Parachat Vayehi (30/12/14)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Vayera (04/11/14), 1 h 02
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Nous fermons les livres de Béréchit. Très important: quand on a fermé les livres de Béréchit, c'était nécessaire, comme on l'a expliqué, qu'il y ait la paix entre les frères. On ne peut pas recevoir la Torah dans une famille qui n'arrête pas de s'en exclure les uns les autres. D'abord il y a la paix entre les frères; déjà dans la paracha de Béréchit on a intégré cela.
Ensuite on peut recevoir la Torah, on peut commencer avec Chemot, et là on passe à la Torah. La paracha de Vayikri sera donc l'endroit où l'on verra vraiment la fin de cette ère de la famille de Yaacov, et l'on entrera ensuite, dès la paracha de Chemot, dans un autre registre: on ne parle plus de famille, on parle d'un peuple. Pour passer du stade de famille au stade de peuple, il fallait que la famille s'entende. C'est une chose que je vous encourage à faire.
Essayez de faire en sorte que, dans votre famille, il y ait tout le temps la paix. Qu'il y ait tout le temps le frère avec la sœur, et compagnie. Vous qui étudiez la Torah, vous qui apportez la paix, c'est là l'affaire. Sachez qu'une famille dans la paix a beaucoup de choses à construire; quand elle n'a pas de paix, il n'y a rien à construire.
— Pardon ? Oui, mais ce n'est pas grave. C'est toi qui es la Torah. Non, mais ce n'est pas sérieux, là, je t'ai vu. Si toi tu as amélioré tes midot, si tu as vu quelqu'un de meilleur que ce que tu étais avant, et que tu utilises ces énergies positives…
…pour améliorer les rapports à l'intérieur de ta famille. Les rapports, ce n'est pas: « Il est religieux, il n'est pas religieux. » C'est très, très peu. Il y a des familles que je connais, des familles de gens qui sont tsadikim, mais qui ont un frère qui n'est pas religieux, ou un frère qui est autre chose, et pour la famille il n'y a pas de différence, tout le monde est famille. D'accord ? C'est-à-dire que si toi tu as suffisamment de bonnes midot, tu dois être capable de créer ce rapprochement, ce lien dans la famille, entre les gens, et d'enlever les… les… les mishkaïm …
Tout ce qu'il y a comme choses du passé qui sont coincées, il faut l'arranger. Et quand on utilise la Torah, elle aussi doit servir à cela. Vous devez être cet élément dans la famille. C'est une partie de ce qu'on doit faire. La Torah n'est pas là uniquement pour vous permettre d'être des gens kedoshim, des gens proches d'Hachem. Quand tu as à faire un tel rachat, si tu en as dans ta famille, alors tu peux oublier… Ah, il a réussi, oui. À la fin, il a réussi à faire que les frères s'entendent.
Yossef et Yehouda ont fait la paix dans la paracha de Vayigach. C'était beaucoup grâce à Yossef. Mais il y avait toujours Yaacov en arrière-plan: chacun disait « Ah, si on fait ça, qu'est-ce qu'il va penser Yaacov ? Si on fait ça, qu'est-ce qu'il va penser notre père ? » Donc Yaacov était toujours là, même sans être présent. En tout cas, le but, pour commencer un peu, pour recevoir la Torah, donc pour avancer dans un message spirituel, c'est qu'il faut d'abord qu'il y ait une famille qui s'entende. Sinon toutes les énergies, ce sont des énergies d'esprit, c'est l'un contre l'autre. Vous comprenez ?
D'où l'intérêt de la paracha de Béréchit, qui est appelée « entre les frères ». La paracha commence par le fait que Yossef va jurer à son père de l'enterrer en Israël. Vous connaissez cette histoire ? Il vient le voir, il dit: viens faire un serment, jure-moi que tu ne m'enterreras pas en Égypte. On pose alors la question: d'accord, mais pourquoi ? Que Hachem nous éclaire…
Yossef est un tsadik, Yaacov est un tsadik, on n'a pas besoin de jurer. Vous comprenez, jurer, c'est quelque chose de très grave. Pourquoi Yossef a-t-il besoin de faire jurer Yaacov qu'il ne va pas rentrer en Égypte ? Voilà, c'est effectivement ce que Rachi explique. On a expliqué, en général, la première semaine où l'on rentre dans le livre, on essaie de l'expliquer. Il y a deux choses que vous devez arranger, en tant que Juifs de France, quand vous faites votre aliya. Premièrement, arrêter de dire des gros mots, parce que les Français en disent tout le temps.
Même aux actualités, même dans les médias politiques, on en entend, et c'est exagéré. Vous le voyez par exemple aux États-Unis. Aux États-Unis, CNN, Sky, tout ça, vous n'entendrez jamais un présentateur parler de manière vulgaire, ni sur Sky, ni sur Fox, ni sur CNN. Ça n'existe pas. Ça n'existe qu'en France. En France, tout le monde parle comme ça. En France, on entend des gros mots dans les émissions de société, à la radio.
Dans le journal peut-être, mais on voit que ce n'est pas du tout le cas: tout le dialogue, là-bas, en France, est très, très sale. Il y a beaucoup de vulgarité en France. Et donc, comme nous sommes des Juifs de France, nés là-bas, nous avons toujours été influencés, malheureusement. Nous avons donc aussi pris les défauts. Il y a aussi des qualités, mais nous avons aussi pris les défauts. Et donc, nous, en tant que Juifs, nous avons parfois été vulgaires d'une certaine manière, et parmi la mise à niveau que nous devons faire, il y a l'oubli de cela. Nettoyer sa bouche. J'entends des gens qui sont là depuis trente ans en Israël, qui n'ont pas forcément étudié, et qui continuent à parler en disant toutes leurs… deux groupes… Tu peux fermer le… le truc ?
Donc, ça, c'est une mise à niveau à faire. Deuxième mise à niveau qui se trouve vraiment dans la paracha: le fait de jurer. « Je te jure, alors je te jure, je te jure. Ouais, sur la Torah, sur la Torah… » Tout ça, vous l'oubliez. Vous le mettez à la poubelle. On ne jure jamais sur la Torah. Moi je crois que la dernière fois que j'ai juré, c'était il y a, je ne sais pas, vingt, vingt-cinq ans. C'était avant que j'étudie, quoi ?
Quand j'ai étudié, mais pas encore beaucoup, quand j'ai vu que c'était un vernis, que c'était grave, j'ai juré, et j'ai arrêté de jurer. Pourquoi disent-ils ça ? C'est à cause de l'arche. Ils voulaient le mettre sur l'arche. Quand on jure, on doit poser la main sur un objet sacré, sur un rouleau, sur un truc comme ça. Et là-bas, il n'y avait pas d'objet sacré. Ils ont utilisé l'arche parce que… Ah, ça, c'est extrêmement grave de jurer. Premièrement, on ne jure pas. Mais deuxièmement, il y a plus grave: regarde bien ce que tu jures. Quand tu vas à l'armée, on…
…te dit que tu t'engages, tu jures de faire tout le temps les… tous les ordres que tu reçois de tous tes commandants, qui te font assigner, …
Cours de Machon Meir
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311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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