Avimelech, entre démagogie et mercenaires
Comment Avimelech bâtit son pouvoir par l'argent, une armée de mercenaires et un discours populiste, et pourquoi cette royauté est vouée à l'échec.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Le cantique de Dvorah et la femme qui rassemble, 1 h 04
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Alors, vous vous rappelez que nous avions laissé notre cher Guidon dans une situation où l'on pouvait comprendre, à bon escient, qu'il y avait une certaine symbolique de pouvoir, de puissance, à la limite royale, bien qu'il se refuse à être roi. Et nous avions trouvé trois éléments qui nous rappellent le texte oranique.
À savoir que le roi doit éviter l'accumulation des biens, de puissance, le sexe, le pouvoir et l'argent. C'est ce qu'on avait dit. Donc on ne va pas revenir dans le détail, parce qu'on l'a vu. Et le dernier verset qu'on avait vu, c'est Vayamot, qui donne la Medbet.
C'est-à-dire que Guidon est mort. Il est donc mort de sa bonne mort, bien entendu, dans le tombeau familial. Et c'est là que les Athéniens vont s'attirer, si je peux m'exprimer ainsi. Nous y sommes.
Alors je vous ai déjà appris à regarder le texte comme il faut. Bien sûr, suivez-moi, c'est important. Vayehi, vous avez compris, je ne vous le réexplique pas. Le texte ici, parce que c'est un autre texte qui commence ici, bien que ce soit dans le Pentateuque, Vayehi, nous savons que le présage n'est pas pour le meilleur. Vayehi kacher mot Guidon, vayachouvou Bnei Israël mazé vayachouvou, ils ont réitéré, ils sont revenus.
Vayaznou acharei Baalim, vayasimou lahem Baal Brit l'Elohim. Ils se sont prostitués à d'autres divinités. Baal Brit, c'est comme ça que s'appelle le Mésopotamien. Si vous pouviez venir par là, ça m'arrangerait, parce que là c'est trop difficile. J'ai presque la tentation de me torticoller, si le verbe existe.
Donc ils se sont prostitués. On avait expliqué véritablement ce que veut dire le sens de prostitution, on ne revient pas dessus. C'est quelque chose qui doit être reçu. Mais véritablement, celui qui se consacre à autre chose que ce qu'il doit être, en son âme et conscience, on peut le traiter de, point de suspension, comme dirait Sartre, respectueuse. Enfin, irrespectueuse, pardon.
C'est la même chose pour tous. Vous savez qu'on arrive à Pourim, là. Enfin, non, je ne veux pas le dire, je ne veux pas en lancer là-dedans. Bon, bref. La fin du Tanakh, c'est Atza, la déclaration de Cyrus, qui a lieu en moins 539 avant l'ère grégorienne. Et vous le savez comme moi, la Guemara de Sota nous dira que 42 000 seulement montent.
Et là, l'histoire d'Amman, Mégilat Ester, c'est après. Puisque le fils de Cyrus est Darius, et ensuite c'est le règne d'Assuérus. La déclaration de Cyrus, moins 539, qu'est-ce que j'ai dit ? Ah non, 539, mais pas de taille. C'est soixante-dix ans après l'échec de la bataille de Meguiddo avec Yoshiyahou en moins 609. Voilà. Et le Temple est fini de construire en moins 515. Vous connaissez tout ça. Darius, d'Arsa, vous connaissez.
Son fils, Cyrus, son fils d'Aryavesh, il y a Assuérus. Assuérus, il y a de grandes chances, d'après l'historiographie, que ce soit Xerxès. Mais oui, je me suis embarqué. Bon, bref, qu'est-ce que je voulais vous dire ? La majorité, vous dites, la majorité n'entend pas le décret de Cyrus. Et la Mégilat Ester, enfin, je suis gentil quand je dis Mégilat Ester, le décret de solution finale vient ensuite. Et conséquemment, de quoi ?
De ceux qui ont voulu s'attacher, comment dire, et qui vont aller d'ailleurs au buffet. Aller au buffet, voilà. Vous reprenez le titre sartrien et vous avez des irrespectueuses. Mais c'est ma pensée, pas seulement spéculative, du point de vue de l'historiographie. Tu as bien fait de me rappeler, c'est 539 exactement, parce que les soixante-dix ans de Yirmiyahou sont à partir de 609, de Yoshiyahou, et pas 586. On aurait attendu 516. En vérité, 515, c'est la construction du Temple.
Voilà. Bon, bref, c'est assez intéressant, c'est même passionnant. Ce cours-là, je vous en ai dit deux mots maintenant, il est sur l'année dernière, pour lui. Donc je ne rentre pas dessus.
Vayizkeru Hachem, vayizkerou Bnei Israël et Adonai. Bah oui, quand tu vas faire le trottoir sur les trottoirs d'autrui, il est évident que tu ne peux pas te rappeler ta propre maison. Et il est bien sûr qu'il y a un sens dans mon propos à mêler le trottoir à la maison. La maison est tout intérieure, alors que le trottoir est tout extérieur, bien entendu.
Vayizkerou Hachem Elohei Yisraël, qui les a sauvés de l'hégémonie des ennemis environnants. Enfin, c'est toujours le même, comment dire… C'est toujours le même son qui est entendu et réitéré. C'est ça qui, à la limite, est capable de nous sortir de nos gonds. Comment est-il possible que Baal permette à ses hommes et à ses femmes de se jouir et de se réjouir de la permissivité de tel culte ?
De ce culte. Tu comprends ? C'est-à-dire que je vais quelque part, non pas pour le quelque part où je vais, mais parce que ce quelque part est le lieu qui va me donner la possibilité de vivre un temps que j'ai désiré et auquel j'aspire. Tu comprends ? Oui, bien sûr, mais je veux dire que quand ils sont face à Baal-Peor, et que c'est la débauche et le culte orgiaque, ce n'est pas d'aujourd'hui, ce n'est pas d'hier simplement, c'est encore aujourd'hui.
C'est-à-dire que, quand je choisis d'habiter les doigts de pied, c'est différent que si je choisis d'habiter Jérusalem. Il faut que je trouve dans les doigts de pied de quoi faire valoir mon intérieur pour que je puisse y résider. Mais si je suis normatif et en bonne santé, sain de corps et d'esprit, je serai dans la quête de Yerouchalayim et pas des doigts de pied. Si ma métaphore est entendue, bien entendu. Mais enfin, pour moi, c'est clair. Oui, vas-y, je t'ai fait attendre.
Ton analyse, d'un point de vue historiographique, elle est juste. Du point de vue historiosophique que j'enseigne, elle est fausse. Parce que je me permettrais de dire, puisque tu lèves le sujet, qu'à mon avis, il a eu tort. Pour quelle raison ? Parce que les enfants d'Israël avaient réellement besoin d'un pouvoir, capable de les tenir et de les maintenir dans un ordre hébraïque.
Oui, alors c'est Nahon. C'est pour ça que je dis que, d'un point de vue historiographique, tu as raison. Il est vrai qu'ils ont hâte. D'une certaine manière, tu pourrais dire, mais on l'a vu la semaine dernière, ils avaient une très grande condescendance et obédience vis-à-vis de Guidon, parce que Guidon était le sauveur. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il lui demande d'être roi. La raison pour laquelle il refuse est étonnante, vu qu'il utilise un certain nombre de moyens royaux pour asseoir sa position sociale, en se refusant d'être roi.
Donc vous pensez bien que, d'un point de vue d'analyse psychologique, il y a un état d'être, à mon avis, ambivalent. Et cette ambivalence-là ne va pas coûter cher maintenant, parce qu'il y a l'hora ou le halo de Guidon, qui joue son rôle vis-à-vis des enfants d'Israël. Mais à peine celui-ci mort, et n'ayant pas institué un régime …
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