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Parachat Vayehi (10/12/13)

59 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Vayehi (21/12/15), 57 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

La paracha de Béréchit. Dernière paracha du livre de Béréchit. Alors, il faut bien comprendre la chose suivante. Pour commencer l'histoire du peuple juif, en tant que peuple, et pour recevoir la Torah, il fallait d'abord passer entre la paix, entre les frères. Tant que les Bnei Israël, les enfants de Yaakov, n'ont pas fait la paix, pas de Torah. Ok ? Et ça, euh… Tente dans le bureau, peut-être qu'il a encore…

Non mais c'est au coup que tu prends les notes, c'est au coup. Ok. Allez-y, passe. Alors, donc, euh… Cherchez-y. Donc, si, et ça c'est très important, si vous voulez recevoir la Torah, il faut d'abord être capable de s'entendre bien avec les autres. Et ça c'est vrai aussi, euh… Donc, c'est vrai aussi pour vous, c'est-à-dire que vous vous gâtez au roi de mer, vous venez de France, ok ? Maintenant, il faut comprendre chaque chose. C'est vrai, je me suis rendu compte que tous les juifs qui viennent de France, euh…

Je sais pas si on est bien jeté. Ouais, je tâle, je chante, je danse, je jette, tout ça. Il y a comme ça une midage. Alors pour être marrant, on va un peu dire « ouais, t'es trop bien ». Ça arrive comme ça. Et pas tout le monde prend ça avec un très grand sourire, en kiffant, ouais, tout va bien et tout. C'est pas toujours très bien. Sachez une chose: c'est possible, ça va vous paraître difficile, mais c'est possible, d'être sympathique sans jamais se moquer de personne. Je sais, ça peut paraître impossible, et je peux vous garantir que c'est possible.

Un jour, j'étais, euh, je devais faire un cours dans une synagogue, et c'était Chabbat Béréchit. Et j'ai dit, vous savez, alors bon, comme j'ai vu qu'ils faisaient beaucoup de lachon hara, les gens là-bas, je devrais amener une Shemira Talachan, comme ça, pour montrer. Et ils ont vu qu'il y avait, genre, 35 mitsvot lotassés, ils ont tassé trois harour, genre, maudits, et ils ont vu que, bon, en gros, les deux tiers qu'il y avait là-bas, ils les faisaient tous, quoi. Alors ils m'ont dit: « Mais c'est pas possible, comment on peut parler sans parler sur les gens ? » Je fais: « Bah, je sais pas, moi. »

Moi, je parle jamais sur personne. Welcome. Je parle jamais sur personne. Vraiment, ça m'intéresse pas. Les gens, ils s'intéressent. Ils disent: « Oh, le Mouchinim, il a fait ça, il a fait ça… » Non, je trouve pas que c'est intéressant. Je parle des idées, je parle des choses qui se sont passées. Sur les gens, ça m'intéresse pas. Sachez, derrière les grilles, que les femmes ont un état beaucoup plus grand que les hommes. Et quand vous vous marierez, vous verrez que parmi les missionnates que vous devrez avoir, c'est…

Quand elle disait, parce qu'imaginez, une femme, toute la journée, elle doit vous raconter ce qui lui est arrivé. En général, elle va aussi parler sur des gens. Maintenant, le problème, c'est que, écoutez, du lachon hara, c'est problématique. Mais si on ne sait pas s'y lire ? Ouais, mais justement, alors, euh, en général, pas tout le temps, tout le monde n'est pas entraîné pour faire ça d'une manière comme ça. En général, les gens ne font pas tant ça. Donc, c'est tout un travail, hein, d'être capable, d'un côté, de ne pas blesser, et de l'autre côté, de ne pas transgresser l'Issour lachon hara. C'est pas évident. Enfin, en général. Donc, euh, il faut essayer, quand on vient de France, de…

Calmer plusieurs choses. Premièrement, de pas se jeter comme ça. C'est plus que charrier, en général, ce que les Français font entre eux. Ok ? L'un avec l'autre. Et deuxièmement, une chose qu'il y a aussi beaucoup chez les Français, ce sont les gros mots. Alors là, vous allez les annuler. Plus de gros mots. Rien. J'ai vu aujourd'hui, hier, quelqu'un dans mon travail, « Bah, Yerouchalayim », et tu dis, euh, plusieurs heures par jour et tout. Et je vois qu'il dit un gros mot comme ça, mais vraiment, je me dis: mais comment tu parles comme ça ? Ça correspond pas.

Il faudrait que tout le monde dise ça. Chez les Gouyim, pas chez nous. Sachez une chose: votre niveau avant de religion, si vous prenez un Israélien avec le même niveau de religion, il n'est pas grand. C'est-à-dire que, en Israël, on est plus, on est plus… mais toucan sur ça. Ok ? Et vous verrez ça, c'est un truc qu'il faut arranger. Quand on vient de France, il faut nettoyer ça. Autre chose qu'il faut nettoyer: il faut arrêter de jurer. Les Français aiment bien jurer parce que ça vient, c'est le contact avec les Arabes, les Juifs séfarades, avec le contact avec les Arabes.

Les Arabes, ils jurent toute la journée, ils disent n'importe quoi, ils jurent, ils n'ont aucun problème à mentir, puisque chez eux, la parole n'a absolument aucune importance, au niveau religieux. Donc ils jurent tout le temps, et tous les accords qu'ils font, ils sont prêts à les signer, ils sont prêts à n'en faire aucun. Et donc ça fait partie de leur culture. Et donc les juifs qui ont vécu chez eux pendant mille ans, alors évidemment, ils ont un peu appris de mauvaises habitudes. Ok ? Et donc vous trouvez ça dans la… vous trouvez ça dans la culture des juifs de la Diaspora du Nord qui…

Qui ont dit, ouais, sur la Torah, sur la Torah d'Israël. Et puis, vous avez vu, c'est revenu après chez les Iraqiens, ils disent, sur le Coran de l'Amec. Vous avez déjà entendu ça ? J'ai entendu ça, je suis tombé par terre. Ils ont appris ça. C'est-à-dire que nous, on a appris l'habitude de jurer n'importe comment, chez eux. Et après, ils sont revenus, ils ont repris nos expressions. Non, non, non. La Torah d'Israël, le Coran, ça n'a jamais existé. Le Coran de l'Amec, ça n'a jamais existé. C'est un truc qu'ils ont pris. Ils ont pris ça chez nous. Ça n'existait pas. Il y a vingt ans, il y a vingt-cinq ans, c'est une expression qui n'existait nulle part.

Ils ont pris ça chez nous, avec cette cohabitation juifs-arabes qu'il y a dans les banlieues et tout ça, qu'ils ont pris les trucs les uns chez les autres, et c'est sorti comme ça. Maintenant, vous devez apprendre. On n'est plus… Moi, je pense que la dernière fois que j'ai juré, c'était il y a combien ? Il y a vingt ans, vingt-deux ans, je ne sais pas. Je ne jure pas. Je ne jure jamais. Je ne jure jamais. Le gros mot aussi: il faut chercher quand est-ce que j'en ai dit un. À mon avis, ça fait plus de quinze ans que j'ai dit un gros mot, peut-être vingt ans, je ne sais pas. Je ne dis plus. On dit plus. Parce que vous faites attention, vous ne dites pas. Ok ?

Cours de Machon Meir

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