La liberté de vouloir ce dont j'ai besoin selon le Rav Akrich
La liberté naît de la loi qui la grave : limites, perfectionnement et harmonie entre vouloir et besoin.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Nos premiers pas dans la Torat HaNefesh, 1 h 05
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## La liberté inscrite dans tout ce qui existe
Dans l'aspiration morale de l'être, on pourrait dire, d'abord, et en ouverture de notre propos, et je vais insister sur les termes qui sont nécessaires à être repris, à être entendus. Je n'utilise pas le texte hébraïque du Rav, parce que c'est déjà suffisamment compliqué comme cela, pour vous rajouter la littérature hébraïque du Rav.
J'ai traduit une grande partie, et donc essentiellement ce sont les sujets qui m'intéressent, parce qu'ils nous intéressent en premier lieu. Et vous allez voir de quoi il s'agit. Premier axiome: la liberté s'inscrit dans tout ce qui existe. C'est-à-dire dans moi, dans l'autre, dans tout ce qui existe, qui peut être le végétal, le minéral ou l'animal.
Je ne vous demande pas d'essayer de comprendre cela pour l'instant, mais de le garder dans la dimension humaine. Il y a une place là-bas, elle est libre, avec une table. Il n'y a personne ? Ah, d'accord. Sinon, en attendant, donc la liberté s'inscrit dans tout ce qui existe. Si cette liberté s'inscrit dans tout ce qui existe, c'est parce qu'il y a une raison.
Lorsque je parle de Hérout en hébreu, je parle de Harout, c'est-à-dire que la liberté est ce qui se grave, ce qui s'inscrit dans tout ce qui existe. C'est la raison pour laquelle nous parlerons de la manière dont, hors du don des Tables de la Loi, les lettres sont gravées, inscrites, mais dans un sens foncier,
où il nous faut entendre que ce qui est gravé au moment du don des lois est la manière que l'Éternel nous propose pour rencontrer la liberté de l'homme. La liberté n'est pas l'anarchie. La liberté se réalise à travers ce qui s'est inscrit, ce qui s'est gravé au niveau de la loi. Hok.
Hok est la racine de Hakouk, de ce qui est inscrit, de ce qui est gravé. Vous voyez donc que le mot liberté et le mot loi ont comme essence sémantique la même racine: la gravure, l'inscription. C'est-à-dire qu'il y a donc une interaction
entre la loi et la liberté. Car là où il n'y a plus de loi, c'est l'anarchie. Quand nous étions ensemble pour Chabbat, pour ceux qui étaient avec moi, nous avons parlé de El Shaddaï, qui est un des noms de l'Éternel, El Shamar Daï, celui qui a dit, l'Éternel qui a dit: « Cela suffit. » Pourquoi ? Je vous ai donné l'exemple du droit, où, à l'instant où je vous parle,
pour que le doigt soit doigt, c'est qu'il est la conséquence d'un amalgame de la division cellulaire de la mitose. Mais cette division cellulaire ne peut pas être ad vitam aeternam sans qu'elle puisse servir à donner la forme physique de l'objet prévu. C'est la raison pour laquelle nous naissons avec deux mains et deux jambes, et pas avec trois. Que le nez est entre les deux yeux,
et que la bouche est faite de deux lèvres, et ainsi de suite. Est-ce que vous comprenez ce que je dis ? La liberté s'inscrit dans tout ce qui existe. Mais la liberté s'inscrit dans tout ce qui existe parce que la loi s'y est gravée. La loi est limitative. Mais parce qu'elle est limitative, elle permet à la liberté de s'exprimer. Car si la loi n'était pas limitative, la liberté
serait anarchique. Est-ce que c'est clair ce que je viens de dire ? Je peux faire que ça pendant une heure, c'est bécédaire. Est-ce que c'est compris ce que je viens de dire ? Je suis, en tant qu'homme, un homme libre, parce que cette liberté qui est la mienne se résout à s'affirmer à travers une loi, c'est-à-dire à travers un vecteur, un médian, un moyen
qui prévoit les limites. Qui donne ses limites à l'existence. Je ne peux pas être tout et n'importe quoi. Je ne peux pas être tout et n'importe qui. Je ne peux pas, ni dans le temps, ni dans l'espace qui m'est octroyé, m'offrir à, comment dire, à tout. Je suis ce que l'Éternel a bien voulu créer
dans les limites de sa création. Et c'est cette liberté-là qui se révèle dans la loi. Et la loi, comme la liberté, sont gravées. Raison pour laquelle les Sages, dans la langue hébraïque, ont fait ce jeu de mots: Harout, Herout. Al tikra Harout, ela Herout. Ne lis pas Harout (gravé), mais Herout (libre). Si elle a un relent de liberté, quel qu'il soit, c'est parce qu'elle a été gravée.
Quand je dis gravée, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je lui ai donné ses limites. Car si je n'avais pas donné de limites au trait, et que le trait avait été illimité, il n'aurait jamais pu dessiner la lettre et donner à la lettre son dessin, ein, c'est-à-dire son projet. Ça, ce n'est pas facile, hein ? Il vaut mieux être un animal.
Oui. Il n'y a pas de véritable liberté, parce que dans l'illimité il ne peut être question de liberté. Si il n'y avait pas de limite, tu empièterais sur son existence. La liberté, vous avez appris cela certainement en France, en littérature: la liberté, ma liberté cesse
là où la tienne commence. C'est donc que, pour qu'il y ait ta liberté et ma liberté, il a fallu donner une limite à cela. Oui, je joue à la limite. Je dirais que quand je prononce « liberté anarchique », c'est un oxymore. L'oxymore, c'est de dire que, dans la nuit profonde, ma visibilité était…
Vous savez, le mal était un bien extraordinaire. Dans la littérature primaire, non pas qu'il n'y ait pas, dans le mal, une notion de bien, bien entendu, mais de voir dans le mal, dans une littérature primaire, le bien, c'est un oxymore inacceptable, vous savez.
Oui, alors, lorsque je parle de l'infini ici, je ne parle pas de l'espace, mais je parle du temps de l'homme, de l'identité de l'homme, de l'identité de la création. Nous sommes, nous, des êtres finis dans un infini dont nous n'avons pas la véritable conscience de la présence. Mais elle est infinie, cette présence. Nous savons par les astrophysiciens que nous fréquentons que nous découvrons des étoiles après des étoiles
et nous découvrons des galaxies après d'autres galaxies. Nous sommes véritablement en présence d'un infini qui nous réduit à l'infinitésimal. Mais cela n'empêche pas cet infinitésimal que toi et moi sommes de revendiquer une liberté significative, singulière, particulière. Parce qu'il y a, dans la volonté créatrice de l'Éternel, dans cette limitation de la création, une limitation qui
révèle une certaine législation. La législation ne s'arrête pas à toi et à moi. La législation est dans la nature qui nous entoure. Bien entendu. Elle est dans le cosmos. Je vous l'ai dit, mais je vous le répète: les Grecs avaient déjà entendu et compris que le cosmos voulait dire, voulait nous faire entendre qu'en interpellant l'espace par le cosmos, ils nous interpellaient concernant l'harmonie. Vous comprenez ?
Donc il y a là une liberté qui a trait à… S'il n'y a pas de législation qui donne une limite à l'existence, quelle qu'elle soit, à la création, quelle qu'elle soit, …
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