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Parachat Vayera (26/10/15)

1 h 01

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Vayera (30/10/12), 60 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Paracha de Vayikra. Donc on continue sur la lancée de la paracha de Lékh Lékha. Vous savez qu'on a deux parachiot pour la préhistoire du peuple juif, c'est-à-dire Béréchit et Noa'h. Ensuite on a deux parachiot sur Avraham, deux parachiot sur Yitzhak, deux parachiot sur Yaakov et deux parachiot sur les enfants de Yaakov. Les parachiot vont toujours par deux, doublées. La première paracha parle essentiellement d'Avraham, et là on passe déjà à Avraham.

La différence entre Avram et Avraham, c'est qu'Avraham va être après la brit mila, et donc c'est quelqu'un d'autre. Quand on change de nom, on change d'identité. Avraham, c'est le père de la nation araméenne. Av, c'est-à-dire père. Aram, c'est-à-dire araméen. Av hamon goyim, père d'une multitude, ça veut dire père d'une multitude. C'est-à-dire qu'alors qu'Avraham aurait pu fabriquer, avant, toutes sortes de gens, comme des Araméens, comme lui, des Hébreux comme lui peut-être, on va lui dire de fabriquer une multitude, une multitude de nations.

On a expliqué que le destin d'un rav, ça ne va pas être de convertir des gens, parce que c'est quelque chose de petit, rendre tout le monde comme nous, mais avoir un but universel, ça veut dire élever toute l'humanité. Toutes les modes, tous les messianismes en général, qui veulent rendre l'humanité meilleure, ont dit: on va rendre tout le monde comme nous.

C'est ce que voulait faire Avraham. Il a dit: on va rendre tout le monde croyant, moral. Oui, c'est convertir, c'est ce qu'il voulait faire, mais ce n'est pas grand de convertir, parce que quand tu rends… Nous, on ne veut pas convertir l'humanité. Quelqu'un qui veut se convertir, on lui fait la peau, on ne le laisse pas entrer. Alors justement, le destin d'Avraham, on l'a expliqué la semaine dernière à Botaï. On a expliqué que le destin d'Avraham n'était pas de venir expliquer à chaque personne. Ce n'est pas le monothéisme, ce n'est pas la morale, ce n'est pas Birkat HaMazon. C'est quelque chose de beaucoup plus grand: créer une nation simple qui va pouvoir donner l'exemple aux autres nations.

Alors justement, il y a des dérapages sur la route, parce qu'on appelle ça la klipa, que de mettre la prime… Il y a… Non. Il y a marqué comme ça: Ki be-Yitzhak yikarè lakh zera. C'est-à-dire qu'Ismaël, il y a eu une bénédiction à part, qui était pour lui, mais les bénédictions d'Avraham sont passées chez Yitzhak. Et les chouvè d'Israël sont tous passés chez Yaakov, comme on le verra plus tard, dans les bons chouvè qu'Israël a donnés.

C'est quoi ces dérapages dans l'histoire ? Il y a une vérification, il y a un bérour, une vérification de la zéhout, de l'identité d'Israël. Elle ne se fait pas d'un seul coup. D'accord ? On a Avraham, et il y a une notion de klipa et de pri que les kabbalistes utilisent. Comment on dit klipa en français ? L'écorce. L'écorce et le fruit. Les Corses apprécient toujours le fruit. Donc il y a, si tu veux, Ismaël qui va venir avant Israël, et Yitzhak qui va venir avant Yaakov. D'accord ? C'est-à-dire qu'il y a toujours besoin de quelque chose qui n'est pas encore le fruit, qui arrive avant le fruit. Ce que tu veux, c'est une vérification, un bérour, je ne sais pas comment on dit bérour, un éclaircissement de l'identité d'Israël. C'est-à-dire qu'on va voir ce qui ne va pas être, ce qui va être tordu.

Si vous prenez Avraham, Midat HaHessed, et que vous le transformez d'une manière tordue, vous obtenez Ismaël. D'accord ? Vous prenez Israël, qui est Midat HaDin (on verra plus tard), qui est la rigueur, et vous le prenez d'une manière tordue: au lieu d'avoir un tsadik, vous avez quelqu'un de cruel. Quelqu'un qui est très rigoureux, s'il n'est pas tsadik, il est cruel. Et quelqu'un qui est très large et qui ne fait pas attention, « c'est à toi, c'est à moi, c'est à moi, c'est à toi », si

vous faites ça de travers, vous obtenez Ismaël, qui est quoi ? La même chose en recherche. Ça veut dire quoi ? Un voleur. C'est quoi, un voleur ? C'est quelqu'un qui dit: « Ah, c'est à toi, en fait c'est à moi. » Et c'est quoi, quelqu'un qui fait du hessed ? « C'est à moi, en fait c'est à toi. » Vous avez compris ? Donc quelqu'un qui est large, en klipa, quand il n'est pas baissé à l'heure, ça ressemble à quelqu'un qui vole. D'accord ? Qui

veut être sauvage, et qui ne s'y prend pas d'autre façon.

Monsieur, on verra déjà dans la paracha, puisqu'on va parler de… Ah, tout à fait. Bien sûr, le Rambam dit… Ah oui, c'est un dérapage. Si, c'est un rejet. C'est un brouillon, oui. C'est dans le sens où il y a… Non. Le fait qu'il y ait un rôle dans l'humanité, qu'il y ait un rôle dans l'humanité, ça ne veut pas dire que c'est Israël. Ce n'est pas Israël. Le rôle, il est à travers Israël. Je vous donne un exemple, vous le verrez à la fin de la paracha aussi. Il y a marqué dans le Rambam que… Non, il ne dit pas Ismaël, il dit: celui qui a créé la émouna musulmane et celui qui a créé la émouna chrétienne, les deux, eh bien, ils ont fait avancer la Gueoula.

Dans le sens où ils ont amené à l'humanité des valeurs qui ressemblent aux valeurs juives. Évidemment, on est encore loin du compte. On n'a qu'à voir ce qui se passe dans notre région, il y a encore du travail. Et ils ont amené la connaissance d'Avraham, Yitzhak et Yaakov. D'accord ? Donc ils servent à quelque chose, ces gens-là. Ce n'est pas que, quand vous voyez ça par rapport à ce qu'il y avait avant, il n'y a plus de raison, c'est mieux. Mais il y a encore beaucoup de travail. Oui ? Vous voulez dire quelque chose ? Non, c'est juste en train de… D'accord. Donc je commence.

Donc la paracha commence, en fait, sur la fin de Lékh Lékha. On a la paracha de Lékh Lékha juste avant. Ça se termine à la fin de Lékh Lékha, vous vous rappelez ? La mila. Vous connaissez tous l'histoire. Rachi, dans toutes les synagogues en France, on connaît ses premiers Rachi sur la paracha en général. Ils vous font le cours du Chabbat à la synagogue, vous l'avez entendu. Rachi dit comme ça: voilà pourquoi il y a des anges qui viennent rendre visite. Il y a marqué que ce sont des hommes, mais Hachem dit que ce sont des anges qui viennent rendre visite à Avraham. Parce qu'Avraham, en fait, il avait tout le temps des invités. Vraiment, il avait tout le temps des invités. On verra après. Il adorait avoir des invités.

Et là, tout d'un coup, Hakadosh Baroukh Hou dit: bon, je ne veux pas qu'il ait des invités. Donc il a mis un soleil très fort, et il n'y a pas d'invité qui vienne lui rendre visite. Mais lui, il avait de la peine …

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