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Le son du Chofar, du simple au brisé et retour

Le rythme des tekiot et des térouot dessine le cycle de la vie : simplicité, épreuves, puis retour au simple.

13 min

Rav Dov Bigon

Ensuite : Le mois d'Eloul et le vrai sens des Slichot, 17 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous allons nous rencontrer une fois par semaine, à une quatrième heure, quelque chose comme ça. Nous parlons d'une idée sur la paracha de la semaine, et parfois aussi de sujets liés à l'actualité, à l'actualité de l'année. Peut-être que je vais donner une idée sur l'année. C'est ce que nous allons essayer.

Le Rav nous dit: on se prépare à Chodech Elloul, et pendant Chodech Elloul, ce qui caractérise ce mois, ce sont les sonneries du Chofar. On commence à sonner du Chofar déjà un mois avant Rosh Hachana. Et on veut se poser la question: pourquoi doit-on sonner du Chofar, et quelle est la signification des sonneries du Chofar ?

Les sons du Chofar ont une signification spirituelle. Ce ne sont pas seulement des sons. Le compositeur qui a composé cette musique s'appelle Elohim, c'est le meilleur compositeur du monde. Toute musique a une signification, une influence sur l'esprit. Il y a une musique heureuse, il y a une musique triste, il y a une musique pop. Il y a toutes sortes de musiques. Ces musiques influencent l'esprit. C'est comme ça.

Cette musique que nous écoutons, que nous commençons à écouter maintenant, et que nous faisons à Rosh Hachana, c'est la mitsva de Rosh Hachana: écouter la musique du Chofar. Nous nous débrouillons, elle est composée de deux sons. Chacun d'entre eux est appelé Tekia. Le second son s'appelle Shevarim, ou excusez-moi, Teroua.

Tekia, Teroua. Quelle est la différence entre ces deux sons ? [Répétitions automatiques non transcrites.]

Le Rav nous dit qu'on sait que chaque musique a une influence. La musique classique a une certaine influence, la musique pop a une certaine influence. Il y a des musiques qui réveillent dans l'homme la tristesse, l'angoisse, la dépression; il y a des musiques qui réveillent la joie, le bonheur, le bon côté de l'homme. Chaque musique a sa particularité. Et ça, c'est le compositeur qui l'a fait.

Le compositeur a su mettre les notes qui permettent d'éveiller chez l'homme certains sentiments. Maintenant, le compositeur de la musique du Chofar, qui est-ce ? C'est Hachem, c'est Elohim, c'est Dieu. Donc, ce compositeur, lorsqu'il a composé les notes du Chofar, il y a une certaine influence, et on veut savoir quelle est cette influence. Et les Hachamim, la Torah, nous disent: le son du Chofar, ce sont deux sons, Tekia et Teroua.

Les Hachamim nous disent que la Tekia est un son simple. Ça, c'est une Tekia. La Teroua est un son saccadé. Ça, c'est la Teroua. Et cela se termine toujours par une Tekia, par un son simple. À la fin de toutes les sonneries, on fait un long son simple, une Tekia allongée. Ça, c'est à la fin.

Le Rav veut savoir: qu'est-ce que ce son éveille en nous ? La tristesse ? La joie ? Qu'est-ce que HaKadosh Baroukh Hou veut qu'il s'éveille dans notre âme grâce à cette musique ?

Il y a un sourire comme ça.

La Tekia, le son simple, fait allusion au début de notre vie. Au début de notre vie, tout va très bien, tout est heureux, tout est simple, tout est clair. On est enfant, on grandit, on arrive à Makhon Meir, c'est parfait, tout va très bien. Ensuite, la deuxième étape de notre vie, ce sont les Teroua. Les Hachamim nous disent: c'est un bekhi, c'est un pleur. Ce sont des sanglots et des pleurs; il y a plusieurs sortes de pleurs. Des grands sanglots. Ça, c'est la deuxième étape de notre vie.

À la fin de notre vie, de nouveau, tout va être simple, tout va être clair, tout va retourner à l'état initial. Donc, que veulent dire ces sons-là ? Les sons viennent premièrement nous enseigner la simplicité dans notre vie. On va passer par des épreuves, par des choses complexes, pour retourner vers quelque chose de simple.

Tout est simple, il n'y a pas de problèmes, je veux juste me marier. Quelqu'un a déjà été marié ? Non. Et la mariée ? Des sourires. Qu'est-ce qui s'est passé ? Le Rav nous dit: quand on se marie, ou quand on est en phase de se marier, au début tout est simple, tout est beau, tout est magnifique, tout va très bien.

Une fois qu'on est marié, il y a les difficultés, les épreuves, les troubles, etc. Pourquoi ? Pourquoi est-ce comme ça ? La pensée est bonne, la pensée est bonne, tout est bon. Mais quand il faut améliorer la vie, la vie n'est pas simple. C'est complexe, c'est difficile, c'est comme ça. Il faut se rappeler de ça. Nous ne vivons pas dans le vent, dans les oiseaux.

Oui, mais dans ce monde, dans ce monde où il y a… Alors, qu'est-ce qu'il y a ? Tout d'abord, c'est bien. Au milieu, tout d'un coup, on pleure.

Le Rav nous dit, en fait, c'est le cycle de la vie. Au départ, on a goûté le bien, tout était parfait, tout était dans le bonheur et dans la joie. Au milieu, c'est une chute, pour retrouver ensuite un niveau de bonheur.

Maintenant, pourquoi est-ce comme ça ? Quand on goûte au bonheur, on est dans le monde des pensées: ce qu'on veut réaliser, on veut se marier, on veut étudier la Torah. Tout ça, ce sont des idéaux, des idéaux très importants. Mais lorsque tu vas réaliser l'idéal, alors c'est là que ça devient difficile. Parce qu'au lieu de rester dans le monde des idées, tu vas réaliser les idées.

Et là, ça demande énormément d'efforts pour que tes idées se concrétisent. Et ça, c'est le monde de la difficulté. Mais une fois que tu as eu des idées et que tu as eu le courage de les concrétiser, à la fin, on te garantit que tu réussiras, tu retrouveras le bien. À la fin de ta vie, quand on réalise chaque idéal malgré les difficultés, on dit: yeridah letsorekh aliyah. Yeridah, qu'est-ce que c'est ? C'est la chute. Elle est là pour pouvoir remonter. Et la vie, c'est comme ça: au début, tout est bien.

On descend pour pouvoir remonter. Le Rav Kook explique que c'est plus en profondeur. Il explique que la Teroua se divise en deux; elle s'appelle Shevarim-Teroua. Les Shevarim, c'est tout ceci [sonorité non transcrite]. Et la Teroua, [sonorité non transcrite]. Qu'est-ce que c'est ? C'est que deux choses doivent être réjouies dans la vie: les middot et les mitsvot.

Une personne qui est colérique, ici ? Colérique.

Vous êtes triste ? Vous êtes en dépression parfois ?

Il y a beaucoup de choses à améliorer, mais ce ne sont pas seulement des paroles. Il y a aussi des actes, des mitsvot, des actes de bonheur, de la Torah, tout ce qui est lié aux mitsvot. C'est ce dont nous devons nous rappeler dans ces paroles. C'est vrai que tout vient de Dieu, tout est bon, mais nous, comme humains, nous avons un …

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