Parachat Emor / Yom Haatsmaout (09/05/16)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Haazinu (27/09/11), 57 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Pourquoi des Kohanim
Donc on va commencer sur la paracha Emor, et au milieu on parlera de Yom HaSmout, Bézrat Hachem. La paracha Emor est une paracha qui parle des Kohanim, en gros, et de la kedouchah, de la sainteté plus généralement. Je voudrais vous parler un peu de ce concept de Kohanim: pourquoi on a besoin de Kohanim, pourquoi on a besoin de Kohanim. On vit aujourd'hui dans un monde où l'on se dit: ça sert à rien, le Kohen.
Et rappelez-vous: à chaque fois que vous avez une question, une interrogation, quelque chose qui vous paraît bizarre, ça vient toujours du milieu dans lequel vous êtes né. Si, par exemple, vous étiez né en Afrique, au Kenya, en Chine ou en Iran, vous penseriez différemment. Vos interrogations, les kochot que vous avez sur la Torah, sont généralement d'ordre culturel. Ce que vous ressentez comme quelque chose qui ne paraît pas normal, la personne en vous qui trouve que ce n'est pas normal, c'est la personne occidentale. Ok ?
Donc, la Torah nous dit qu'on a besoin d'avoir des Kohanim. Et dans le monde occidental dans lequel vous avez grandi, et moi aussi, on est dans un monde d'égalité: tout le monde pareil, il n'y a pas quelqu'un qui veut être mieux qu'un autre, et ainsi de suite. C'est des choses qu'on a entendues depuis qu'on est nés. On les a vues dans tous les dessins animés, toutes les séries télévisées, tous les livres qu'on a lus, pour ceux qui ont lu plus d'un livre. On arrive donc à la même conclusion: on est dans un monde où tout le monde doit être identique et égal.
Avec ces axiomes de base dans lesquels on baigne depuis qu'on est nés, on doit être capable de répondre au pourquoi des Kohanim. Comme on l'a déjà dit dans les premiers chiourim, les questions sont légitimes. Pourquoi a-t-on besoin de Kohanim ? C'est une question légitime. On va y répondre.
Maintenant, ce qui n'est pas légitime, c'est le manque de modestie quand on aborde cette question. Ça veut dire que quand nous approchons des questions qui nous paraissent bizarres, il faut savoir qu'elles nous paraissent bizarres parce qu'on est nés là où on est nés, à l'époque où on est nés. Si on était nés cent ans avant, même dans le même pays, ou trois cents ans avant, même dans le même pays, on aurait certainement pensé différemment, parce que les valeurs évoluent.
Donc, pourquoi n'a-t-on pas besoin de communisme ? On a expliqué pourquoi le monde occidental ne comprend pas pourquoi on a fait... puisqu'on vit dans un monde occidentalisé, laïcisé, post-moderne. Oui, mais le monde occidental est laïc. Même si, j'ai dit, dans le même pays, trois cents ans avant, on aurait peut-être pensé différemment, aujourd'hui le monde occidental est laïcisé. Et il y a encore de l'émouna, par exemple... C'est pour eux, ça va... Aristocratie.
Il y a des halakhot qui concernent, par exemple, le cas où on a un hôpital avec un seul lit, et deux malades qui sont aussi malades l'un que l'autre: l'un est un Kohen, l'autre un Lévi, l'autre un Israël. On donne au Kohen d'abord. Ce ne sont pas des halakhot qu'on rencontre tous les jours. Mais pour vous dire qu'il y a certaines priorités, si vous voulez, pour le Kohen, c'est vrai.
Maintenant, pourquoi a-t-on besoin de cette hiérarchie ? Il faut savoir que... je vais donner des clés pour comprendre ça. Toutes les différences que vous trouvez entre nous et les goyim, vous les trouvez aussi à l'intérieur du peuple juif. Il y a des gens qui disent: « Ce n'est pas normal, les juifs ne doivent pas se mélanger avec les goyim, pourquoi ? » Il y a une différenciation, ne pas manger avec eux, et ainsi de suite; ça, oui. Si on veut faire avancer l'humanité, ou faire avancer n'importe quel groupe sur Terre, on est obligé de faire une différenciation.
Exemple: vous avez des officiers et vous avez des soldats. Si vous faites manger les officiers dans les mêmes salles que les soldats, demain matin, plus d'armée. On est obligé de garder une distance entre les officiers et les soldats, pour que les officiers, qui ont beaucoup plus travaillé, qui sont arrivés avant, qui ont fait plus d'années de service, puissent élever les soldats. Ok ?
Donc le peuple juif a reçu l'enseignement au Sinaï. Il a des millions de mitsvot et de halakhot qu'il va respecter au cours des années. Et ainsi, Israël va pouvoir élever l'humanité. Et pour qu'il soit capable d'élever l'humanité dans l'état où elle est aujourd'hui, il faut que ça se répare. Pareil pour le Kohen. Le Kohen, notre rabbin, le Kohen lui-même est différencié à l'intérieur du peuple juif. Il ne peut pas se marier avec n'importe qui dans le peuple juif, il ne peut pas aller dans les mêmes endroits, il ne peut pas toucher n'importe quoi, il doit tout vivre dans la pureté.
C'est très compliqué, parce qu'imaginez un Kohen qui a mis une semaine pour se purifier avec toutes les difficultés que cela pose: il ne peut même pas serrer la main à quelqu'un. Parce que, imaginez, il serre la main, il faut qu'il reparte se purifier au milieu de l'ordre. C'est donc une vie très compliquée, un Kohen.
## La sainteté et les interdits
Donc un Kohen va voir comment on a ces différenciations et toutes ces mitsvot, parce que partout on a plus de kedouchot, partout on a plus d'interdits. C'est dans la paracha, le premier pasouk de la paracha de la semaine dernière: partout où il y a une différence de sainteté, cela va avec, obligatoirement, des interdits. Ce n'est pas que, ça y est, tu es saint, non ? Si effectivement tu fais partie du peuple juif, alors tu as beaucoup de mitsvot, beaucoup de commandements, beaucoup d'interdits. Et si tu es Kohen, tu en as encore plus. Et si tu es Kohen Gadol, tu en as encore plus. Ça va ensemble. Ça veut dire que la sainteté individuelle est toujours en relation, toujours parallèle au nombre de mitsvot, de commandements et d'interdits que la personne va avoir.
C'est clair comme idée ? D'ailleurs, est-ce que quelqu'un veut un stylo ? J'en avais un aujourd'hui, j'ai pensé à vous. J'ai pensé à toi quand je disais ça, non ? Tu veux un stylo ? Non ? Ok. Bon. Donc ça, c'est la première idée. Vous comprenez, donc: pourquoi a-t-on besoin de Kohanim ? Comment a-t-on besoin du peuple juif ? Le peuple juif est appelé Mamlechet Kohanim vegoy kadosh, d'accord ? On est appelé un peuple de kohanim, un peuple saint, c'est-à-dire qu'on a dans notre destin, dans notre destinée, dans l'échec qu'on doit faire sur Terre, d'élever l'humanité.
En ce moment, je suis en contact avec des gens en Afrique, des villages entiers, des centaines de personnes, qui font les mitsvot. Il ne faut pas dire qu'ils font les mitsvot. C'est impressionnant à voir... Non, ce sont des gens qui ont décidé de faire les mitsvot, …
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