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Parachat Emor (01/05/12)

58 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Emor (28/04/15), 53 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bon, à part, j'étais mort. La paracha, les gens, en général, aiment bien s'endormir pendant la lecture de la Torah, parce que c'est une paracha qui traite de choses qui ne sont pas toujours très actuelles. Comme plusieurs parachot dans le livre de Vayikra. Bon, il y a les fêtes au milieu, pour se réveiller un peu. Et donc, mort aux Kohanim. Donc on demande si une paracha s'adresse aux Kohanim, et beaucoup de fois, dans la paracha, on dit que Hachem s'adresse à Moshé, à Aharon. Il leur explique plein de choses.

D'abord, je voudrais parler un peu des Kohanim, puisque la paracha traite des Kohanim. Les Kohanim ont un statut un peu spécial dans le peuple juif. Comme on l'a déjà expliqué, le concept de Kohen, Kohen en hébreu, ça veut dire prêtre. C'est le mot Kohen. Nous, nous sommes habitués au Kohen, pour nous c'est le Kohen. En vrai, Kohen veut dire prêtre. C'est vrai que moi, ça m'a un peu surpris quand on me l'a dit. Surtout, j'ai remarqué parfois dans la Torah: Kohen de Midian, Kohen ov. Alors c'est quoi, Kohen ov ? Pour moi, un Kohen, c'est un Kohen. Non, non. C'est un inconvénient quand on apprend les mots en hébreu du Kodesh: on leur donne une signification, et parfois la Torah nous ramène un peu sur terre. Donc le Kohen, en fait, c'est le prêtre.

Maintenant, on a déjà expliqué que concevoir qu'il nous faut un Kohen pour parler avec la divinité, c'est quelque chose qui est entrevu dans pas mal de religions, peut-être toutes les religions. Il y a donc quelque chose de naturel, de commun même, à penser que l'homme ordinaire ne peut pas accéder directement au Kodesh et qu'il a besoin d'un intermédiaire. Donc le fait que même les goyim aient compris ça, ça veut dire que c'est quelque chose d'universel. C'est une aristocratie. Elle l'aide dans ses actes, dans le sens où le Kohen va voir deux choses. D'abord, au niveau génétique, si tu veux, il va être descendant d'Aharon HaKohen.

Les gens qui s'amusent, ils ont fait des vérifications génétiques, et ils se sont rendu compte qu'il y avait un gène comme ça de Kohen, qui se trouve sur le chromosome Y, et qu'une bonne partie des Kohanim l'avaient. Moi, je trouve ça marrant. C'est logique: si les Kohanim viennent d'Aharon, il est logique que s'il y a quelque chose de spécial, ça se trouve dans les gènes et que ça se transmette. Alors, j'ai pas dit ? Aujourd'hui, on n'y parle de rien. On espère qu'on est tous juifs, et pas même d'y arriver. Mais bon, parmi les choses qui se passeront à l'époque du Machia'h, c'est de savoir de quelle tribu chaque personne vient, s'il y a Kohen ou Lévi, et tout. Donc on s'inquiète pas: nous, on fait notre boulot, ceux qui sont Kohanim, on les considère comme Kohanim. Pour le reste, chaque chose en son temps.

Donc ça, c'est pour les Kohanim. Maintenant, les Kohanim ont deux choses. Premièrement, ils sont descendants d'Aharon, et Aharon avait une certaine particularité, une certaine grandeur, qui passe par lui. Deuxièmement, on va leur attribuer un certain mode de vie qui va leur permettre de s'occuper du Kodesh. Quelles sont les choses particulières au Kohen ? Quelle est la particulière au Kohen, vous savez ? Alors, non: ils n'ont pas de part sur la terre. Donc, en vrai, ça ne peut pas être comme la majorité des gens qui, à l'entrée en Erets Israël, reçoivent une part de terre. Ils ne basaient pas leur vie sur l'agriculture. Quelqu'un qui a une part de terre travaille sur la terre. Quelqu'un qui n'en a pas est obligé de faire autre chose. OK ?

Deuxièmement, de quoi vivent les Kohanim ? En gros, il y a trois sources. Hachem, c'est-à-dire que la Torah a institué, si vous voulez, tout un système pour qu'ils puissent recevoir de la nourriture sans travailler. Donc, quelles halakhot encore connaissez-vous sur les Kohanim ? Avec les halakhot, on déduit une essence, on déduit une signification. Ils ne peuvent pas épouser une femme (divorcée ?). Le Kohen ne connaît pas. C'est quelqu'un qui, dans sa vie, n'a jamais été confronté au Majber, aux crises. C'est-à-dire qu'il ne va pas avoir la difficulté de travailler. Vous savez que la paracha est quelque chose de très difficile, vous le saurez en travaillant. Mais déjà, la paracha, c'est quelque chose qui peut être caché, qui est écrit à tiens-fou. Ça peut être difficile comme la traversée de la mer Rouge.

Deuxièmement, il ne connaît pas le Majber, il ne se marie pas avec une femme qui a elle-même connu ce type de Majber, dans un mariage, dans la vie de couple. Troisièmement, quel est encore le commandement spécial ? Ça, c'est dans les commandements positifs, dans les commandements négatifs, qu'est-ce qu'il y a d'autre ? De ne pas se rendre impur. C'est-à-dire que comme ce commandement est peut-être le plus central dans sa vie, parce que c'est la chose qui l'occupe le plus, il n'a pas le droit de devenir

impur. Le contact avec la mort, c'est quelque chose qu'on va éloigner de lui. Donc il ne connaît pas le Majber au niveau social, puisqu'il n'a pas besoin de travailler. Il ne connaît pas de Majber au niveau familial: il se marie avec une femme qui n'a pas connu ça. Et il ne le connaît pas non plus au niveau individuel, puisqu'il ne va pas être en contact avec la mort. Il est donc clair qu'on va l'éloigner, si vous voulez, d'un maximum de choses qui peuvent rendre la vie

de l'homme plus difficile.

Les Kohanim, à la base, n'ont pas d'obligation d'être des tsadikim. Pour eux, c'est un choix. Maintenant, je comprends la chose: le Kohen a intérêt à être tsadik, sinon il ne va rien manger de la journée. Je donne un exemple, celui que je vous ai raconté dans la Guemara. Il y avait un Kohen qui avait l'habitude de faire toutes sortes d'avérot. Tout le monde a décidé qu'il ne recevrait plus rien de la trouma. Dans la ville, plus personne ne voulait rien lui donner, parce qu'on s'était rendu compte qu'il n'était pas très… Tu donnes à qui tu veux ? Non. Tu peux passer par un intermédiaire, mais, de manière générale, tu donnes à qui tu veux. Donc les Kohanim qui n'étaient pas très, très propres, eh bien plus personne ne leur donnait, ils mangeaient, ils mouraient de faim.

D'ailleurs, on raconte une histoire comme ça dans la Guemara: il y avait un Kohen qui avait fait plein de bêtises, qui se rendait impur, et tout ça, donc plus personne ne lui donnait rien. Comme il aimait bien la viande, il aimait bien recevoir tout ça gratuitement, alors il est allé voir les Dayanim de la ville, il a dit: voilà, je fais techouva, et tout ça, et tout. Bon, ils lui ont laissé une chance, il a dit: bon, d'accord. Alors, ils ont dit: dans la ville, on peut lui redonner la trouma. Tout le …

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