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Parachat Ki Tetse (28/08/12)

55 min

Rav Yossef David

Ensuite : PARACHAT KI-TAVO (01/09/09), 49 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, le shiour de Parachat Ki Tétsé. Ki Tétsé est la paracha de la semaine la plus riche en mitsvot. On en compte 74. C'est beaucoup, c'est là qu'il y en a le plus, et elles traitent de toutes sortes de sujets. On va essayer de trouver un lien entre les mitsvot, et on va passer dessus. On va s'arrêter sur certaines mitsvot que j'ai choisies, ou que vous avez choisies, et on va essayer d'expliquer.

Maintenant, parmi les lois qui dirigent les shiourim que l'on va étudier ensemble, il y a la loi suivante: ce n'est pas parce que quelque chose est écrit dans la Torah qu'il est vrai, mais c'est parce qu'il est vrai qu'il est écrit dans la Torah. C'est un enseignement de. Il y a beaucoup de gens qui s'imaginent: « Bon, ce n'est pas vrai, mais maintenant c'est écrit dans la Torah, donc ça devient vrai. » Non. C'était vrai, c'est pour ça que c'est écrit dans la Torah. Vous comprenez la différence ? Ce que cela signifie, c'est que ces passages de la Torah qui nous paraissent bizarres, nous allons essayer de comprendre pourquoi ils sont logiques, et pourquoi, avec notre sekhel, avec notre cerveau, nous sommes capables de comprendre pourquoi c'est vrai. OK ? Et pas seulement parce que Hachem a dit.

« Hachem a dit »: c'est le genre d'argument que vous n'entendrez jamais dans le shiour. Pourquoi c'est comme ça ? Parce que Hachem a dit. Ce n'est pas ainsi. C'est toujours vrai, parce que Hachem a dit, mais on n'est pas là pour ça. On est là pour expliquer. Je suis là, en tout cas, pour vous donner des outils, pour que vous puissiez expliquer ce que l'on étudie ici à des gens qui ne sont même pas religieux. C'est-à-dire que vous soyez capables d'expliquer, avec des outils, avec un langage compréhensible par tout le monde, pourquoi la Torah a dit ceci ou pourquoi elle a dit cela.

Donc, on commence la paracha, qui débute par une mitsva un peu bizarre, appelée Yefat Toar. Vous avez une question avant qu'on commence ? Bon. J'ai réussi à trouver un lien entre les mitsvot que j'ai trouvé sur internet, je l'ai amélioré.

Donc, on va les lier entre elles, les mitsvot. Quand on lit la paracha, celui qui la lit voit qu'il y a un lien entre les mitsvot. Soit on le trouve soi-même directement, soit on le voit dans Rachi: pourquoi telle mitsva, après telle mitsva, après telle mitsva ? Il y a donc un lien, si vous voulez, il nous dit même qu'il y en a un autre. Parfois on parle des mitsvot qui concernent les pauvres, et après on parle des mitsvot qui concernent les champs dans les récoltes

qu'on doit abandonner aux pauvres. Il y a donc un fil conducteur dans toute la paracha, mais on passe de plein de sujets à plein d'autres sujets: si on parle des lois qui concernent la guerre, la famille, les lois sociales, les kilayim, c'est-à-dire les choses qu'on n'a pas le droit de mélanger ensemble, la laine et le lin... Comment on appelle ça en français ? Ah, à un autre moment, enfin, vous l'avez compris: les mélanges interdits, les choses qu'on n'a pas le droit de mettre ensemble. Il y

a plein de mitsvot comme ça, et il y a un fil conducteur; on essaiera peut-être de le voir après. Mais je voudrais qu'on passe sur les thèmes, et non mitsva par mitsva, parce que cela ferait un peu long pour la paracha.

Donc, il y a un groupe de mitsvot qui s'appelle Yefat Toar. Qu'est-ce que c'est ? C'est une histoire un peu bizarre. La Torah n'a pas l'habitude de nous donner des autorisations comme ça. Un homme est en guerre, il entre dans une maison et voit une femme qu'il trouve très belle. Si vous demandez à un juge quelle est la halakha, il dira: il la laisse, il a sa femme à la maison, et il l'oublie. OK ?

La Torah nous donne pourtant une autorisation très bizarre. Elle dit: voilà, tu vas la prendre, même dans un cas où il aurait déjà été avec elle. C'est-à-dire que la Torah imagine vraiment une situation extrême. Elle dit: tu vas la prendre, mais ensuite tu vas l'amener à la maison, et elle n'a pas le droit de se faire belle. Elle va se rendre laide, pendant un mois; elle va laisser pousser ses ongles, ses cheveux, et tout. Elle va rester comme ça, on va la laisser. Et au bout d'un mois, si tu la veux encore, tu as le droit de l'épouser. Évidemment, il faudra qu'elle passe par la porte de la conversion, mais ça, c'est une autre histoire. OK ?

Donc, c'est un deal un peu bizarre, à votre avis, pourquoi la Torah permet-elle une chose pareille ?

— Dans ces cas-là, le mec est en manque, il fait deux ans qu'il est loin de tout, alors il a des besoins. Pourquoi dans la guerre ?

— Dans la guerre, on a tous nos destins de vie qui sont décuplés, on n'a pas le choix, en plus... Vous savez, les guerres de la Torah, aujourd'hui, elles sont assez gentilles par rapport aux guerres de la Torah. Quand on voit les batailles racontées dans le livre de Chmouel, on parle de quinze mille morts, dix mille morts. Aujourd'hui, en Israël, il y a trois soldats qui tombent, et pour nous, c'est déjà la fin du monde. Je ne dis pas que ce n'est pas grave, hein, trois soldats qui tombent: c'est vraiment grave. Mais si on compare aux guerres de l'époque du Tanakh... Bon, la Seconde Guerre mondiale, c'est un autre...

Donc aujourd'hui, malgré toute la difficulté des guerres d'Israël, elles sont quand même moins difficiles que ce dont on parle. Et la Torah nous donne donc une ouverture comme ça, celle de pouvoir prendre cette femme, de l'épouser éventuellement. Aujourd'hui, je pense qu'elle s'appliquerait, mais je n'ai pas vu de posek aujourd'hui qui donne une autorisation dans la halakha. Et je vais vous dire la vérité: moi, j'ai participé à plusieurs opérations militaires, je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça des guerres, enfin bon, on a tué des gens. Personne n'était attiré par les Arabes du coin. Pourtant, j'ai trouvé quelque chose de très bizarre.

Il y a marqué dans la Guemara, quand on utilise la souga dans la Guemara, ce qu'on appelle la fatwa: les femmes de nos ennemis se font belles pendant la guerre pour séduire le soldat israélien. Et quand elles l'ont fait entrer à la maison, après on peut le poignarder, on peut en faire ce qu'on veut. OK ? Moi, je me suis dit: ça m'étonnerait quand même. Quand j'ai lu ça, j'ai vu que c'était, évidemment, à l'époque, et tout. Et un jour, j'étais à, et il y avait le couvre-feu. Tu étais là-bas, mais il n'y avait pas de couvre-feu quand tu étais là-bas. C'était une période un peu chaude, donc la ville a été mise sous couvre-feu, et …

Cours de Machon Meir

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