Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

La prière de Mincha selon Rav Kook, page 3

Pourquoi Mincha est la prière décisive, l'histoire d'Eliyahou au Carmel et le sens de la Ketoret.

53 min

Rav Yossef Benshoushan

Ensuite : Prier avec joie : la tefila, expression de l'âme, 57 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors, on est à la page 3, Pisqa Zayin. Vous avez le texte devant les yeux ? Tous ? Quel bon élève ! Quel fayot ! Vas-y. Page 3, Pisqa Zayin. Paragraphe Zayin, on y va. Amar Bichalbo, Amar Houna, ein Eliyahou lo ne'ena ela beitfilat ha-mincha. Chene'emar, vayehi be'alot ha-mincha.

Il faut toujours faire attention spécialement à la prière de Mincha. Très importante, la prière de Mincha. Toujours faire attention à la prière de Mincha, c'est-à-dire que la prière de Mincha est très importante, car Eliyahou Hanavi n'a été exaucé que dans la prière de Mincha. Comme il y est dit, quand il a élevé son offrande, il s'est approché d'Eliyahou et il a dit « Anéni Hachem, anéni », « Oh mon Dieu, aide-moi, aide-moi ». De quoi s'agit-il ? Vous connaissez l'histoire ? Non.

Vous savez qu'Eliyahou, à un avis, n'a pas renoncé au peuple d'Israël. Quand il a vu le peuple d'Israël en décadence dans le royaume d'Israël, au lieu de continuer à habiter paisiblement là où habitaient tous les hachamim et tous les prophètes, c'est-à-dire aux environs de Yerouchalaïm, il a décidé d'aller habiter en plein centre du royaume d'Israël, qui était un royaume d'idolâtrie.

Il ne les abandonnait pas, il voulait les ramener vers Dieu. Il était donc en train de les réprimander. Pour ce faire, voyant qu'il n'arrivait pas à le faire, il a décrété qu'il n'y aurait plus de pluie. Il n'y a plus eu de pluie pendant plusieurs années. Et tous savaient bien à qui était attribué cet arrêt de la pluie: Eliyahou. Il était donc recherché à mort par le royaume. C'est intéressant, ça, vous voyez, parce que les rois étaient idolâtres.

Donc, a priori, s'ils sont idolâtres, ils ne croient pas en Dieu. Mais ils comprennent que c'est Eliyahou qui a intercédé auprès de Dieu et qui a empêché la pluie. Ce sont des idolâtres assez surprenants, qui croient en Dieu, en fait. Tout ça pour dire que leur idolâtrie n'était qu'une vitrine. Comme dit la Guemara: Yadou Yisraël ein bah avodah zara mamash. Les Juifs savaient très bien que l'idolâtrie, ce n'est pas sérieux. Alors pourquoi ont-ils pratiqué l'idolâtrie ? Pour se permettre toutes les interdictions sexuelles.

Tu ne peux pas vivre en contradiction interne, dire « je crois en Dieu » et en même temps me laisser aller à toutes mes pulsions sales et sexuelles. Donc: ne me prends pas la tête, je ne crois pas en Dieu. Et comme ça, je peux me comporter comme je le veux, sans que tu me fasses de réprimande. Voilà leur situation. Et Eliyahou, à mon avis, a voulu les ramener sur le droit chemin. Il réprimandait donc très fortement le roi, etc., etc. Un beau jour, il dit: le temps est venu de trancher une bonne fois pour toutes.

Où en êtes-vous ? Vous êtes pour Dieu ou vous êtes pour les idoles ? Donc on va faire un concours. Qui est le meilleur ? Le prophète de Dieu, ou les prophètes des idoles, qu'il y en avait plein à l'époque ? Réunion générale de tout le peuple d'Israël sur le mont Carmel. Eliyahou, très poli, propose aux prophètes…

Les pseudo-prophètes, les idoles, à vous les premiers. Ils sacrifient des sacrifices, etc., etc. Rien ne se passe, la pluie n'arrive pas. Alors Eliyahou les nargue: « Appelez plus fort, peut-être qu'il dort, votre dieu. » Il fait même une insinuation: « Ils sont peut-être aux toilettes, attendez un petit peu. » Tout ça pour faire la risée de l'idolâtrie. Et ces prophètes n'arrêtent pas de sauter en l'air, de se griffer, de faire gicler du sang, etc., pour implorer.

La réponse des idoles, évidemment, c'est rien. Et comme ça, pendant des heures et des heures. À la fin de la journée, c'est maintenant à son tour d'intervenir. « Quoi, vous n'avez jamais lu la Bible ? Ça va compter dans la Bible, hein ! Ce n'est pas moi qui ai mon destin… » Euh, alors, il apporte un korban, il y a un korban sur l'autel. Il construit un autel avec les douze pierres qui symbolisent les douze tribus d'Israël. Et pour mettre encore plus en évidence le miracle, parce qu'il savait qu'un feu devait tomber du ciel et dévorer…

…ce korban, il demande: « Apportez-moi de l'eau pour irriguer. » Il n'y avait presque plus d'eau dans tout Erets Israël. Le peu d'eau qu'ils avaient, ils le risquaient donc dans une aventure religieuse et mystique d'Eliyahou. Il fait toutes sortes de… de creuser autour, il verse plein d'eau pour bien inonder l'autel. Et il s'exclame: « Anéni Hachem, anéni ! » Dieu, viens en aide, viens en aide. Et aussitôt, un feu ardent tombe du ciel et dévore le korban.

Alors tout le peuple d'Israël s'exclame: Hachem Hou haElohim, Hachem Hou haElohim, Dieu est l'Éternel, notre Dieu, etc. Et c'est comme ça qu'il a ramené tout le peuple d'Israël dans le bon chemin. Et quand cela a eu lieu, c'était à l'heure de Mincha. Ce n'était ni le matin, ni la nuit, c'était à l'heure de Mincha. Donc on nous enseigne, Rabbi Halbo: sache que la prière de Mincha est très importante. Fais donc attention à ne pas la rater.

Car elle est, à mon avis, n'a été exaucée qu'à Mincha. Pour Chabbat et Roch Hachana, en revanche, il y a un ajout: af bitfilat arvit. Il faut aussi faire attention à la tefila de Arvit, celle de la nuit. Comme il est dit: Tikon tefilati ketoret lefanekha, massat kapai minhat erev: que ma prière soit considérée comme de l'encens devant toi, et l'élévation de mes mains comme une offrande du soir. Erev, c'est arbayim, c'est la nuit. D'où l'importance de la tefila de Arvit.

Rav Nahman ajoute aussi la tefila de Chahrit. Comme il est dit: Hachem, boker tichma koli: Dieu, le matin, tu entendras ma voix. Tsss, qu'est-ce qu'ils veulent tous, ces rabbins ? Hein ?

Chacun vante l'importance de son produit à vendre. Évidemment, il n'y a pas de controverse. Chacun ajoute l'importance d'un des aspects de la tefila, et c'est cela que le Rav Kook veut expliquer. Regardez.

Si on observe le corps humain, on se rend compte qu'il y a des membres doubles. Par exemple, il y a deux pieds, deux oreilles, deux yeux, deux narines, deux reins, deux poumons, deux hémisphères cérébraux. Pas mal de membres sont doubles. Mais parmi ces membres doubles, certains le sont seulement comme roues de secours. C'est-à-dire qu'à vrai dire…

…tu peux très bien vivre avec un seul bras. Mais au cas où l'un lâche, il y a l'autre qui vient en secours. À la rigueur, tu pourrais vivre avec une seule main aussi. Oui, mais ce n'est pas tellement pratique. Donc ce n'est pas tous les membres qui sont comme ça. On ne peut pas dire la même chose du cerveau. Tu as l'hémisphère droit et l'hémisphère gauche. Si le droit est travaillé, le gauche prend sa place. Ils ont des fonctions différentes. Il arrive parfois, lors d'une hémorragie cérébrale,

Dans la même série

27 cours du Rav Yossef Benshoushan, classés par sujet.

  1. 14
    Torah et art : la prière selon le Rav Kook
    Pourquoi Rabbi Chimon bar Yo'haï était dispensé de prière : sa Torah était son art, traduction concrète de la pensée.
    53 min
  2. 15
    La tefila entre sentiment et intellect selon Rav Kook
    Pourquoi l'intellect doit précéder la prière sans jamais se mêler à elle, et comment la Torah affine le cœur.
    47 min
  3. 16
    Les trois prières des patriarches selon le Rav Kook
    Amida, Siha et Pegia : les trois termes de la Torah qui désignent la prière, et les trois effets qu'elle produit.
    56 min
  4. 17
    L'âme, la tefila et le besoin de Dieu selon Rav Kook
    Pourquoi la tefila comble le besoin de l'âme, comme un repas comble la faim, et pourquoi la prière seule ne suffit pas.
    57 min
  5. 18
    La prière de Mincha selon Rav Kook, page 3
    Pourquoi Mincha est la prière décisive, l'histoire d'Eliyahou au Carmel et le sens de la Ketoret.
    En cours de lecture
  6. 19
    Prier avec joie : la tefila, expression de l'âme
    Le rav Kook montre que la prière doit naître de la joie de la mitsva et de l'élévation vers la grandeur de Dieu.
    57 min
  7. 20
    La préparation à la téfila selon Rav Kook
    Pourquoi écarter la tristesse, la légèreté et les discussions vaines avant de prier, et comment la joie naît d'un manque comblé.
    56 min
  8. 21
    Pourquoi la téfila l'emporte sur les bonnes actions
    Moshé, le décret de Erets Israël et la prière, selon Rav Kook : l'âme du tsadik et ses effets.
    59 min
  9. 22
    Les chemins de la téfila selon Rav Kook
    Pourquoi la halakha oriente la prière vers Erets Israël, et ce que le cœur gagne à passer par le peuple d'Israël.
    50 min
  10. 23
    Les deux dimensions de la téfila selon Rav Kook
    Deux récits de Rabbi Eliezer : la prière longue qui transforme, la prière brève qui exprime ce qui est déjà acquis.
    50 min

Ce cours fait aussi partie de la série « La téfila selon le Rav Kook ».

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav