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La prière et l'étude de la Torah selon Rav Kook

Pourquoi l'étude fournit les idéaux, et la prière les enracine dans le cœur et la volonté.

51 min

Rav Yossef Benshoushan

Ensuite : Une prière sans réponse : le manque qui fait grandir, 53 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors, de quoi traite ce chapitre ? Du rapport qui existe entre la tefila et la Torah, la prière et l'étude de la Torah. Le rapport, les différences, les distinctions, etc. On y va.

Et c'est un état psychique constant. C'est-à-dire que le vieux de l'heure se trouve directement devant le royaume de la joie, le vieux de l'éternité. Et la Torah est le vieux de l'éternité, au-dessus de la nature. Quand il y a de la nature, alors le royaume de la nature est très grand et très élevé. Mais quand la nature s'éloigne, le royaume de la nature…

Tir Chag la Peshmaïa, et Gira'on, le Shinoi Sidrei Bereshit, Kama Garoua Adam Zey. Et nous prions pour la nature, pour que tous les êtres humains soient fondés sur nous.

La prière sert à faire pénétrer toute la Torah, tout le service divin,

l'éclaircissement divin. Bitroulati vit, de manière naturelle. Oumamad nafik aboua, abouzat Hachem. Oumamad nafik aboua est une situation mentale, psychique, fixe. Et elle est la vie temporelle. Clomart, ce qui veut dire

Shemekhaya Edashar: elle fait vivre le temporel, l'actuel. De manière, Liyot Omed Et Yashar Moulinikad Shefakhay Olam: qu'elle se tienne, la vie actuelle, droite, face à l'abondance de la vie éternelle. Qu'est-ce que ça veut dire ? Il manque ces tétés, ok ? S'alimenter. Qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Mais dans la Torah,

on étudie les idéaux divins. On rencontre la volonté divine dans tous ses plus petits détails. D'abord, dans les grandes lignes essentielles: qu'est-ce que Dieu attend de son monde, du peuple d'Israël, de chaque individu ? Quelle est la finalité de ce monde, et comment arrive-t-on à concrétiser cet idéal final par tous les moyens les plus minutieux de la halakha, etc. Tout ça, c'est la Torah.

Donc, dans la Torah, on a une perception première, intellectuelle, de l'idéal divin. Mais ceci est encore étranger à notre personnalité. Ça veut dire que, dans le meilleur des cas, on arrive à accumuler ces connaissances dans notre mémoire, et même à les connaître parfaitement. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu'on les vit entièrement.

Qu'on en est enthousiasmé et imprégné, etc. Ça, ce n'est pas le rôle de la Torah. Le rôle de l'étude, c'est avant tout une première rencontre avec ces idéaux, ce qui se dit en hébreu hakara, connaissance. Et le mot hakara, connaissance, est de la racine nékhar, qui veut dire étranger. Il est dit à propos de Youssef: Vayit'nakker elechav.

Il s'est rendu étranger à ses frères. C'est-à-dire qu'il s'est camouflé, il ne s'est pas dévoilé. Donc, c'est vrai que la connaissance nous rapproche de cet idéal, mais elle reste encore étrangère à notre personnalité. Et alors intervient la tefila, qui prend toutes ces connaissances et les ensemence profondément dans notre cœur, dans notre monde émotionnel, sentimental, etc.

Le cœur est, de manière générale, ce qui est le plus proche de notre être, de notre vie. C'est-à-dire que c'est ce qui est le plus susceptible d'avoir une influence sur la volonté, et ce qui est le plus proche de la volonté. Ce qui te fait courir, zarathson, c'est le sentiment. Quelque chose dont tu es enthousiasmé, et tu y vas en courant.

Quand tu n'es pas tellement enthousiasmé, tu y vas lentement, si tu y vas bichlal. D'accord ? Donc ratzon, ratzon mérite. Ce n'est pas par hasard que c'est la même racine. La volonté qui court en toi te fait courir. Et après que tu as bien couru, tu es méroutzé, ce qui veut dire en hébreu satisfait. Tout ça vient de la même racine, ratzot. Mais ce qui déclenche ce ratzon, ce qui est le plus proche du ratzon, c'est le régach.

Le sentiment. Mais le régach lui-même, pour être éveillé, il faut ensemencer en lui des données. Sans quoi tu peux t'enthousiasmer pour une bêtise. Tu t'enthousiasmes pour des choses banales, ou bien pire encore, pour des choses sales. Donc, pour que cette force de régach soit orientée vers des objectifs louables, il faut mettre ces objectifs dans ta tête.

C'est l'étude de la Torah. Donc, dans l'étude de la Torah, tu accumules les connaissances. Tu viens à l'heure de la prière, tu les plantes, tu les ensemences dans ton cœur. Et cela va pousser et développer ta volonté, et tu vas trouver l'élan d'agir dans ce sens, de te mobiliser pour l'avancement et la concrétisation de ces idéaux. C'est ça, tout le processus. Torah, tefila, memar al sé'ita. Ça s'applique aussi d'une autre manière.

Mais évidemment il est souhaitable de comprendre la tefila. Aujourd'hui ce n'est pas difficile: il y a des traductions, en veux-tu en voilà, il y a des livres qui ont une page en anglais, une page en français. Ce n'est pas ce qui manque. Donc il faut se préparer à la tefila. Alors regardons ça dans les mots, encore une fois. La tefila sert à faire pénétrer toute la Torah, tout le service divin, tout ce que tu as reçu comme connaissance.

Tout ce dont tu as été éclairé des cieux, ça peut être le Roi HaKadosh. Et tout cela, le faire pénétrer, bé trouna tiv'a: dans un caractère naturel. Que ce soit naturel, et pas artificiel. Une volonté profonde, presque, je dirais, instinctive, intuitive. Ou mahamad nefchi kavoua. Et que cela devienne un patrimoine fixe en toi. Ce n'est pas quelque chose auquel tu dois penser de manière artificielle.

Pour le faire, sers-toi en toi. Je n'ai pas besoin de te rappeler trois fois par jour d'aimer ta mère. C'est naturel. On peut dire: ah, il y a marqué dans la Torah qu'il faut aimer sa mère. Top, trente secondes, j'aime ma mère. C'est bon, c'est fini. Naturellement, tu aimes ta mère. Naturellement, tu t'aimes. Naturellement, tu as envie de manger. Naturellement, tu as envie de dormir. C'est naturel. Et bien, il faut que ce soit naturel que tu aies envie de Jérusalem. Que ce soit naturel que tu aies envie de voir le retour des exilés sur leur terre.

Naturellement, constamment. C'est une pensée constante, comme les havdil, une pensée obsessive, à laquelle tu penses constamment. La prière, c'est son rôle: prendre ces éléments nouveaux que tu as rencontrés au Beit Hamikdash, qui n'étaient pas forcément conscients, que tu ne connaissais pas avant. Une fois que tu les as accumulés dans ta mémoire, il faut les faire descendre au niveau du sentiment, pour que cela devienne une volonté constante et naturelle. Aval.

Donc, ça, c'est la tefila: faire en sorte que Chayeha sha'a shelcha. Il y a Chayeha olam et Chayeha sha'a. Chayeha olam, c'est la vie éternelle, ce sont les grands idéaux divins qui sont comptés dans la Torah. Chayeha sha'a, c'est ta vie quotidienne, ton comportement quotidien. Donc la tefila est plus orientée vers Chayeha sha'a, ta vie quotidienne. Pour faire en sorte que ta vie quotidienne,

que l'idéal divin éternel apparaisse constamment dans ta vie quotidienne. Ce n'est pas quelque chose que, de temps en temps, tu tournes la tête vers cet idéal. C'est ta vie quotidienne. Enfin, la Torah, …

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Ce cours fait aussi partie de la série « La téfila selon le Rav Kook ».

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