Réparer ses fautes passées : la techouva
Regret, renoncement, aveu : comment la techouva répare la faute, selon le Rav Manitou.
Rav Oury Cherki
Ensuite : Un corps sain dans un être sain : la nefesh et ses cinq éléments, 59 min
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Comment réparer les fautes du passé ? On pourrait dire que pour le juif, c'est purement banal ce que vous venez de nous demander. Vous connaissez parfaitement l'idée de la techouva. Or, ce qui est fondamental pour avoir accepté la Torah, c'est justement de croire en l'efficacité de la techouva. Vous connaissez ce midrach qui dit que les nations n'ont pas voulu recevoir la Torah parce qu'elles ont des péchés.
Le peuple d'Édom disant: oui, nous sommes portés à tuer, et le peuple d'Ismaël: nous sommes portés à voler, etc. Mais le problème, c'est que ces choses-là sont immorales, et qu'il faut quand même faire techouva. Donc, ce qu'expliquait un de mes maîtres, le Rav Youdash Kenazim Manitou, c'est qu'en fait, les nations ne croyaient pas en l'efficacité de la techouva. C'est pour ça qu'elles ont eu peur de la Torah en tant que loi, et non pas de la Torah en tant que morale.
Et donc, on peut dire que la techouva se fait en trois mouvements: le fait de regretter le mal qu'on a fait, d'accepter de ne plus jamais le faire, et faire le vidouï. Le vidouï, c'est-à-dire l'aveu de sa faute, et cela est suffisant pour réparer. Il y a évidemment un deuxième élément, qu'on appelle l'expiation, ou si vous voulez en hébreu la kapara, qui est la réparation du fait dans la réalité. Et ça peut se faire par des équivalences: parfois le jeûne, parfois des souffrances, mais ce n'est pas essentiel.
Ce qui est essentiel, c'est une transformation de la volonté, un retour à l'élément positif qui se trouve enfoui au sein de chaque identité humaine.
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