Prier avec joie : la tefila, expression de l'âme
Le rav Kook montre que la prière doit naître de la joie de la mitsva et de l'élévation vers la grandeur de Dieu.
Rav Yossef Benshoushan
Ensuite : La préparation à la téfila selon Rav Kook, 56 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Donc on a appris la semaine dernière qu'on ne devait pas prier suite à une tristesse, ni à une paresse, ni à la rigolade, ni à la discussion, ni à la légèreté d'esprit, ni aux paroles futiles. Ce ne sont pas des introductions adéquates à la tefila. Donc on est à, il faut applaudir pour la caméra.
Donc on est, tefila, de,. Donc, fascicule, page huit, page huit, c'est-à-dire la page, tu tournes tout, tu le renverses,. Et là, mettons simha et mitsva. C'est la situation psychique, mentale, dans laquelle on doit se trouver avant de commencer à prier. Alors lisons une première fois. Mitsva.
Elle sort aussi de l'action, à l'extérieur de l'esprit qui la fait. Cependant, la joie, c'est le ressenti de la paix intérieure de l'esprit, de la paix directe, qui ressent le bonheur, le bonheur et le bonheur. Et la prière, c'est la prière choisie par le temps, et la paix intérieure de l'esprit, elle se décide. Il faut qu'elle se découvre dans le cadre des vies intérieures, les paix intérieures, avec la joie de la.
Donc il y a marqué qu'il faut prier dans un état d'âme, un état d'esprit de joie, du fait qu'on va accomplir les mitsvot, simha et mitsvot. Donc la mitsva, c'est en fait une mise à l'œuvre du potentiel que donne notre âme. Et la joie, elle, est une sensation de perfection intérieure de l'âme, l'âme droite, qui ressent
la droiture de son comportement. Ça veut dire que l'âme, quand elle s'exprime dans notre personnalité de manière forte, eh bien, elle en arrive à être joyeuse. Donc chaque fois que tu fais une mitsva, ce n'est que l'expression la plus fidèle de la nature de ton âme. Donc, sans aucun doute, chaque fois que tu fais une mitsva, tu es en simha. C'est clair ?
La tefila. Mais dans la tefila, est le fruit le meilleur du temps. Ça marche pas celui-là ? Ça marche ? Ça marche, tant mieux. Non, mais c'est un from. C'est un from ou un from ? Je ne sais pas. Je crois que c'est du from. Vous ressentez ? J'espère que ce n'est pas un from. On verra bien. Qu'est-ce que ça veut dire, que ça s'est repris du Kouzari ? Que la Torah, que la tefila
et le fruit du temps. Vers le fruit sont focalisées toutes les forces de l'arbre. Toute la sève qui se trouve dans l'arbre, dans le tronc, dans les branches, dans les rameaux et dans les feuilles, arrive finalement tout entière dans le fruit, s'exprime dans le fruit. Donc c'est l'expression optimale de l'arbre: c'est le fruit. Et de même,
l'expression optimale de l'âme, c'est dans la prière. Car qu'est-ce que tu fais dans la prière ? Tu dis à voix haute ce à quoi ton âme aspire constamment. Tefila, Amatmedet, Salanechama, c'était la première piska, si vous vous rappelez. L'âme, ce qui l'intéresse, ce n'est pas d'avoir de belles baskets, ni de faire du vélo, ni d'aller à la mer. Elle n'a rien contre, mais ce n'est pas ça qui l'excite, disons.
Parle-lui d'idéaux éternels, alors là, elle est en ébullition. Parle-lui de la reconstruction de Jérusalem, elle est en extase. Parle-lui du retour des exilés qui sont encore malheureusement plantés comme des pieux en France, dans le 11e, le 12e, le 13e, le 14e, le 15e, le 16e, le 17e. Ouf ! Hein ? Y a pas de 17e ? Un, deux mois, ça ne fait pas de mal. Moins il y a de juifs à Paris, mais c'est bon.
Et là, elle est en extase de savoir que les brebis égarées reviennent à la maison. Eh bien, ce sont tous les thèmes qui sont développés dans le Chmoné Essré. Alors, quand tu te tiens devant Dieu, que tu tiens ton sidour devant les yeux, et que tu récites ces textes, en fait, tu ne fais que dire à voix haute ce à quoi ton âme aspire de manière constante. Donc, pour elle, c'est le meilleur moment de la journée. C'est le fruit du temps.
Bah, se trouvant dans un corps, elle est obligée de composer avec cela et de s'occuper du corps. Donc on le prend par la main, on l'emmène aux toilettes, on l'emmène prendre sa douche, on l'emmène à table. C'est comme, là, l'oualé nous le faut. Une femme dont le mari est handicapé est obligée de le transporter sur une chaise roulante. Elle le fait par amour, mais on peut dire qu'elle est en extase quand elle fait ça. Elle a préféré courir avec lui dans le champ. C'est ça, il faut bien le faire, on le fait.
Et c'est pareil pour l'âme. Quand elle se soucie des besoins corporels, elle le fait par responsabilité, par amour envers le corps, mais elle n'est pas en extase. Et à un moment, voilà, le corps, là, il ne bouge plus, il est debout, il ne prend pas la tête, il ne mange rien, il ne dort rien. Il me laisse parler. Il me laisse exprimer. C'est la tefila. Donc la tefila, qui est le summum de l'expression de l'âme, tu devrais être en extase. Si tu n'es pas en extase,
ça prouve que tu ne pries pas. Ça prouve tout simplement que tu es en train de faire une récitation de texte qui est encore plus contraignante que d'éplucher des patates. Il faudrait un apprentissage de soi, de son moi. Je vous avais déjà expliqué pourquoi: parce que si on te laissait libre de t'exprimer, tu en arriverais à des abominations. Hein ? Oui, mais ce ne serait pas une extase. Ce ne serait pas l'extase du corps, du cœur,
ce ne serait pas l'extase de l'âme, mais l'extase des aspects les plus vils du corps. Parce que tu dirais: mon cher bon Dieu, je vends des patates, et mon concurrent aussi vend des patates. La vie est dure. Fais quelque chose pour qu'il crève, comme ça je gagne plus d'argent. Et tu dirais ça avec beaucoup d'extase, sans aucun doute. Ouais, mais ce n'est pas l'âme qui parle à ce moment-là, ce sont les aspects les plus vils du corps. Donc, pour ne pas que tu en arrives à un tel absurde, les Hachamim ont mis les mots dans ta bouche.
Les Hachamim, c'est-à-dire ceux qui ont fixé la Gueoula, parmi lesquels il y avait les Névi'im, ont su nous dire quelles sont les volontés divines constantes pendant ces temps historiques. C'est ce à quoi Dieu aspire. Et donc toi, pendant la tefila, tu es censé t'élever au plus profond de ton âme, qui n'est autre que la volonté divine. Donc on te met les mots. Alors c'est vrai que, dans tes tout débuts, tu n'es pas encore familiarisé avec ces mots. Tu les dis de manière machinale. Il faut bien commencer.
Comme toute chose, pour te familiariser avec une certaine dimension, il faut commencer par quelque chose. Après, tu commences à comprendre, à t'approfondir, à vivre, jusqu'à ce que ces mots-là te fassent palpiter le cœur. Donc, la meilleure situation d'état d'âme pour prier, c'est une sensation de …
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Ce cours fait aussi partie de la série « La téfila selon le Rav Kook ».
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