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Hanna, mère de la prière et de la royauté d'Israël

Comment Hanna prie pour un enfant et pourquoi sa demande dépasse sa propre personne.

5 min

Rav Eytan Fiszon

Ensuite : Shmuel, le prophète qui réunit tous les pouvoirs, 4 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour à tous, ça fait plaisir de se retrouver, ça faisait longtemps. Maintenant, on revient dans notre étude sur les personnages de notre identité, les personnages du Tanakh. Et aujourd'hui, on reprend avec une grande femme du judaïsme, j'ai nommé Hanna, Anevia. Hanna est prophétesse. C'est déjà en soi quelque chose d'extraordinaire, mais elle a quelque chose de particulier. Vous savez que c'est de Hanna qu'on va apprendre toutes les lois de la Tefila.

Vous savez, le fait qu'on prie à voix basse dans la Amida, que les lèvres bougent simplement, tout ça, on l'apprend de Hanna. Mais qu'est-ce qu'elle a de si particulier ? Pourquoi c'est d'elle qu'on va apprendre tout ça ?

Hanna, c'est une histoire qui commence de manière assez tragique. Elle est mariée avec Elkana, ils sont très heureux ensemble, en tant que couple, mais il manque quelque chose. Hanna n'a pas d'enfant. Elkana est marié également avec Peninna. Avec Peninna, ils ont dix enfants. Peninna représente la force de la fertilité, la force de la nature.

Mais Hanna, il lui manque quelque chose dans son accomplissement, dans son lien avec Dieu, dans son lien avec Am Israël. Elle décide de partir à Shiloh, au Mishkan. Et là-bas, elle parle à Dieu. Elle parle à Dieu et elle dit: « Si tu vois, alors tu verras. » Qu'est-ce que ça veut dire ? Nos sages nous disent: pourquoi a-t-elle dit « si tu vois, tu verras » ? Elle dit: si tu vois ma souffrance et que tu me réponds, c'est bien.

« Si tu ne me réponds pas, tu verras ! » Ça veut dire quoi ? Le Talmud nous dit que Hanna a fait un tnaï. Elle a dit à Dieu: « Écoute-moi bien, soit tu m'exauces ma prière, et à ce moment-là, très bien. Mais si tu ne m'exauces pas ma prière, je vais t'obliger à m'exaucer ma prière. » Comment ça ? « Eh bien, je vais aller m'isoler avec un autre homme, et mon mari va me dire: "Ce n'est pas bien, ne le fais pas", je vais le refaire, et à ce moment-là, il va m'emmener au Mishkan, et il va vouloir faire de moi... »

Enfin, il va me faire boire l'eau de la Sota, parce qu'il ne sera pas sûr, peut-être que je l'ai trompé. Et en fait, je n'aurais rien fait avec l'autre homme. Et donc, il va s'avérer que je ne l'ai pas trompé. Et tu as promis dans ta Torah, Dieu, que si jamais on soupçonne une femme qui n'a rien fait, tu lui donnes un enfant. Donc, soit tu m'exauces, soit tu m'exauces. Comment ça peut marcher, cette histoire ? Pourquoi ça marche ?

Quand elle arrive au Mishkan, elle prie, elle a toute sa vie dans cette prière. Et le Cohen, Eli, n'a pas l'habitude de voir ça. Alors il regarde le Hochen, le pectoral du Cohen Gadol, vous savez, avec les Ourim veToumim. Eh bien, les lettres s'allument, mais il n'arrive pas bien à lire. Il voit des lettres s'allumer. Il voit Shin, Kaf, Reich, He, et il lit Shikora. Il pense qu'elle est ivre. Alors qu'en vérité, il aurait dû dire Kshera. Elle est kacher. Il nous dit le Maharal de Prague: non, non, non, il aurait dû lire Kessara. Elle est comme Sarah.

Qui est la mère du peuple d'Israël ? Hanna, quelque part. Elle est le renouveau de la matrice d'Israël. Elle dit adieu. Et c'est là la névouah de Hanna qui est extraordinaire. Normalement, on ne dit pas comme ça. Normalement, on dit... Là, il y a marqué... comme on prie pour un malade. J'ai pas d'enfant. Mais il faut que tu comprennes quel est le bug.

Si je n'ai pas d'enfant, ce n'est pas que moi qui ai un problème. Si moi je n'ai pas d'enfant, alors ça veut dire qu'il n'y a pas de Chmouel dans ce monde. S'il n'y a pas de Chmouel dans ce monde, alors ça veut dire qu'il n'y aura pas non plus Chaoul à mener. Il n'y a pas Chaoul, il n'y a pas David à mener. Il n'y a pas David à mener, il n'y a pas de Chlomo à mener. Il n'y a pas de Chlomo à mener, il n'y a pas de Beth Amikdash. Comme dirait l'autre: pas de palais, pas de palais. Mais s'il n'y a pas de Beth Amikdash, ta présence n'est pas véritablement en place dans ce monde.

En d'autres termes, nous dit Hanna: Ribono Shel Olam, ce n'est pas pour moi. Et c'est là le secret de la Tefila. Quand tu demandes quelque chose au Kadosh Baroukh Hou, tu prends l'exemple de Hanna, et tu dis: « Mais Ribono Shel Olam, ce n'est pas pour moi. » Bien sûr que c'est pour moi, mais ce n'est pas que pour moi. C'est toi, Ribono Shel Olam, quelque part entre guillemets, qui as un problème. Parce que tu nous as mis dans un monde pour que nous te dévoilions, mais s'il nous manque les éléments pour te dévoiler, alors on n'y arrivera pas. Hanna est la mère de la Tefila. À bientôt, les amis.

Cours de Machon Meir

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