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Parachat Vayehi (21/12/15)

57 min

Rav Yossef David

Ensuite : PARACHAT VAYEHI (24/07/08), 54 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, la paracha qui clôt le livre de Béréchit. Avant de rentrer dans le livre de Chemot, il faut terminer le livre de Béréchit. Le livre de Béréchit parle de la famille d'Israël, alors que le livre de Chemot parle du peuple d'Israël. Pour passer de famille à peuple, il fallait qu'il y ait plusieurs étapes.

Tant que la famille d'Israël, la famille du peuple juif, n'a pas fait la paix entre eux, on ne peut pas commencer le livre de Chemot. Il faut d'abord qu'il y ait la paix à l'intérieur du peuple juif, que les frères qui avaient envie de s'entretuer il n'y a pas longtemps fassent la paix. Là, on peut commencer avec le peuple. Ça n'a rien de construire un peuple si tu n'as pas une famille qui est soudée. OK ? Quand la famille n'est pas soudée, en général, ce qui sort, c'est pas super. OK ? Donc HaKadosh Baroukh Hou ne commence pas le livre de Chemot, il ne commence pas l'histoire du peuple juif, qui va commencer à se transformer de 70 personnes à 2 millions de personnes.

C'est un peuple, avant qu'on ait fait la paix à l'intérieur du peuple. À l'intérieur même, vous vous rappelez, même pour recevoir la Torah, il va falloir être uni. Ça, ce sont souvent des phrases qui sont rabâchées, faire la paix dans le peuple, tout ça. Là, c'est un fait. Tant qu'ils n'ont pas fait la paix, on ne peut pas commencer Chemot. Donc ça reste là, c'est passé.

Dans la paracha d'avant, un petit peu avant, on voit tout le monde réuni, Yaakov qui est là, et on accomplit la famille. OK. Donc au début, dans la paracha Vayikri, il y a plusieurs parties, on va voir rapidement ce qui va se passer. Tout au début, dans la première partie, vous connaissez déjà, on va aller vite: Yaakov va demander à Yosef de jurer qu'il va l'enterrer hors d'Égypte, c'est-à-dire le ramener en Israël, à Hévron.

Pourquoi a-t-il demandé de jurer ? Parce que sinon ça n'aurait pas marché. Vous savez que Pharaon n'avait pas du tout envie d'enterrer Yaakov en dehors de l'Égypte, il avait envie de le garder. Et Yaakov avait deux craintes pour lesquelles il ne voulait pas être enterré en Égypte. Vous les connaissez, ces mauvaises choses ? Qu'il y allait avoir des… tout ça. Et la techouva aussi, c'est ça ? Et troisièmement, deuxièmement, troisièmement, qu'il ne voulait pas que les Égyptiens fassent de la tombe de Yaakov, quand il est mort, une idole, un lieu d'idolâtrie.

Vous remarquerez que la paracha de Vayikri tombe toujours, tous les ans, à la même époque. Elle tombe toujours entre la fête de Noël et le premier de l'an, le premier janvier. Et pourquoi ? Il y a un rapport. Il faut comprendre la paracha. D'abord, c'est quelque chose de bizarre: pourquoi Yaakov n'avait-il pas peur qu'on fasse de lui une idole, une divinité, quand il était vivant ? Parce que quand il est vivant, il peut dire: arrêtez de dire des bêtises. C'est-à-dire que quand il est vivant, il peut se défendre. Mais en fait, c'est plus compliqué. Il avait peur qu'on fasse de lui une divinité quand il est mort, et pas quand il est vivant. Pourquoi ? On aurait pu dire que Yosef aurait mis des gardes autour de sa tombe, on aurait pu imaginer quelque chose. Mais il y a une tendance, vous allez comprendre la raison.

Il y a une tendance: pour les goïm, prendre un juif et en faire une divinité après qu'il soit mort, c'est quelque chose de compréhensible. C'est pour ça que la paracha de Vayikri tombe à cette époque-là. Ils ont pris un juif et ils en ont fait une divinité. Ah oui, l'acrobate, j'ai compris. Donc, dans la paracha de Vayikri, Yaakov a peur de se transformer en divinité après sa mort. Il faut comprendre ce qu'il y a dedans. Ce n'est pas un genre… Transformer un juif en divinité, c'est

compliqué, parce qu'un juif avec toutes les mitsvot, toutes les midot, et ainsi de suite, quand vous prenez un juif grand comme Yaakov, si vous voulez commencer à le diviniser ou essayer de l'imiter, vous êtes mal parti, vous avez du travail. OK ? Alors quand il est mort, c'est plus facile, parce qu'il n'y a plus d'actes. Il ne reste que la neshama, il ne reste que l'éternité de l'âme. OK ? Je dis ça: ah, ça c'est beau, c'est pur, c'est grand, on peut diviniser quelque chose comme

ça. On préfère, quand il est vivant, éviter de diviniser, parce qu'il y a trop de boulot.

Quand il est mort, par contre, c'est spécial. Quand il est vivant, on voit toute la grandeur de ses actes, il fait tout le temps des actes, donc si tu veux diviniser, il faut faire la même chose. Alors quand il est mort, il n'y a plus d'actes. Il ne reste que la Sgoula, il ne reste que la neshama, quelque chose qui reste dans le ciel. Donc tu n'es plus obligé. Et le christianisme, c'est une religion où tu n'as pas de mitsvot. Tu fais ce que tu veux dans la vie. Tu vas voir le curé, il te dira que c'est en deux pas, terre, trois Yahvé, c'est réglé. Voilà: on a divinisé ce qu'il y avait d'éternel dans Yaakov, son âme. Et les actes, on a attendu qu'ils soient morts.

Il y a donc quand même, je sais que c'est possible, un potentiel chez quelqu'un comme lui, chez un juif, de se diviniser après sa mort. Donc il demande à être enterré en Israël. Il a conclu le problème. C'est la raison pour laquelle la paracha de Vayikra tombe toujours à cette époque-là, toujours à l'époque du premier. Je ne sais pas ce que c'est, mais c'est bientôt. Je ne connais pas les dates, un truc comme ça, franchement. On ne choisit pas ces trucs-là.

Donc il faut commencer à le fêter en hébreu. Commencer à le fêter en hébreu. Ah, c'est bon, c'est bon, tu oublies le reste. Donc on a compris. Yaakov, dans ses rapports avec Yosef, qui va se faire enterrer hors d'Égypte et tout ça, va demander à Yosef de jurer, parce qu'il sait très bien que Yosef est un juste, il est obligé de faire ce qu'il a juré. Comme il avait déjà juré qu'il ne dirait pas de secrets sur Pharaon, qu'il connaissait, il a décidé de le faire jurer. Il s'est dit: si moi je transgresse mon serment avec toi, avec mon père, que j'ai juré d'enterrer en Israël, alors je transgresse mon serment avec toi.

En deux mots: on en a déjà parlé lors du premier cours où vous êtes arrivés, jurer c'est très important, et donc on ne doit jurer jamais. OK ? Jurer, c'est dire « je te jure ». Quand tu as dit « je te jure »… « Ouais, mais je ne veux pas dire que je te jure. » « Ouais, je sais, mais les mots ont leur importance. » Donc on oublie le mot …

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