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Les conséquences de la téchouva selon Orot

Pourquoi la téchouva fragilise d'abord la volonté, puis la rend plus forte et plus proche du bien.

55 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Orot HaTechouva : la faute transformée par le repentir, 28 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Le Rav Eytan Fiszon, le Rav Mitoh, la Chikoua, a… Donc on se trouve à la page Tsamakh Hei, d'accord, à la piscale d'Alef, au bas de la page. Le Rav Eytan Fiszon, le Rav Mitoh, la Chikoua, a Diri Vitchouva. Raph, al pi she-yuhu, chumshah, gufanil, v'nafshit, sh'yit, tzricha, nafrua. Dikol makom yesh vag gam ken, harbe min haalinout, v'haatzilout, ha mezakechet, eta rouach, v'al kol pesharéha, t'chassé haava.

Bon, je te donne le Targay Medzé, on va faire ça en français, en bon français. Le mot Rifiom en hébreu est… Koulam, qu'est-ce que tu as fait maintenant ? Yesh Chazak, le hébreu est Yesh Chazak, et Raphé, tu comprends ? Chazak, Raphé. Peut-être que c'est bien traduit par « affaiblir » ou « renforcer »: renforcer ou affaiblir. Raphé, Rifiom ? Comment ? Renforcer ? Raphé, Raphé. Finalement.

À travers notre volonté de techouva, on remet constamment en question nos engagements, pour qu'ils soient comme il faut. Et on est toujours prêts et disposés à se corriger à chaque moment. Parce qu'on ne peut pas s'engager de toutes ses forces: constamment, on est un peu celui qui vit, qui se demande si ce qu'il fait est comme il faut ou pas. Donc, quelque part,

il y a une dimension de faiblesse dans la volonté. Ce ne serait pas le cas de quelqu'un qui s'en fiche, qui se dit: c'est bien ou c'est pas bien, je fais ce que je veux, sans vérifier si vraiment c'est ce qu'il faut. Maintenant, pour nous, par exemple, pour vous, quand on arrive dans le contexte de Mechon Meir, de la Torah, Rekhouda, Rekhouda, les critères du bien sont les critères que nous apprenons de la Torah. Ce n'est pas évident

que ce sont les critères qui nous ont accompagnés depuis notre enfance. Donc, je pense que pour la plupart d'entre vous, Baroukh Hachem, vous avez grandi un peu dans un esprit de Torah. Mais quand on parle d'un baal techouva, ce n'est pas évident qu'il a toujours grandi dans ce contexte-là, et que les tendances qu'il porte en lui sont toujours des tendances qui sont cent pour cent selon la Torah. Il y a donc une alerte, une mise en alerte devant ces tendances intérieures, et

sa volonté, il ne peut pas la mettre en marche complètement, parce qu'il est en train d'analyser. Donc, Rifion Ratzon, cet affaiblissement de sa volonté, qui provient de Mito, Shiku, Atediri, betshouva, à travers le fait que l'on est enfoncé, atediri, dans un engagement constant dans la techouva. Ça remet en question, à chaque fois, ce qu'on fait. Il y a quelque part

quelque chose qui manque. Afal pi she-'o houcha, aussi bien goufanit que nafchit. Parce que, finalement, je remets en question mon engagement, et ça se traduit par houcha, la faiblesse: aussi bien au niveau de mon engagement dans l'action que de mon engagement au niveau de ma volonté, de mon ego intérieur. Et cette faiblesse-là

il faut espérer qu'elle va se corriger. Mais finalement, il faut une certaine référence, un certain temps pour la corriger. Ok ?

— Je ne comprends pas comment, le fait d'être tout le temps tchikoua, c'est quand on est dedans, quand on s'investit. Ok. Engagé, constamment. Engagé, constamment. Alors je ne comprends pas comment, quand on s'engage constamment dans la techouva, ça va être sur un… Si tu es constamment dans la techouva, ça veut dire que tu mets en question constamment tes tendances.

— Oui, mais dans la vie, il n'y a pas qu'une leçon de techouva, il y a une leçon de vivre. Il faut faire des choses. Mais à l'intérieur de ce que je fais, il y a des tendances qui vont dans un sens ou dans l'autre. Je suis tout le temps sur le qui-vive pour voir si je fais les choses comme il faut ou pas. Pour quelqu'un qui découvre la Torah, par exemple, c'est sûr qu'au début il se demande où il va, non ? Constamment.

Le bec du bec. Bon, Sarefoua, c'est finalement la prise de conscience, le fait que, peu à peu, on remonte. Mais pendant le moment où je fais techouva, il y a un affaiblissement de l'être. Par exemple, c'est sûr qu'après Kippour, à la fin de Kippour, tu es d'un côté, tu es… C'est vrai qu'on a fait Taanit en plus, mais il y a toute une flopée

d'engagements que l'on analyse actuellement, sur toute l'année. Et si on a fait notre Kippour comme il le faut, on essaye de faire un retour en arrière vers tout notre passé, au moins de cette année. On remet en question des tendances que l'on a développées en nous-mêmes. On les découvre comme étant négatives. On essaye de mettre de l'or dans l'intérieur de tout ça. Finalement, on doit remettre en marche le bonhomme.

Et c'est pour ça qu'entre Kippour et Souccot il y a, premièrement, cette époque qui va du Kippour au début de Souccot, une époque dans laquelle on ne compte pas tellement les fautes. C'est une époque consacrée essentiellement à se remettre en marche. Et ensuite, on se retrouve à l'intérieur de Souccot,

et on essaie de remonter à nouveau. Une fois qu'on a repris toutes ces forces-là, on en arrive à Simhat Torah. Mais ça prend un certain temps. Et le fait qu'on veuille arriver à Simhat Torah uniquement après tout ce temps-là, c'est parce qu'après Kippour, finalement, il y a eu un affaiblissement de la volonté. On s'est remis en question. On voit dans quelle direction on va aller. On va réapprendre à vivre, un peu, quand même.

Cette remise en question de notre volonté, qui est accompagnée d'une certaine faiblesse, il faut la corriger. Mikol makom, en même temps, ce que l'on porte en nous, comme on vit, c'est quelque chose où il y a une très grande beauté. Ce sont des choses comme il faut. Mikol makom, à travers ce Rifion de Ratzon, Yesh bagam, en même temps, arbe mina adinout. Adinout, c'est ?

Délicatesse, disons. Ve'atzilout. Il y a aussi une noblesse. Dans le monde de l'Atsilout, dans le… disons, dans le mystique juif, l'Atsilout c'est la zone qui est la plus proche du déversement spirituel qui vient d'en haut. On parle, dans le mystique juif, de dimensions qui s'appellent Atsilout, Briya, Yetsira et Assiya.

Atsilout, en principe, représente le lieu où l'on rencontre la volonté divine à son départ. Ensuite, ça va, et ça s'étend. Les zones les plus vivantes, ce sont les dimensions d'Atsilout. Celles qui sont plus basses, ce sont Briya, Yetsira, Assiya. Alors, on veut essayer de mettre en marche cette volonté divine dans le plus haut de sa présence.

Et ils appellent ça, à Atsilout, un mezakekhet et tarouar, qui veut finalement arriver à purifier notre esprit, notre engagement. Et c'est vrai que, d'un côté, je diminue ma volonté, mais de l'autre côté, parallèlement à ça, al kol peshahéh, Tehaseh HaAvah,

Cours de Machon Meir

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