Rav Eliyahou, Hanina ben Dosa et la sainteté vécue
Comment la sainteté dévoile des capacités surnaturelles, et pourquoi la rencontre avec Hachem est le but ultime.
Rav Nathaniel Sigoura
Ensuite : Le Kouzari de Rabbi Yehouda Halevi : introduction et fondements, 49 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Les capacités de Dieu
Bonjour à tous. Nous commençons, nous continuons aujourd'hui notre étude sur les mots de la Amida. Nous en étions à la deuxième bénédiction, la bénédiction des Guévoroth. La dernière fois, on avait expliqué que dans cette bénédiction on répond en fait à une question: quelles sont les capacités de Dieu ? Les Guévoroth de Dieu, on peut les traduire par les capacités de Dieu.
On avait dit que la grande capacité de Dieu, celle qui réunit toutes les autres, c'est sa capacité à ressusciter les morts, Techiat Hamétim. On avait vu qu'il existe différentes Techiat Hamétim. Vous vous en souvenez ? Il y a la Techiat Hamétim de nous: Dieu nous fait vivre à chaque instant. C'est-à-dire que, s'il n'y avait pas ce flux divin, ce flux de vie qui nous fait vivre à chaque instant, on serait en fait morts.
Il y a une deuxième Techiat Hamétim, celle des Réchaïm: c'est une Techiat Hamétim Berachamim Rabim. C'est-à-dire que les Réchaïm ont besoin de Rachamim en plus pour les faire vivre.
Et on avait vu une troisième Techiat Hamétim, la fameuse Techiat Hamétim qui précède la délivrance. C'est-à-dire qu'avant la délivrance, on avait longuement expliqué la dernière fois, selon le Ramhal, qu'il y a un danger de Melekh Mémit Oumahaye, un roi; il l'appelait roi à ce moment-là, parce que Dieu n'est appelé roi que lorsque le peuple d'Israël revient sur sa terre. Donc, ça y est, la royauté divine doit se dévoiler.
Il y a ici un danger de mort ou de vie. Et quel est le danger ? On avait expliqué la dernière fois que, quand on passe d'une époque à une autre, de l'époque de la Galout à l'époque de la délivrance, de la Gueoula, la Chekhina, la présence divine qui était en Galout, revient en Erets Israël. Et c'est en fait un manque de protection: la protection divine qui protégeait le peuple d'Israël en Galout disparaît, et il y a donc un risque de mort.
Et on conclut par une quatrième Techiat Hamétim: Ata Guibor Lé'olam Hachem, Mé'hayé Hamétim... Ve'Ne'eman Ata, tu es fidèle pour ressusciter les morts. Alors, de quoi parle-t-on ? C'est le fameux dernier Techiat Hamétim. Là, c'est Ne'eman, tu es fidèle: on sait qu'à la fin, tu ressusciteras tous les morts. Comment ça se passera, dans quelles conditions, etc. ? On n'étudie pas ça maintenant, ce sont des choses profondes.
Mais c'est un des treize principes d'émouna que dit le Rambam: que Dieu ressuscitera les morts. Pourquoi est-ce si important ? Pourquoi est-ce un principe de émouna ?
Parce qu'en réalité, certains philosophes ont dit, par exemple, que ce qui gagne, bessof hou chel davar, c'est la mort. Vous pouvez faire ce que vous voulez, je ne sais pas, quelqu'un comme Alexandre le Grand. Ça fait 2 500 ans qu'il est mort, il a disparu. Mais il agit encore, son influence est encore là, on en parle encore. Mais qu'est-ce qu'Alexandre le Grand dans 200 000 ans ? Il sera oublié. C'est-à-dire qu'à la fin, certains philosophes vont dire: il y a la mort, à la fin, et c'est la mort qui gagne. C'est une sorte de pessimisme cosmique.
Et dans le judaïsme, ce n'est pas comme ça. Dans le judaïsme, on dit qu'à la fin, c'est la vie qui gagne. Peu importent les étapes par lesquelles on passe, à la fin, il y a la vie. Et quelle vie ? On parle de la vie avec un grand V. C'est ça ? Avec un grand Haï.
Baroukh Ata Hachem, Mé'hayé Hamétim: béni sois-Tu, Hachem, qui ressuscites les morts. Baroukh, source de bénédiction. Ata, on peut traduire Ata par « toi » ou « qui viens à moi ». Hachem Ou Tké Vavké... Bémidat Harahamim, Mé'hayé Hamétim, qui ressuscite les morts. Dans cette bénédiction, on va réunir, on va inclure les quatre Techiat Hamétim dont on a parlé précédemment.
Tu parles de laquelle ? On m'a dit avant: Ve'Ne'eman Ata. Qu'est-ce que Ne'eman ? Tu es fidèle. Pour l'instant, il n'y a pas encore de résurrection, mais on sait qu'à la fin, tu le feras. Ve'Ne'eman Ata, Lé'hayot Hamétim: le verbe est à l'infinitif, ici. On sait qu'à la fin, tu ressusciteras les morts. Le mot « fidèle », ici, c'est comme dans le Pachat de la Torah.
Il est écrit: quand Dieu se dévoile à Moïse, il lui dit: Vayéra El Avraham, Yitz'hak, Yaakov, Ouchmi Youd-Hé Vav-Hé... Lo Noda'ti Lahem. Et qu'est-ce que Youd-Hé Vav-Hé ? Rachi dit là-bas: ne'eman lipara ou ne'eman lechalem. Dieu fait une promesse à Avraham, Yitz'hak et Yaakov. Quelle est la promesse ? Une double promesse: une descendance et une terre.
Avraham, Yitz'hak et Yaakov ont-ils reçu cela ? Réponse: non. Mais ils ont perçu un dévoilement divin, à savoir que Dieu est fidèle, et qu'à la fin il nous donnera cela. Pas à nous, mais à nos descendants. Quand on dit Ne'eman, c'est par rapport au futur. D'accord ? On continue.
Et là, on arrive à la troisième bénédiction, par laquelle on va conclure l'introduction de la Téfila. Souvenez-vous: la Téfila se compose de trois parties. Les trois premières bénédictions, les trois dernières et celles du milieu. Les trois premières ont pour fonction de louer Dieu: c'est une sorte d'introduction à la Téfila.
Le cœur de la Téfila, c'est à partir de Ata Honantanou. N'oubliez pas que l'essence de la Téfila, c'est la demande: demander à Dieu. Et on demande à Dieu à partir de Ata Honantanou. Les trois premières bénédictions sont donc une introduction à la Téfila.
Dans la troisième bénédiction, on conclut par Ata Kadoch: Ve'Chimcha Kadoch, Ou'Kedoch'im Bé'khol Yom Yehal'lou'kha Sela. On traduit: tu es saint, ton nom est saint, et les saints te louent chaque jour, Sela. Après, il existe différentes versions. Certains disent directement Baroukh Hachem Hakadoch. D'autres disent Ki El Mélekh Gadol Véqadoch Ata: Ata est un Dieu roi, grand et saint. Baroukh Hachem, source de bénédiction, qui vient à moi... parmi les Ouvdé Harahamim... Ha-El Hakadoch, le Dieu saint.
Il y a des traditions, des usages. C'est comme la bénédiction d'après, sur Ata Honantanou. Il y en a qui disent Hokhma, Bina ve-Daat; ce sont en général ceux d'Irak. Rav Ovadia Yossef, Rav Mandel... ceux qui... Et ceux d'Afrique du Nord disent Tsé'a, Bina ve-Haskel, dans les Siddourim d'Afrique du Nord, séfarades. C'est pareil, ce sont les mêmes mots, mais dits différemment. Ve'Haskel est parallèle à Hokhma. C'est bien ? Bon, on continue.
Alors, Ata Kadoch. On entre dans la bénédiction Ata Kadoch. À quoi sert cette bénédiction ? On avait dit que chaque bénédiction d'introduction a une fonction. La première sert à définir face à qui on va se trouver: je me trouve face au Dieu qui s'est dévoilé à Avraham, Yitz'hak et Yaakov. La deuxième sert à dire quelles sont ses capacités, ce qu'on appelle les Guévoroth. Et la troisième sert à dire quel est le but. Pourquoi ? Pour quoi ? Cela va répondre à cette …
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