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Maimonide : la techouva pendant les dix jours et en commun

Pourquoi la techouva est plus efficace entre Roch Hachana et Kippour, et comment la faire collectivement.

55 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Techouva envers le prochain, avant Kippour, 48 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom tout le monde. Vous allez aujourd'hui être soumis à une épreuve assez pénible, celle de m'entendre à peine, car je n'ai pas tellement de voix. Je ne pourrai donc pas parler fort, et vous allez devoir supporter mon volume réduit. Cela vous engagera d'autant plus à observer autant que possible le silence.

Nous continuons donc notre pénétrante étude de Hilchot Techouva. Vous possédez un texte, c'est très bien. Ah, vous avez le texte ? Génial. C'est très gentil. Et toi, qu'est-ce que tu vas faire alors ? Ah, d'accord. Nous en sommes au chapitre Bet, halakha Vav. On avait commencé la dernière fois, mais on s'est arrêtés au milieu, à Falki.

« Chéaf ha-techouva veha-tsaaka yafa leolam »: bien que la techouva et le cri soient toujours efficaces, « ben asara yamim, che-ben Roch Hachana veyom ha-Kippourim, yafa beyoter »: pendant les dix jours entre Roch Hachana et Kippour, c'est encore plus efficace. « Ou mitkabelet himyad »: la techouva est tout de suite acceptée. « Chéneémar »: ainsi qu'il est dit, « Dirchou Hachem behimatseo »: invoquez l'Eternel lorsqu'il est présent.

Oui ? Entre quoi et quoi ? C'est-à-dire qu'il y a deux paramètres supplémentaires: le degré d'efficacité de la techouva, selon sa profondeur, et la rapidité de son acceptation.

Si on a fait une techouva sincère. Non, elle est plus facile. On est aidé. On est aidé par le fait que c'est le temps propice à la techouva. Est-ce que tu as compris ce que j'ai dit ? Oui ou non ?

— Oui.

Et donc cette techouva est plus profonde, si elle est faite ainsi. Que veut dire yafa ? Hein ? Que veut dire le mot yafa ? Par ? Efficace, effectivement. Yafa veut dire efficace. C'est-à-dire qu'il y a une plus grande efficacité de la techouva, parce qu'elle s'infiltre plus profondément.

Elle est plus sincère, elle touche davantage aux profondeurs de l'être. C'est d'accord ? Bon, tout cela, nous l'avions déjà vu la dernière fois.

« Aval bama, bamidbarim amourim »: de qui s'agit-il ? « Beyachid »: pour l'individu. « Aval tsibour »: mais la collectivité, le public. Quel que soit le moment où ils font techouva,

et invoquent d'un cœur entier, ils sont agréés. « Chéneémar »: ainsi qu'il est dit, « Kachem Eloheinu bekhol kor einu elav »: comme l'Eternel notre Dieu, à tout moment où nous l'invoquons. Est-ce que c'est bien clair ? Et y a-t-il une différence entre la techouva de l'individu et la techouva collective ? Avons-nous un cas de ce genre ?

Nous en avons plusieurs dans le Tanakh. Il y a eu des moments dans l'Histoire où le peuple dans son ensemble a décidé de faire techouva. Par exemple, du temps de Yoshiyahou, en français Josias, roi de Yehouda, où, après la découverte du rouleau de la Torah dans le Temple, le peuple tout entier s'éveille à faire techouva. Ou bien du temps d'Ezra: on voit que le peuple, réuni à Yerouchalaïm, a fait un jour de jeûne pour obtenir l'expiation, et ce n'était pas à Kippour.

C'était après Souccot. Oui ? Oui, par exemple. Ce n'était pas à Kippour, mais cela a marché tout de suite. Ils ont fait des choubats, cela a marché. Oui ? — Parce qu'il n'y a pas eu de Gueoula.

Bon. La halakha, maintenant. Nous y passons tout de suite. En fait, il y a ici une donnée navrante: c'est l'absence de texte devant vos yeux, alors que…

Il y a eu des photocopies de ce texte, je crois. Comment se fait-il que vous n'ayez pas le texte ? Il ne vous a pas permis d'aller le chercher ? Je vais lui tirer les oreilles. Très bien. Et vous faites tout ce qu'il vous dit. Vous êtes vachement obéissants. Bon, je vais lire le texte malgré tout. J'espère que vous aurez la compréhension minimale.

— Là, je n'ai rien compris. Il nous dit que Kippour est la techouva pour kol, pour tout, et après il nous dit pour l'individu et la collectivité. Alors, c'est quoi ? Vous dites tous ou tout ?

Le mot kol, en hébreu, peut effectivement se traduire par « tout », et peut aussi se traduire par « tous ». Mais si vous dites que c'est pour tous, cela inclut déjà l'individu et la collectivité.

— Toutes choses ? Pour toutes les fautes ?

Non, il dit qu'il faut faire techouva. Il dit ensuite: pour l'individu et pour la collectivité. Mais il faut faire techouva à Kippour, n'est-ce pas ? En plus, regardez la suite: c'est une fin de pardon.

« Pour Israël, les fikhar, chayavim, hakol, laasot techouva, olidadot beomakipourim »: c'est pourquoi tous doivent faire techouva et faire le vidouï le jour de Kippour. Alors, je n'ai pas très bien compris. Comme c'est le jour de techouva pour tous, alors tous doivent faire techouva. Il ne fait que se répéter.

— Ah, donc nous sommes bien obligés de traduire différemment le mot kol. Le jour de Kippour est le jour de techouva pour tous.

Et donc tous doivent faire techouva. Il y a une différence entre « tout » et « tous ». « Tout », c'est toute chose, comme vous l'avez dit: l'être du monde fait techouva à ce moment-là. C'est la techouva de tout. Et comme c'est la techouva de tout, elle concerne tous. Tous sont concernés. Vous avez compris ? — Oui.

Le chavar abim, c'est pour une faute collective. Imaginons par exemple que l'ensemble du public soit tombé dans la même faute, de manière collective. Alors ils font techouva. Par exemple, du temps d'Ezra, ils ont fait techouva pour les générations précédentes qui avaient été idolâtres. C'était une faute collective.

Il y a une autre faute collective, de nos jours: nous en sortons aujourd'hui, c'est la faute de l'exil. D'accord ? Nous sortons de cette faute, nous faisons une techouva collective. C'est un état de faute. C'est une punition, qui est elle-même une faute aussi. Par exemple, si je jette quelqu'un dans les ordures, c'est très, c'est pas sympa, c'est une punition. Mais s'il dit « j'y reste, j'aime bien ça », c'est une faute. Il y a donc ce qu'on appelle des circonstances atténuantes, mais l'état de choses est dépréciable en soi. D'accord ? Parfois, les circonstances ne sont pas seulement atténuantes, elles sont aussi parfois exténuantes.

D'accord ? Mais de nos jours, nous avons tous la possibilité de prendre un billet d'avion, payé d'ailleurs par la Sohnout, pour sortir de la faute de l'exil. Cela s'appelle une techouva collective. Et où fait-on la techouva collective ? Au ministère de l'Intérieur israélien, où l'on reçoit sa carte d'identité israélienne. C'est un acte de techouva qui se fait tous les jours.

En tout cas, ce que disait le Rambam, c'est la raison pour laquelle, le jour de Kippour, il faut que tous fassent techouva. C'est bizarre. En principe, on fait techouva dès qu'on a fait une faute. Peu importe la date de l'année où j'ai fait une faute: dès que j'ai fait une faute, je dois …

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