Parachat Emor (28/04/15)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Emor (29/04/13), 1 h 03
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Parachat Emor. On va traiter de plusieurs thèmes dans cette paracha. Si vous avez d'autres questions, on reste ouverts à des thèmes supplémentaires. Je vais d'abord indiquer ceux que je compte aborder.
Premier thème: pourquoi a-t-on besoin de Kohanim, et à quoi cela sert-il ? On en a parlé un peu dans la paracha Tetzaveh, mais on va expliquer plus longuement à quoi servent les Kohanim, pourquoi on en a besoin, et pourquoi on a besoin de toute cette infrastructure: les Kohanim, les Leviim, le Kohen Gadol, et tous ces niveaux.
Deuxièmement, il y a une halakha qui apparaît comme en passant, mais qui concerne en fait tout le monde et pas seulement le Kohen: l'interdiction de se faire des marques dans la chair. Vous savez, des gens qui font des… Comment on appelle ça ? Scarification ? Scarification, voilà. J'avoue que je ne connaissais pas du tout. Et ça, c'est interdit dans la Torah. On va expliquer pourquoi les gens font ça, ce qu'ils veulent exprimer, parce qu'il y a beaucoup de gens qui le font, on va le voir dans plusieurs cultures, et pourquoi nous, on ne le fait pas.
Dans chaque chose où il y a des gens, quand vous voyez 200, 300 000 personnes qui font quelque chose, cela veut dire qu'il y a une raison derrière. On sait que les gens sont toujours attirés par une vérité qui se trouve dans ce qu'ils font. En général, il y a beaucoup de mensonges autour, donc finalement ce n'est pas la bonne décision, mais ils sont toujours attirés par quelque chose qui leur paraît beau.
— Pourquoi autant de détails sur les mots d'écho ? Il n'y a pas toute la liste réelle… Il y a des quatre paracha de… Non, ce n'était pas l'écho, c'était le Beit Hamikdash. Bon, on va voir pourquoi on a besoin de détails. Oui, c'est bien.
Troisièmement, le concept du beau. Pourquoi, dans la Torah, un Kohen à qui il manque un œil, un bras, je ne sais quoi, ne peut-il pas entrer au Beit Hamikdash et ne peut-il pas faire son travail au Beit Hamikdash ? Je vois que vous vérifiez à tous, c'est bon.
Et donc, pourquoi ? On devrait se dire: le Saint, béni soit-Il, aime tout le monde, l'égalité, tous les principes auxquels on a été éduqués, les handicapés de l'époque… Pourquoi pas ? Et tout.
Un homme qui a une jambe plus longue que l'autre n'entre pas, il ne peut pas faire le travail du Beit Hamikdash. Il faut expliquer pourquoi. C'est une chose qu'on doit comprendre, et on va y répondre. Rappelez-vous qu'à chaque fois qu'il y a quelque chose qui vous dérange, dites-vous que la personne qui vous dérange, c'est l'Occident en vous.
C'est-à-dire que ce sont toujours nos valeurs venues de l'Occident, tout ce qu'on a éduqué depuis qu'on est petit en France, qui nous font dire: « Ah, ce n'est pas normal ! » Et donc on va expliquer pourquoi c'est normal.
— Oui, il y a des choses qui sont passagères, et d'autres qui sont définitives. Un homme qui manque un œil, par exemple, c'est définitif. Je ne sais pas, ce n'est pas marqué dans la liste.
Ils voient le sang vert, quoi, c'est dur. C'est marrant, le sang est vert. Moi, j'avais un neveu comme ça, à l'âge de 15 ou 16 ans, il a dit à sa mère que c'était gris, gris comme le saucisson. C'est-à-dire que jusqu'à présent il était sûr que le rouge était gris, puisqu'il ne voyait pas. Personne ne le savait dans la famille. Oui, non, c'est-à-dire qu'il voyait ça. Oui, mais pour lui c'était ça le…
— Non, c'est un mot ? Non, pour vous dire quoi. Non.
Donc ça, c'est encore un thème qu'on va voir. Et on verra, à la fin de la paracha, ce qu'on appelle la paracha Tamouadim, c'est-à-dire la paracha qui regroupe, d'affilée, l'une après l'autre, toutes les fêtes de la Torah et aussi les fêtes instituées par les Sages. On verra ce qu'on a à en dire. Et si vous avez d'autres questions au milieu, on verra.
Donc, on commence par les Kohanim. Comment les Kohanim sont-ils là ? Pourquoi a-t-on besoin de Kohanim ? Pourquoi les Kohanim sont-ils Kohanim ? Pourquoi font-ils ce travail et pas nous ? Évidemment, les Kohanim sont contents.
Quelqu'un m'a dit: « Ah non, moi, je n'en veux pas, être Kohen, je suis purifié tout le temps, galère. » Non, mais j'imagine. Imaginez, un Kohen a quand même des interdictions que nous n'avons pas. Par exemple, quelqu'un lui serre la main, il transpire: « Attends, maintenant il faut que j'aille au mikvé ! » Vous comprenez, ce n'est pas évident.
— Il n'y a pas de rang. Il peut y en avoir, mais quand il y a eu le partage de la terre, selon Yehoshoua bin Noun, après avoir conquis la terre, il a séparé, et les Kohanim n'ont pas de part. Mais aujourd'hui, un Kohen peut être homme d'affaires: il achète une maison, un terrain, 200 terrains, et cela lui appartient. Mais ils n'ont pas d'héritage. Voilà, il faudrait un prophète pour savoir à quelles tribus ils appartiennent, où on les replace, tout ça. Mais attention, on est en train de travailler, on en est proche. La prophétie est déjà en route, vous arrivez.
Oui, oui, obligé. Tous les terrains vont revenir, les tribus vont revenir. Ne vous inquiétez pas. 85 % du territoire de Yehouda n'est pas occupé, c'est le Néguev. Il y a donc de la place là-bas. Les prophètes ont dit qu'elles reviendront, elles reviendront.
On a déjà pas mal de gens qui sont revenus. On a une partie de Bnei Ephraïm qui est arrivée, une partie de Dan qui est arrivée, puisqu'il n'y a plus qu'un Dan. Bnei Ephraïm, les gens qui ont une tête d'Indien, d'Indou comme ça, ce sont les Bnei Ephraïm. Béni soit Hachem, ils sont revenus.
— Qui ? Non, Binyamin, Yehouda, c'est tout le monde. Il y a Marc et Dagmara, tous ceux d'aujourd'hui qui sont dans la galout, ils sont descendants de Binyamin et Yehouda, sauf les Kohanim qui sont là. Donc maintenant, on a des Reouven, on a 20 ou 30 millions de Reouven qui sont au Pakistan. Ah oui, c'est grand, c'est grand. Reouven et Gad en Afghanistan.
Les tribus perdues, les tribus perdues, les Pachounes et compagnie. Oui. Ils ne sont pas juifs, ils sont descendants de juifs. Mais ils vont revenir en tant que descendants de juifs. La Guemara dit qu'ils reviennent. Ils reviennent convertis ou pas convertis ? Ils reviennent sous forme de convertis. Parce qu'on les a perdus. Oui. Il y a toutes sortes de cas. Il y a plein de sortes. Il y a un livre, Dvar Avraham, si vous voulez le voir, sur les tribus, vous verrez comment ça marche. Mais ce n'est vraiment pas lié aux Kohanim. Et je pense qu'il y a à peu près tout le monde, plus ou moins.
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