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Parachat Naso (06/06/16)

1 h 02

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Naso (26/05/15), 54 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, une paracha qui va parler de toutes sortes de manières de se rapprocher d'Hachem, et de l'interaction entre Hachem et les gens qui ont besoin de venir au Beit Hamikdach. On va voir. La paracha de Nassa, elle continue la paracha de Bamidbar. On a fait une longue énumération des différentes familles d'Israël. On a les tribus, donc douze tribus, ou treize tribus, puisque les tribus de …

Et après, dans chaque tribu, on a trois, quatre familles. Et après qu'on a terminé tout le livre, les douze tribus d'Israël, sauf la tribu de Lévi, on passe à la tribu de Lévi. On a une énumération de chaque famille de Lévi. Et chaque famille de Lévi a un rôle différent. Il y en a qui portent les ustensiles du Beit Hamikdach, il y en a qui portent les poutres, il y en a qui chantent. Chacun son travail.

Donc on va parler des Lévim et de leur rôle dans le Beit Hamikdach. On a l'habitude de penser surtout aux Kohanim dans le Beit Hamikdach, mais chaque jour, dans le Beit Hamikdach, il y a des Kohanim qui travaillent, qui font le service, les korbanot, les journaliers, et chaque jour il y a aussi des Lévim et des Israélites qui sont là-bas. Alors, chez les Lévim, il y a deux rôles principaux.

Il y a ceux qui chantent faux et ceux qui chantent juste. Ceux qui chantent juste, ils chantent. Et ceux qui chantent faux, ils ouvrent les portes. Alors évidemment, quand on est Lévi, il vaut mieux avoir une belle voix, sinon on va être condamné à ouvrir des portes. Donc le rôle des Lévim, c'est de mettre l'ambiance, si vous voulez, dans le Beit Hamikdach, d'aider à cette élévation qui se trouve chez celui qui vient là-bas, grâce à l'accompagnement des korbanot. Les korbanot sont accompagnés par des instruments de musique et par des chants. Donc les Lévim, c'est eux qui font ça. Quand on n'a pas l'oreille musicale, on ouvre les portes, contre les Lévim.

Donc je vais dire deux mots sur le chant. Imaginez une tribu entière qui s'occupe du chant, de la musique. Toute l'humanité peut changer avec ça. Imaginez que, plutôt qu'une personne qui, quand elle a envie de sortir une musique qui lui plaît, la sort, vous ayez des dizaines de milliers de personnes qui, jusqu'à l'âge de 30 ans, ne font que apprendre la musique, et pas une ou deux: c'est une tribu entière. Alors, vous imaginez comment ça peut changer toute l'humanité, comment tout l'avenir de la musique peut être modifié par ça. La musique a une influence sur l'âme. Quand quelqu'un est triste, il écoute un certain type de musique, il peut devenir joyeux. Et inversement.

C'est pour ça que la musique est utilisée dans le Beit Hamikdach. Vous savez, il y avait une science de la musique dans le Beit Hamikdach, il y avait des chants tribaux, et certains ont été volés par l'Église, et on les a retrouvés. Un jour, le Rav Kapar était à Rome.

Rav Kapar, c'est un rav yéménite, donc il n'avait jamais rencontré de chrétien de sa vie jusqu'à ce qu'il fasse son alyah. Vous imaginez, les Yéménites ne sont pas trop arrivés là-bas. Et à Rome, c'est un endroit… Tous les cinq mètres, il y avait trois églises. Enfin, c'est un endroit qui est difficile à aller pour un juif normal. Et il entend un chant. Il dit: « Mais je connais ce chant. C'est un chant que nous chantons dans notre synagogue. »

Et on a une tradition que c'est un chant qui vient du Beit Hamikdach. C'est-à-dire qu'il y a un chant très ancien qu'ils avaient gardé. Les Yéménites avaient gardé ce chant, et il y avait une tradition. Si c'est une tradition ancienne, des fois elle peut être erronée. Mais eux, ils avaient une tradition que ce chant venait du Beit Hamikdach. Il y en a au moins un autre encore comme ça, du même style. Et eux, ils ont vu que les chrétiens l'ont mis dans leur église. C'est compréhensible, parce que les chrétiens ont, il y a eu un vol d'identité du christianisme au judaïsme. Donc ils ont pris ça. Tout le christianisme, c'est ça.

Un jour, il y a un curé qui a dit: « La Bible, c'est très beau, mais c'est tellement dommage qu'il vous manque le livre des Psaumes. » Il y a un curé qui a dit: « La Bible, c'est beau, mais c'est tellement dommage qu'il vous manque le livre des Psaumes. » Et les juifs ont répondu: « Je ne savais pas que ça faisait partie de la Bible. » Il faut vous dire que, non, parce qu'ils croyaient que ça faisait uniquement partie des Évangiles. Ils ne savaient pas que ça faisait partie des Ketouvim. Donc là, je vous raconte une autre histoire pour que vous compreniez jusqu'où ça va.

Alors, dans l'introduction, vous savez que le Gaon est venu là. Il n'y a pas, c'est très très rare dans l'humanité, pas seulement dans l'histoire du peuple juif, qu'un homme atteigne ce niveau-là. À l'âge de six ans, il connaissait déjà par cœur le Talmud, le Bavli, le Yerouchalmi. Dans toute sa vie, il n'y avait pas un qui pouvait lui apprendre une ligne de Torah. C'était à six ans. C'est quelque chose qui est très très au-delà du génie, très très rare dans l'histoire de l'humanité. Ce n'est pas qu'il y en a un par génération: même par génération, il n'y en a pas une personne comme ça. C'est un tous les cinq cents ans, je ne sais pas, qu'on a quelqu'un qui naît comme ça.

Et le Gaon de Vilna connaissait tout, toutes les sciences, toute la Torah et tout. Quand il a fait sa bar mitsva, il a fait un discours. On a le discours de bar mitsva du Gaon de Vilna. On l'a étudié un jour, et je peux vous dire qu'il faut être à Mitrasan pour comprendre ce qu'il dit. Un jour, on l'a imprimé dans un livre, et là-bas il remercie telle et telle personne qui lui a offert tel livre, et tout ça.

Donc le Gaon a demandé à un de ses élèves, Baal Hatanya, d'étudier les mathématiques. Il lui a demandé d'étudier les mathématiques. Pourquoi ? Il dit: Hatsir lachiv et ta'gizi lanou, il faut que tu nous ramènes toutes ces sciences qui étaient connues à l'époque des prophètes et qui ont été perdues. Il faut que tu les restitues maintenant.

C'est-à-dire qu'à l'époque où le peuple juif était prophète, il y avait des dizaines de sciences qu'on maîtrisait. Une très très grande connaissance existait en Chol et en Kodesh, et elle a disparu avec la prophétie. Certaines ont été prises, comme par exemple les chants, des choses comme ça. D'autres ont disparu. Non, mais ce sont de grandes connaissances. Il y avait beaucoup de connaissances qui existaient et qui ont disparu. Par exemple, on sait qu'il y avait une famille dans… La Guemara raconte.

Cours de Machon Meir

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