, de temps en temps. Même au niveau du temps, ce n'était pas régulier. Mais malgré tout, j'ai pu voir des hommes qui étaient réellement heureux. Pourquoi ? Parce qu'ils certifiaient le divin par cette Torah. Le mot Ocher, en hébreu, vient du mot certification, l'Eacher.

Je ne deviens heureux que si je certifie le divin dans ma vie. Et il y avait en réalité quelque chose de réel, car je voyais la lumière divine sur leur visage. Cette lumière de Torah qui éclairait leur visage, qui éclairait leur être de ce bonheur absolu. Et là arrive le refrain. Comment sont-ils tombés en réalité ?

Dans son charme, face à elle, ils sont comme des aveugles qui marchent vers cette grande lumière, car effectivement, en tant qu'humains, nous sommes tellement faibles et tellement manquants par rapport à cette grandeur infinie qu'elle génère. Et bien, c'est un appel de l'intérieur. Et en réalité, la vérité absolue, c'est l'ensemble de toutes ces de toutes ses directions, de toutes ses facettes. Il y en a au total 70. Ça veut dire que la Torah unique, qui vient d'un monde unique, d'un Dieu unique, lorsqu'elle se dévoile, se dévoile en 70 facettes. Et l'ensemble de ces 70 facettes, c'est sa beauté, c'est sa vérité. Elle est beaucoup plus chère que toutes les pierres précieuses

et que toutes les richesses de ce monde. Mais pour l'acquérir, il faut être droit, il faut être propre, il faut être travailleur, il faut se donner, il faut étudier cette Torah. Et quiconque arrive à pénétrer dans son chemin devient en réalité un homme heureux, un homme plein de bonheur, plein de droiture.

Et quelque chose est arrivé, beaucoup plus que tout ce que je viens de dire jusqu'à maintenant. En étudiant la Torah, je me suis retrouvé moi-même. J'ai rencontré l'être que j'avais perdu, en l'occurrence, moi. Parce qu'il y a eu des moments dans la vie où je ne savais pas qui j'étais, où je ne savais plus qui j'étais, où j'ai oublié. Et là, la Torah m'a fait revenir à moi.

C'est extraordinaire, ce retour à soi-même, à mon identité profonde, à mon moi profond. Et c'est toujours elle qui est là, présente, car elle est de l'ordre de l'infini. C'est elle qui m'éclaire, c'est elle qui me donne la lumière, c'est elle qui me donne le chemin à suivre, c'est elle qui me donne la vie, tout simplement.

Alors on a l'habitude de dire que la Torah, c'est tout le bien et tous les bienfaits de ce monde. Si seulement nous avions l'idée, une quelconque idée, une notion de ce qu'elle représente, cette Torah. Et bien, on serait sans cesse en train de la poursuivre, de courir, de courir et encore de courir. En hébreu, courir a la même racine que vouloir.

Je veux, je cours. En réalité, je ne cours qu'après ce que je veux vraiment. Et ça, c'est la Torah. Si on comprenait le sens qu'elle génère, la vie qu'elle a en elle, on n'arrêterait pas de crier, car on n'arrêterait pas de vouloir. Qui est donc tous amoureux, par son charme

au point de devenir presque fou d'amour pour elle, vis-à-vis d'elle, comme un amour extraordinaire qui rend fou, qui ne donne plus de repos. Et la lumière de la vie, avec tous ses chemins, toutes ses ramifications, elle est, comme on l'a dit tout à l'heure, beaucoup plus chère

que les pierres précieuses, que l'argent et que la richesse. Il faut l'acquérir. Il est grand temps de s'y mettre, avec droiture, avec… C'est tel le chemin de notre vie, et c'est tel notre grand bonheur.

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