L’eurovision
Rav Yossef David
Ensuite : Le Omer, de Pessa'h à Chavouot : la sortie d'Egypte à compléter, 54 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Je voudrais vous parler de l'Eurovision. L'Eurovision, c'est un sujet dont beaucoup de gens ont parlé. Israël a gagné l'Eurovision, moi j'étais moi-même surpris. Je ne sais pas si moi j'aurais voté pour elle aussi, mais je suis sûr qu'il y a un message qui a été porté là-bas, et ce message, l'humanité y a adhéré. Moi je n'ai pas vu l'Eurovision, ça fait plusieurs dizaines d'années que je n'ai pas vu l'Eurovision.
Il y a quelque chose dans ce qui a été dit là-bas qui a porté et que l'humanité a adopté. J'aimerais qu'on en parle, et qu'on voie ce que nous, en tant que juifs religieux, nous avons à répondre à ce qui a été dit là-bas. Est-ce qu'il y a quelque chose de vrai, à quoi on peut adhérer ou qu'on peut comprendre ? Évidemment, on ne va pas adhérer au message ultra-féministe qui est énoncé dans l'Eurovision, dans les paroles de l'Eurovision.
Maintenant, qu'est-ce que nous avons à répondre ? Parce que vous savez que l'humanité est très féminine sur ça aujourd'hui. Il y a une révolte, et il faut savoir ce que la Torah a dit là-dessus. Est-ce qu'il y a quelque chose dans la Torah qui correspond à cela ? Est-ce qu'on peut expliquer ce phénomène ? Dans la Kabbale, on peut l'expliquer: la période dans laquelle on vit aujourd'hui est justement une période qui fait briller davantage l'élément féminin que l'élément masculin, et c'est ce qu'on voit dans l'humanité aujourd'hui.
Mais j'aimerais parler de ce qui a été dit dans l'Eurovision. Sachez une chose: il n'y a jamais, dans l'humanité, et encore moins dans le peuple juif, de gens qui vont être attirés par quelque chose s'il n'y a pas quelque chose de vrai dans ce par quoi ils sont attirés. C'est-à-dire que si vous voyez l'humanité suivre une idée, même si l'idée est fausse — comme par exemple les militantes ultra-féministes de notre époque, qui font beaucoup, beaucoup de dégâts: elles détruisent les familles, elles détruisent la femme, elles détruisent l'image de la femme, elles détruisent l'homme —
et il y a beaucoup de dégâts qui sont faits. Maintenant, il y a beaucoup de gens qui vont vers cela. Donc il y a forcément quelque chose de vrai dans, auquel nous pouvons trouver dans la Torah une justification. Et je voudrais en parler maintenant. Pourquoi est-il important de voir ? Pour les combattre, comme on combat tout ce qu'il faut.
Sachez une chose: ce que le Rav Kook a expliqué, c'est que, lorsqu'on combat une idée, il faut d'abord expliquer ce qu'il y a de vrai dans cette idée. Une fois qu'on a expliqué ce qu'il y a de vrai dans cette idée, les gens vont immédiatement s'identifier, et ensuite ils n'auront plus besoin de voir ce qu'il y a de faux dans cette idée, et ils pourront abandonner tout le reste de l'idée.
C'est ce qu'il appelle inclure: inclure l'idée dans le message de la Torah. Et on va inclure uniquement ce qu'il y a de vrai là-bas. Et là, je vais vous montrer ce qu'il y a de vrai dans cette idée. De quelle révolte parle-t-on ? On parle de la révolte de cette femme.
D'abord, sachez une chose: dans la halakha, la femme reste la femme de l'homme. L'homme, on l'appelle encore Baal, c'est-à-dire celui qui est le mari, celui qui va donner le ton à la tête de la famille. Maintenant, il y a aujourd'hui dans le monde, dans le monde occidental, une révolte qui dit: la femme refuse.
Elle refuse d'être la femme de, du mari. Elle veut vivre au nom de sa propre valeur, au niveau de son propre… Elle refuse d'être un toy, un jouet pour les besoins de l'homme. Alors, qu'est-ce qu'on répond à cela ? Évidemment, la halakha, c'est que la femme est la femme du mari, qu'elle est au centre de la famille, et que l'homme est celui qui fait entrer les valeurs de la famille. Maintenant, la femme vient, et sur cela on peut adhérer, on peut comprendre. Elle dit: non, moi je ne veux pas… Je suis prête —
Il doit être pour toi. Je suis prête à te donner des forces, je suis prête à donner des forces à mes enfants, je suis prête à être là pour ma famille, je suis prête à être pour l'autre comme la femme sait l'être, beaucoup plus que nous les hommes. Elle est beaucoup plus forte que nous pour cela. Aucun homme sur terre n'est capable d'être pour ses enfants comme une femme est capable de l'être pour les siens. C'est le dévouement, surtout celui de la femme juive, qui est une chose incompréhensible. Nous ne sommes pas capables d'être là-bas.
Mais la femme dit: moi je ne suis pas capable. Je suis prête à être pour toi, mon mari, si ce qui t'intéresse, c'est le foot et boire de la bière.
Si toi tu es avec Hachem, si toi tu te bats pour de grandes vérités, si toi tu te bats pour de grandes choses, alors moi je suis prête à te donner la force. Mais si ce pour quoi tu te bats, ce sont des choses très basses, encore plus basses que toi, alors moi je refuse d'être ton toy. Je ne suis pas là pour tes besoins.
Et ce message, on peut le comprendre. On ne va pas y adhérer, parce que malgré tout la famille doit rester, même si l'homme n'est pas exactement le Gadol HaDor, et même s'il n'est pas forcément à la hauteur de Hachem, et s'il n'est pas forcément… C'est ce qu'on va comprendre. C'est l'étincelle de vérité.
Ce qu'il y a dans le mouvement que l'on voit aujourd'hui, c'est une part de vérité qui a permis aux gens d'adhérer à ces messages. Et c'est ce que nous pouvons comprendre. Il est écrit dans la, dans le livre, que dans le futur, le HaKadosh Baroukh Hou ne sera plus au milieu de Knesset Israël, dans le ciel: on ne l'appellera plus Baal et Isha, on l'appellera Ish et Isha. L'homme et la femme.
Et donc, c'est la finalité que nous allons atteindre. On le voit dans cet amour très pur, on le voit dans le Beit Hamikdach, dans les Kérouvim, où l'on voit deux enfants. Il n'y a pas un Baal, il n'y a pas un mari: il y a un homme et une femme qui vont avoir un amour très, très pur. Donc, dans le futur, cela arrivera. Au sommet aussi, nous n'y sommes pas encore. Mais il faut simplement savoir que ce qu'il y a de vrai, ce que l'on peut recevoir, c'est que la femme veut être pour l'homme, veut lui donner sa force, veut lui donner de la force, mais qu'elle veut que l'homme soit pour quelque chose de plus grand que lui.
C'est ce que l'on peut comprendre: ce qui a fait que le monde a adhéré à un message auquel, a priori, nous sommes très, très loin d'adhérer.
Cours de Machon Meir
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