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Lag Baomer : la mort vaincue et la lumière du bien

Pourquoi le 33e jour de l'Omer est lié à l'abolition de la mort, et comment le mot tov de la Torah éclaire ce jour.

43 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Lag Baomer : la mort vaincue et la lumière du bien, 43 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom uvracha à tous, et merci à mon ami le Rav David Partouche pour son cours extraordinaire concernant la révolte de Bar Kokhba et l'histoire de Rabbi Shimon Bar Yochai au travers de ses élèves, les élèves de Rabbi Akiva. Je voudrais, avec votre permission, toucher le fondement même de la journée de Lag BaOmer, le sens profond qui gère cette journée. Cette journée n'a pas été comprise dès le départ, et elle est devenue de plus en plus claire au fur et à mesure de l'histoire d'Israël. Autrement dit,

nous voyons, selon ce qui s'est passé dans les événements de ce jour, quelque chose qui est de l'ordre du spécial, j'allais dire d'une capacité, d'une force intrinsèque. À cette force-là, on peut la relier à la correction même du monde. Ça va très loin. Je veux parler en fait de l'abolition de la notion de mort. C'est un sujet énorme, bien entendu, comme vous pouvez l'imaginer, et vous savez que nous n'attendons pas seulement l'avènement messianique.

Mais tout ce qui est en train de se passer concernant le messianisme d'Israël doit aboutir à cette force d'annulation de la notion de mort sur la terre. Tout simplement parce que si la mort est gagnante, il y a un problème très grave dans notre monde. Aujourd'hui, on a l'impression que la mort fait partie de notre vie, fait partie de la nature. Et on oublie qu'en réalité, la mort s'est installée dans le monde suite à la faute du premier homme. S'il n'y avait pas eu la faute

du premier homme, il n'y aurait pas eu de mort dans le monde. Or, la mort est arrivée puisqu'il y a eu faute. Et les pères et les mères d'Israël, et après eux tous les sages du peuple d'Israël, notamment les grands sages d'Israël, et notamment Rabbi Shimon Bar Yochai, qui est lui le maître même de la Kabbale, ont pour but d'arriver à l'état premier, celui qui a précédé la faute du premier homme.

Sans l'abolition de la mort – je l'ai dit tout à l'heure –, la mort étant le vainqueur de tout ce qui se passe en ce monde, il y a ici quelque chose de très grave. Car si la mort est gagnante, elle gagne sur la vie. Or, le maître de la vie, Kadosh Baroukh Hou, se voit rapetissé par rapport à la notion de mort, ce qui est inconcevable. On ne peut pas considérer que la mort soit plus forte que Kadosh Baroukh Hou, qui est lui le Dieu

de la vie. Donc, nous sommes ici face à un problème. Et les maîtres de la Kabbale vont dire que rien ne nous intéresse autant que la résurrection des morts. Tant qu'il n'y a pas résurrection des morts, en réalité, le monde n'a pas encore abouti à son plein tikkoun, à sa réparation totale. D'ailleurs, la notion de tikkoun fait intervenir quelque chose que la plupart des gens ne connaissent pas, mais c'est tout simplement de ramener une âme dans un corps. C'est ça le tikkoun: ramener un élément supérieur

dans son contenant.

Et donc, tant que la néchama ne revient pas dans le corps, qu'il n'y a pas de résurrection des morts, il n'y a pas d'aboutissement de l'histoire humaine, il n'y a pas de tikkoun, et il n'y a pas véritablement de preuve concrète de la souveraineté de Dieu sur terre. Donc il s'agit ici d'un problème de Hilloul Hachem, de profanation du Nom d'Hachem. Je veux parler bien plus de la mort: tant que la mort existe, le Nom d'Hachem est profané. Car la mort nous paraît comme étant le grand gagnant de toute cette histoire, puisque tout le monde meurt. Et donc Kadosh Baroukh Hou, même lui, n'y peut rien. Il est faible, Hass veKhalila, face à cette mort. Ce sont des choses qui sont inconcevables. C'est pourquoi nous devons comprendre que le sujet mort et vie est le sujet primordial du judaïsme.

La mort est arrivée après une dégradation; la vie reviendra une fois que cette dégradation aura été corrigée. C'est très simple, mais au milieu, nous avons toute l'histoire humaine, qui dure depuis près de six mille ans. Nous parlons bien entendu, non pas de la préhistoire, mais de l'histoire, c'est-à-dire du moment où la morale divine commence à faire son apparition sur terre.

Au niveau historique, le Rav Partouche vous a dit que la première fois véritablement où nous avons un certain contact avec cette journée de Lag BaOmer, c'est en l'an 135. En l'an 135 de l'ère chrétienne, nous avons la révolte de Bar Kokhba. Vous avez bien compris que les élèves de Rabbi Akiva n'étaient pas seulement des bahourim de yeshiva qui étudiaient la Torah; c'étaient aussi des soldats de l'armée d'Israël de l'époque. Autrement dit, l'armée d'Israël était formée des élèves de Rabbi Akiva, qui ont participé à la révolte de Bar Kokhba et qui, malheureusement, sont morts pendant cette guerre.

D'ailleurs, la Guemara nous dit « metou be'askara ». Certains traduisent « forme de maladie », mais en réalité, en araméen comme en arabe, askar veut dire l'armée. Donc metou be'askara: ils sont morts à l'armée. Et voici que les sages nous disent quelque chose d'extraordinaire: quand est-ce que les élèves ont arrêté de mourir ? Le jour de Lag BaOmer. Je vous ai dit tout à l'heure que la capacité de cette journée s'est révélée au fur et à mesure de l'histoire. Voilà un point très important.

Rabbi Shimon Bar Yochai ne laisse pas passer ce fait à côté de son esprit. Il se dit la chose suivante: si la mort s'est arrêtée à Lag BaOmer, c'est qu'il y a dans cette journée une capacité intérieure d'annuler la mort. Aussi simple que ça. Et maintenant, Rabbi Shimon Bar Yochai va travailler dans sa vie pour essayer de comprendre quel est le secret de cette journée. D'ailleurs, quelque 24 années plus tard, Rabbi Shimon Bar Yochai va lui-même décider de passer à un autre monde, en s'en allant à cette même date, c'est-à-dire Lag BaOmer. Donc Lag BaOmer de l'an 135, c'était la révolte de Bar Kokhba, et Lag BaOmer de l'an 160 à peu près, c'est le jour où Rabbi Shimon Bar Yochai a quitté ce monde, en nous laissant un message.

J'ai commencé à trouver le point qui va faire la bascule entre l'élément qui a amené jusqu'à maintenant à la mort, et l'élément qui, à partir d'aujourd'hui – et encore plus précisément cette journée de Lag BaOmer –, va donner une certaine forme de retour vers la vie. De toucher la vie jusqu'à même annuler la mort de ce monde, pour corriger la mort du premier homme et pour arriver au tikkoun du monde, le tikkoun olam. Il faut donc, en réalité, de plus en plus, comprendre quelle est la teneur de cette journée. Comment est-il possible qu'une journée dans l'année puisse éradiquer la mort ? Et quelle est la spécificité de cette journée ? Et donc Rabbi Shimon Bar Yochai nous transmet ce message.

Non seulement il a quitté ce monde en l'an 160, mais, selon la Guemara de Rosh Hachana, Youd Alef, c'est-à-dire 11, les …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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