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Orot Athia : la connaissance du divin et la vie collective

Comment la connaissance du divin, vécue par un peuple, porte la bénédiction, selon le Rav Kook.

56 min

Rav Yaakov Nahon

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On a encore une semaine, non ? Chabbat. On finira peut-être ça. Une semaine prochaine ? Tel que vous me voyez, je vous ai dit, j'étais le capitaine de l'équipe de football, le délégué au sport de la Maison d'Espagne à la Cité Universitaire du Coq. Ça reste un peu. Il y a un texte dans Orot Athia qui est très attirant. Pour le moment, je fais le texte, je ne rentre pas encore dans le commentaire que fait le Rav Tsvi Yehouda sur ce texte-là, mais il se peut que dans la suite on revienne sur le même texte avec le regard du Rav Tsvi Yehouda sur ça, dans l'actualité de ce que représentait Israël. Elle a quand même encore évolué. Il faudrait voir maintenant à nouveau comment on comprend, comment on reprend les choses par rapport à notre actualité.

Donc, chacun son texte. Maintenant, je vous invite très fort, et ça je le dis, à essayer vraiment de posséder l'hébreu qui est proposé ici. Aidez-moi à le comprendre, parce qu'on y arrivera. Mais c'est important: quand on lit un texte du Rav Abraham Itzhak HaCohen Kook, d'essayer d'apprécier aussi la beauté du langage, en plus du fond, c'est sûr. Alors on va faire lire nos élèves. Je vais commencer. Israël.

Beit Hamikdash. Shalom.

Bon, on avouerait que c'est bien.

En quelques mots, ce qu'il veut dire, c'est que dans le domaine de la vie, de notre sensibilité, l'endroit le plus profond de l'homme, c'est là où notre esprit ressent et comprend la relation entre le Créateur et la vie, comment le Seigneur est lié à la vie.

C'est tout l'endroit, par exemple, de la Hachgaha. Parce que dans la Hachgaha, derrière la réalité matérielle, la main de Hachem agit. Vous comprenez mon hébreu ? D'accord ? Qui est qui et qui est qui ? Alors, si vous voulez, allons-y dans les détails de la langue. Les détails de la langue: Bina. Peut-être peut-on comprendre le mot Bina comme l'intelligence.

C'est plus dans le sens de la compréhension que de la connaissance, en tout cas. Vous savez, en hébreu, le mot Hokhma concerne en général la sagesse, la connaissance, et le mot Bina a beaucoup plus la compréhension. Bina yoter shelema oumetouka. Brinkan che Rav omer oumetouka. Ta'hamchout: le plaisir de comprendre, de sentir. Che'lo'dat HaElohout: dans la zone de la connaissance du divin, et de la façon dont le divin intervient dans notre monde. Iyakara, Ayahas. Ayahas, nous disons Ayahas, la relation. Dat, c'est une connaissance déjà vécue. La Hokhma peut être une sagesse qui n'a pas encore eu l'expérience.

Donc, la relation entre le divin et le grand monde d'un côté, et aussi le détail des particularités de l'existence. C'est-à-dire la façon générale dans laquelle on peut comprendre comment Hachem mène le monde d'un côté,

et aussi de quelle façon chaque individu, chaque particulier, vit son aventure spéciale dans sa spécificité. C'est-à-dire qu'un des penseurs qui s'est le plus penché sur l'action dans laquelle la Providence joue au niveau du collectif, c'est le Rav Kook.

K'lal Yisraël, etzlo, ze avana, vahistoria, vah nesiyout, meyot prati, meyot miyohedet. To, elah olam haklali, el kol pratu prat, mipratat, achomriyim veyaroukhanim, tzibiedan, tzibiedan bemon nateriel, angazhi, tzibiedan habi spiritu. Eich HaShem nikhnas shana, eich haashgacha pou edeshana. Mishécha yedzeh, eta kesher hazeh, bemiyohad etzlelmou.

C'est l'esprit. Parce que l'esprit est spirituel, n'est-ce pas ? L'esprit est spirituel, mais il s'occupe de la vie. Comment l'esprit s'insère-t-il dans la vie ? Shalom, baruch haba. Est-ce que c'est bon pour le tsadik et tout ça ? Ça peut être bien aussi, si on prend le lieu idéal. Ce sont les lumières de la récompense. Mais ça, vous l'avez encore une fois. Mais il y en a d'autres. Comme ça, comme ça. C'est bon.

Oui, donc on parle ici de la relation de la Neshama, qui est le côté spirituel, qui est le plus vivant, et qui remplit la lumière de l'existence. C'est la paracha. Vous comprenez l'hébreu ? La Neshama, qui est le côté spirituel, qui est le plus vivant, qui remplit la lumière, c'est la spiritualité, la lumière de l'existence. Et la paracha, vous savez ce que c'est, la paracha ? Oui ?

Achayim, eladavar, mashou korey gouf, eladavar hanidrash, lechayim, leorah, ou leafracha, koumo shamarmouken, fleurisman de levi. Vous voyez où on est ? On est à l'Alef, au Ro'h, à la quatrième ligne. Hayachas hazeh, keshou mitmalé belev ve nefesh: c'est la zone de la sensibilité,

et l'Ève, disons, c'est la zone de l'homme qui sent aussi la vie. Alors, quand cette relation entre le divin et le monde remplit la connaissance au niveau du cœur,

et le nôtre nœud fait chassis. Oumé malé otham ahava yotermiyya: c'est-à-dire la prise de conscience de la grandeur divine qui met en vie le monde entier. C'est une source d'admiration, d'amour, de joie, plus qu'une crainte. Malgré le fait que nous savons que derrière cette réalité, il y a une exigence qui nous concerne. Une exigence comme l'exigence dont on parlait,

du père par rapport à ses enfants, dont le but est finalement de faire réussir son enfant. Donc, l'ensemble de la Torah doit toujours être compris comme une relation de l'enfant à son père, qui cherche à lui donner la meilleure façon de réussir sa vie. Il y a quand même une dimension de Yira, mais elle n'est pas l'essentiel. Elle n'est pas aussi importante que la dimension de la Hava. Ou même, elle est autant Hava que le terme Yira. Ve nehimut.

L'émout, c'est l'agréabilité, comme plaisir. Igayon, vechalva. Igayon, c'est toute cette zone dans laquelle on comprend, la pensée qui comprend. Ça rentre dans des principes de réflexion qu'on a déjà acquis et qui marchent, notre regard vers le monde. Vechalva aussi, c'est une tranquillité, une joie de vivre.

Donc cette prise de conscience de la relation entre le divin et notre vie nous donne un plaisir intérieur, une tranquillité. Yoter mi merirout ve izdazeout. Merirout, c'est l'amertume. Izdazeout, c'est le fait que la vie nous dépasse, nous fait trembler. Il y a cette dimension-là aussi dans la vie.

C'est l'essentiel de la vie, dans notre rencontre avec la relation du monde, du Créateur avec nous. C'est le makor de la vie. Dans cette prise de conscience de l'intervention divine dans le monde, on nous dit, le Rav nous dit ici: aakara atarbootit shel aaskala ayotermetoukenet.

Donc la prise de conscience à travers une éducation, tarboot shel aaskala ayotermetoukenet: la prise de conscience intelligente, intellectuelle. Dans ce cas-là, c'est le monde intellectuel, n'est-ce pas ? Il y a toujours cette prise de conscience qui vient à travers la Tarbout. C'est-à-dire, c'est quoi la Tarbout ? Dans un mot.

— Une culture.

Une culture générale.

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Ce cours fait aussi partie de la série « Le Rav Kook ».

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