Le nombre huit et la nature du surnaturel
Le Rav Bigon explique la symbolique des nombres 1 à 7 dans la Création, puis pourquoi le huit dépasse la nature.
Rav Dov Bigon
Ensuite : Le vote, l'égalité du demi-shekel et les trois courants de Rav Kook, 19 min
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Erev, boker, thank you very much. Thank you very much. Erev et boker, le devar. L'machon zekhad. Et adim l'melotan v'mespar echad. Echad mélachon Ahdout, yachad. Ahdout et yachad. Et ceci est ava. Efo che-yesh ava.
Le Rav nous dit: on retrouve le mot Echad, le mot qui veut dire un.
Dans le Chema Israël, on dit: écoute Israël, l'Éternel, notre Dieu, l'Éternel est Echad. Hachem Echad, l'Éternel est un. Quand a-t-on utilisé le mot Echad ? Quand utilise-t-on le mot pour dire « un » ? Le pasouk dans la Torah est marqué: Vayehi érev vayehi voker yom echad. Ce fut le soir, ce fut le matin, le jour un, Echad. Maintenant, pourquoi a-t-on utilisé le mot Echad ici ? On voit que la guématria du mot Echad: Aleph vaut 1, Chet vaut 8, Dalet vaut 4. Cela fait 13.
Les quatre, treize. C'est la même guématria que le mot Ahava. Ahava, cela veut dire l'amour. Aleph vaut 1, Hé vaut 5, Béit vaut 2, Hé vaut 5. Cela fait aussi 13. Qu'est-ce qu'on découvre ? Que le mot Echad ne veut pas dire seulement « un », dans le sens « un et pas deux et pas trois », mais qu'il veut dire l'Ahdout, l'unité, l'amour, l'harmonie. La Torah nous dit: ce fut le soir, ce fut le matin. On peut voir deux choses. Mais non: yom echad, il y a une unité, il y a une harmonie dans ce monde.
C'est-à-dire qu'on aurait pu voir deux choses complètement contraires, la nuit et le jour, le soir et le matin. Mais non: voir le Echad, voir l'harmonie qu'il y a. Hachem est Echad, cela veut dire que ce n'est pas un monde où il y a des forces divisées. Il y a une unité divine dans ce monde. Quand on parle du mot Echad, on parle de l'harmonie, de l'unité, de l'Ahdout, de yachad, le fait d'être ensemble. Ça, c'est le chiffre Echad.
Qui sait ce que sont les dominos ? C'est comme ça.
Il n'y a pas de lien, il y a une séparation. Là, il n'y a pas de bien. Là, c'est l'inverse du bien. C'est pourquoi, le second jour, il n'est pas écrit dans la Torah, comme pour chaque jour, Kitov. Le deux, c'est le numéro de la séparation. Le Rav nous dit: le numéro 2, le second jour. On retrouve donc le second jour, le deuxième jour. Maintenant, qu'est-ce qu'il veut dire, ce mot ? Dans les dominos, on voit que lorsqu'on représente le chiffre 2, on met deux points diamétralement opposés, c'est-à-dire qu'ils sont séparés.
Il n'y a pas de lien entre les deux. Et c'est pour cela que le Yom Chenii, le deuxième jour dans la Torah, il n'est pas marqué Kitov, que c'était bien. Pourquoi ? Parce qu'il y a une séparation. Il y a une division. Il y a celui-là, loin de celui-là. Il n'y a pas d'harmonie, il n'y a pas d'unité. C'est pour cela qu'on ne dit pas Kitov. Il n'y a pas un monde d'harmonie, il y a un monde divisé. Un monde divisé, on ne dit pas Kitov. Le monde 2, le chiffre 2, représente la division.
C'est le point qui déclare les choses. Le numéro 3 est un bon numéro. Pourquoi ? Parce qu'il y a quelque chose qui déclare les choses. Le troisième jour est écrit deux fois Tov, par exemple, jusqu'à la fin. C'est donc le numéro 3. Le numéro 3, toujours, il y a une notion d'unification: de deux choses différentes qui s'unissent.
Le chiffre 3, le chiffre Chlichi. Il faut se marier mardi, et pas lundi. Maintenant, regardez ce qui se passe. Quand on voit le Chéni, c'est deux. Les deux points sont séparés, n'est-ce pas ? Dans les dominos.
Trois, c'est quoi ? C'est qu'on met un point au milieu pour exprimer les trois. Qu'est-ce qu'il vient faire, le troisième ? Il va synthétiser les deux extrêmes. C'est celui qui vient faire l'union, le lien entre les deux extrêmes. Le deux, on a dit que c'est la division. Le troisième, en fait, vient rendre harmonieuse cette division. Il montre qu'il n'y a pas de division, en fait. Il y a une seule et même unité. Au troisième jour, c'est Ki tov, en fait: le troisième jour, on a dit deux fois le mot Tov. Tellement ce chiffre est important.
Tellement il vient montrer l'harmonie qu'il y a, ce troisième, que l'on a dit deux fois le mot Tov.
Mispar yom chamichim, mispar chamech. Chamech, hou yitchatem,.
Le Rav nous dit: le chiffre quatre, arba. Arba, ce sont les arba kevavot, les quatre coins, les quatre points cardinaux. C'est quatre: nord, sud, est, ouest. Non, cela part dans tous les sens. Quand on parle du chiffre quatre, c'est justement le chiffre de la dispersion vers les quatre coins du monde.
En haut, nord-sud, est-ouest. Donc ce n'est pas bien. C'est un chiffre qui exprime justement la dispersion. Le chiffre cinq, c'est très bien. Pourquoi ? Parce que ce sont les quatre points, mais il y a le point d'unité de ces quatre points cardinaux. Il y a le point central qui ramène l'unité: même si tu es parti aux quatre coins, tu as toujours un centre, tu as toujours un point d'unité de ces quatre points. Donc le cinquième jour, Yom HaChamichi, c'était un bon jour.
Pourquoi ? Parce qu'ils nous rappellent... On dit, dans le monde arabe, ils parlent de la force du chiffre cinq. Khamcha, khamcha, khamcha: cinq. Pourquoi ? Parce que c'est un chiffre qui ramène justement l'unité. C'est comme la main. Les cinq doigts de la main: on reste une unité. Khamicha Khomché Torah, les cinq livres de la Torah. Ce n'est pas un hasard. D'un côté, on a cette ouverture vers les quatre coins, mais Khamicha Khomché Torah: on parle d'une seule et même unité. On rappelle qu'ils sont cinq. C'est-à-dire qu'il y a une unité dans ces dispersions.
Tout ce qui est dans le Kouzari, les cinq chalakim, tout ce qui est dans les Tehillim, tout ce qui est dans les chalakim: chaque fois qu'on retrouve, dans la division, le 5 — les 5 livres des Tehillim, les 5 passages du Kouzari — le 5 est répété dans notre Torah.
Le sixième jour, c'est le 6. Qu'est-ce que c'est, le 6 ? C'est un échec, une masse. Pourquoi ? Quatre échecs, en haut et en bas. En plus, c'est 6. C'est ce qu'on appelle le sixième jour. C'est un chiffre.
Le Rav nous dit: le chiffre six, shesh, qu'est-ce que c'est ? Ce sont les quatre points cardinaux, et en haut et en bas. C'est en fait le volume. On parle de la masse, de la masse volumique de la chose. C'est bien, parce que cela représente une chose concrète dans le monde matériel. Mais il n'y a pas de point qui unit cela, qui harmonise cela. Cela se représente …
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