Parachat Hukat (23/06/15)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Hukat (24/06/14), 53 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Taw Ḥayé Avraham — paracha Ḥoukat, une paracha très riche. On va faire cette étude pour l'Ilouy nichmat de Haver Elazar ben Fortuné. Donc, qu'est-ce qu'on a dans notre paracha ? Une paracha très riche, en événements et en thèmes. Le thème le plus important que nous allons étudier, c'est pourquoi Moshé Rabbénou n'est pas entré en Erets Israël. Vous imaginez bien que cette histoire de frapper sur une pierre va être très insuffisante pour comprendre ça.
Dans les événements, on a plusieurs guerres, l'épidémie, Myriam qui va mourir, Aharon qui va mourir, les Bné Israël qui vont demander de l'eau. Il y a beaucoup de choses qui vont se passer, l'une après l'autre, et on va essayer de traiter les thèmes qui sont dedans. Donc, le premier thème, très très étudié quand on parle de la paracha, c'est le thème de la vache rousse.
Là, je crois qu'on ne va pas beaucoup s'attarder, parce que j'imagine que tout le monde en parle tout le temps. On va dire deux mots sur la pureté et l'impureté. Qu'est-ce que c'est, la pureté, qu'est-ce que c'est, l'impureté ? L'impureté, c'est dans le monde entier une perte de vie. Partout où il y a impureté, il y a une vie qui est perdue. Une femme qui est impure, tous les mois, c'est parce qu'elle a perdu cette vie qui commençait à être en elle. Un homme qui est entré dans un cimetière, eh bien, il est impur parce qu'il est en contact avec…
…ces manques de vie totale qui font les corps des gens. Lui-même, il a perdu un peu de sa vie à ce contact. Quelqu'un qui touche un animal mort, eh bien, il a perdu un peu de sa vitalité à travers ce contact. Comme on l'a expliqué, l'impureté est un phénomène cognitif chez l'homme. C'est-à-dire que l'homme sait que l'impureté existe, même si l'homme occidental nie.
## Le sens de l'impureté
Le concept d'impureté. Prenez n'importe quelle personne qui habite en Afrique, qui habite en Inde: pour elle, c'est tout à fait clair ce qu'est l'impureté, que l'impureté ça existe. Prenez maintenant quelqu'un qui habite en Europe: vous verrez que pour lui, le concept d'impureté lui paraît complètement n'importe comment, d'accord ? Donc, comment prouver à quelqu'un qui habite en Europe que l'impureté, ça marche, ça existe ? Eh bien, vous lui prouvez qu'il ressent lui-même l'impureté. Quand est-ce qu'on ressent l'impureté ? On n'a pas de science pour ça, mais on a un pressentiment là-dessus.
Alors, j'explique. L'exemple que donne Rav Gini: vous vous baladez sur une route départementale. Là-bas, vous voyez un petit animal, disons un petit chien. Disons que vous aimez les chiens. Sur le bas-côté, il n'a pas été écrasé, il a été juste renversé. Vous venez, vous lui donnez de l'eau, vous voyez qu'il tremble, vous le réchauffez, vous le caressez. Tout va bien.
Et puis, sans prévenir, vraiment sans prévenir, le chien fait un soubresaut et il meurt. Et là, il se passe un truc très bizarre chez tout le monde. Tous les gens que vous connaissez réagissent comme ça: au lieu de continuer à le caresser, ils vont le pousser avec un carton, ils ne vont pas vouloir le toucher. Attends, il y a deux minutes, il n'a pas pu attraper des maladies entre-temps. Il y a deux minutes, on était en train de le caresser. Vous voyez bien ? Non. Tout d'un coup, les hommes ne veulent plus le toucher. Mais il y a deux minutes, il était là. Quelle différence ? Les gens ne veulent pas vraiment être en contact.
Les gens en Occident, en Orient, dans le monde entier, c'est quelque chose d'universel. Il y a un sentiment que le contexte de la mort va me changer, et c'est quelque chose qui va être difficile à faire. Non, pas inconnu. C'est tout simplement quelque chose d'universellement ressenti: si toi tu es occidental, pour toi, tu ne crois dans aucune spiritualité, et toute la vie, ce ne sont que des réactions chimiques.
Alors il n'y a aucune différence entre la vie et la mort. Il y a des réactions chimiques, elles existent encore après. Il y a des réactions qui vont continuer à se passer pendant plusieurs jours, peut-être. Il n'y a rien de nouveau. Pourquoi y a-t-il ce mouvement de recul ? Pourquoi les gens ont-ils ce rejet ? Il y a quelque chose qui est ressenti dans l'homme, qui est universel, qui pense que ce contact avec les morts, ce qu'on appelle impureté, c'est quelque chose qu'on ne va pas vouloir avoir. Et donc, étant donné que c'est universellement ressenti dans toutes les cultures…
Évidemment, encore une fois, quand je vous dis que c'est ressenti: toutes les choses qui sont naturelles, on peut les détruire. En s'entraînant, on peut les détruire. Par exemple, pour quelqu'un de normal, c'est difficile de tuer quelqu'un d'autre. Mais prenez un enfant qui a grandi entre six et dix ans à Daech et Al-Nosra et compagnie: pour lui, c'est devenu une habitude. Il n'y a plus rien de mauvais là-dedans. Donc même les choses naturelles, et les plus naturelles, avec l'habitude, on peut les détruire. Il faut savoir ça. Malgré ça…
…c'est universellement reconnu que ça marche. Donc là, je vous ai amené une preuve qu'il y a quelque chose d'universel dans l'homme, donc quelque chose de vrai, donc quelque chose de profond derrière ça. Quelque chose de ressenti. Maintenant, vous pouvez essayer toutes sortes de modèles. Freud a essayé un modèle, comme d'habitude. Il y a toutes sortes de gens qui ont essayé des modèles. L'au-delà, ce que vous voulez, mais quand vous voyez quelque chose d'aussi général, vous voyez qu'il y a une dimension, la dimension spirituelle du monde, qui intervient ici.
Tu es ressenti, et ton contact va être ressenti. C'est comme si tu avais une polarité, et quelque chose que tu sentais toi-même que tu allais perdre si tu touchais cet animal. Parce que dans un contact, il y a un passage. Quand tu serres la main de quelqu'un, tu fais passer quelque chose. On en a parlé: il faut bien serrer la main, d'accord ? Quand on serre la main de quelqu'un, on fait passer quelque chose. Mais en général, le contact, et même la présence, agit sans doute.
Donc, quand tu es en contact… Je vais donner un exemple dans la présence, dans le regard. Il y a une halakha qui dit qu'on n'a pas le droit de regarder dans les yeux de quelqu'un qui est rasha. Pas le droit. C'est-à-dire que quand vous serrez la main à quelqu'un qui est un grand rasha, je ne sais pas, j'espère que vous n'aurez jamais besoin de serrer la main à un type comme Djibril Rajoub, un terroriste, il ne faut pas le regarder dans les yeux. C'est intolérable. Parce que quand vous regardez quelqu'un qui a une âme très noire, avec beaucoup de sang dedans et beaucoup de…
…choses mauvaises, quand vous regardez, vous y êtes sali. À travers le regard, vous y êtes sali. Vous y êtes imprégné par ça. C'est comme si vous y étiez… …
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