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Parachat Nitzavim (07/09/15)

56 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Nitzavim (26/09/16), 55 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors, Béréchit Havaim, la paracha de Nitsavim. On se trouve avant Roch Hachana. La paracha de Nitsavim tombe généralement avant Roch Hachana, et il y a une raison, vous allez voir. Nitsavim, c'est-à-dire que vous vous tenez debout, et on se tient debout quand on est jugé. Et Roch Hachana, eh bien, on est jugé. Il y a donc un rapport. On va voir qu'il y a aussi un autre rapport.

En général, Nitsavim est collée à Vayelekh. Cette année, elle n'est pas collée, c'est-à-dire qu'en général on lit deux parachiyot ensemble. Elles sont très courtes toutes les deux. Là, ça dépend, en fait. Il faut que tout soit calculé pour que le Chabbat Béréchit, c'est le premier Chabbat après Souccot. Si Béréchit doit tomber avant Souccot, il faut revenir en arrière et voir si on doit coller ou ne pas coller. Ça dépend aussi du nom, par exemple. Quand on ajoute un deuxième mois, c'est toujours séparé. Quand il y a Adar Bet, c'est toujours séparé en deux. Il y a beaucoup de parachiyot qui sont séparées, mais parfois, quand il n'y a pas une année embolismique, il n'y a pas d'Adar Bet. Roch Hachana tombe comme ça qu'on est obligé de séparer. Donc non, je n'aime pas.

Nitsavim, ça veut dire vous vous tenez debout, mais vous vous tenez debout fermement. Le mot en hébreu, Nitsav, en mathématiques, ça veut dire perpendiculaire, comme ceux qui font les psychos. Nitsav, ça veut dire perpendiculaire. En hébreu, je ne sais pas, en maths, quoi.

Dans la vie de tous les jours, Nitsav, c'est-à-dire qu'il se tient fermement. Le peuple d'Israël se tient fermement, et c'est quelque chose d'important à savoir: les Juifs sont là pour tout le temps. Il y a des peuples qui viennent et qui partent, mais le peuple juif est là tout le temps. Ça implique pas mal de choses, parfois pas faciles à assumer, parce que quand vous êtes là pour la vie, il faut faire ce qu'on doit faire. Un peuple qui est là pour 100 ans, 200 ans, quoi qu'il fasse, il va de toute façon porter la poubelle de l'histoire. Ce n'est pas grave s'il ne fait pas de grandes mitsvot et de grandes lavarot. Raoul Michel a fini son... il n'en a pas beaucoup. Mais un peuple qui doit traverser toute l'histoire doit avoir des mitsvot, et des directions morales, et tout cela.

Donc, Nitsavim, on a expliqué. Un mot quand même sur Vayelekh. Qui est Vayelekh ? Avec qui Vayelekh ? Vayelekh, c'est Moshé. Vous, les Juifs, vous vous tenez debout fermement, et Moshé s'en va. Ces quatre parachiyot qu'on a là, depuis Nitsavim jusqu'à la fin de la Torah, sont annoncées le même jour: le dernier jour de la vie de Moshé. Quel jour Moshé est-il décédé ? Vous vous rappelez ? Le 7 Adar, d'accord ? Le 7 Adar de quelle année ? Ah, ça c'est plus dur ! L'année où on est rentré en Erets Israël, c'est quelle année ?

— 1930... non, 1947. Non, non, non. 1948, c'est l'année où Avraham Avinou est né. Je parle en... dans l'hébreu. L'hébreu. C'est vrai qu'Avraham Avinou est né en 1948. Facile à retenir, ce n'est même pas un hasard. L'année où le peuple d'émouna est sorti d'Égypte, c'est deux mille... deux cent huit. Quatre cent quarante-huit ? Deux mille quatre cent... deux mille quatre cent huit. Sortis d'Égypte. D'Égypte. Et l'entrée en Erets Israël, c'est quarante ans plus tard.

Quand on ajoute quarante-huit, quarante, ça fait combien ? Quatre-vingt-huit, tu veux me dire ? En tout cas, moi je me rappelle que c'était quarante-huit, mais si tu le dis, je vais bien vérifier. En gros, on est à deux mille deux cent et quelques années de la création du monde, la création du monde telle qu'on la connaît aujourd'hui, parce que le monde était écrit bien avant. On est donc le dernier jour de la vie de Moshé, et Moshé fait vraiment le marathon des dernières instructions au peuple juif avant son départ.

Qu'est-ce qui va se passer ? Déjà, les qui ont entendu la paracha de Nitsavim ont un peu tremblé. Qu'est-ce qui s'est passé juste avant Nitsavim, vous vous rappelez ? À la fin de Ki Tavo, il y a quatre-vingt-dix-huit versets de malédiction. Quand on les lit, je peux vous dire qu'on va mal. Les étaient un peu choqués par les malédictions et se sont dit: on ne va pas pouvoir tenir de telles malédictions.

Quand ils ont vu les malédictions de Ki Tavo, ils ont commencé à trembler. Moshé leur a dit: ne vous inquiétez pas, vous êtes éternels. Vous, le peuple juif, vous ne allez pas disparaître. Il y a des malédictions, mais avant elles, dans Nitsavim, on nous dit: on va vous faire entrer dans l'Alliance, dans la brit. On va dire quelques mots sur cette Alliance, cette histoire de brit.

Rachi nous dit qu'Il les a fait entrer dans la brit maintenant, qu'Il a fait l'Alliance maintenant. Il a racheté les générations pour leur dire que, malgré ces malédictions, il n'y a pas de risque pour eux. Israël restera toujours. Ce n'est pas évident, parce que quand vous regardez l'histoire des peuples, les peuples ne restent pas toujours. Un peuple qui part en exil disparaît.

Prenons un exemple très banal. Disons des Portugais qui sont venus en France dans les années 50. Au début, ils parlaient portugais, première génération. Deuxième génération, ils s'appellent Rodrigues et parlent un peu portugais. Troisième génération, ils s'appellent André et parlent français. Il garde peut-être un peu de la culture, mais il a plus de lien. Il a oublié tout ça. Il a un nom de famille qu'il rappelle parfois, mais ça ne va pas forcément rester.

Le peuple juif va traverser deux mille ans d'exil, ce qui est unique dans les annales de l'histoire, et il va rester juif. Cela fait partie des astakhot, des promesses de HaKadosh Baroukh Hou: même quand vous partirez en exil, ne vous inquiétez pas, vous restez. Ça ne veut pas dire que tout va bien se passer là-bas. On va se prendre plein de baffes. Les malédictions se sont réalisées, et HaKadosh Baroukh Hou le raconte: chaque fois, Il dit: voilà, j'ai vu ça, c'est ce qui s'est passé, cela me rappelle ce qui est marqué là-bas dans le verset. On les a vécues, ces choses-là.

La question fondamentale que je vais vous poser est une question un peu douloureuse, peut-être difficile: pourquoi a-t-on besoin de malédictions ? Pourquoi HaKadosh Baroukh Hou fait-Il des malédictions d'un tel niveau ? C'est quand même dur. Vous venez tous d'une culture occidentale. Attendez, je vais vous répondre aussi.

Il y a une question que je pose: pourquoi HaKadosh Baroukh Hou a-t-Il besoin d'écrire des malédictions aussi difficiles, alors que juste après, dans la paracha, Il est obligé de dire, Il est obligé... Il vient nous dire, pour le reste, ne vous inquiétez pas, Je fais avec vous une Alliance et vous restez là éternellement. La question qu'on me pose...

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