La techouva qui suspend la peine et celle qui expie à Kippour
Pourquoi la techouva suffit sans Beit Hamikdash, et comment elle suspend la peine jusqu'à Kippour selon le Rambam.
Rav Oury Cherki
Ensuite : Le vidouï, l'ordre des halakhot et la techouva, 53 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Shalom tout le monde. Nous allons continuer notre pénétrante étude de trois techouvas, les règles de la techouva selon le Rambam. Nous sommes confrontés, dans cette étude, à deux difficultés fondamentales. L'une, l'absence de livres. L'autre, c'est déjà moins important, l'absence de montre. Ma montre est arrêtée, je pense donc que le deuxième problème a été résolu assez rapidement, grâce à la gentillesse d'un des élèves.
Cependant, qu'allons-nous faire sans Hilchot Techouva du Rambam, n'est-ce pas ? Une proposition a été entendue dans la salle: il serait intéressant de lire Orot HaTechouva, ce qui n'est pas le sujet du cours, évidemment. Le jeune homme qui est parti gentiment chercher des livres va certainement revenir avec Orot HaTechouva, parce qu'il a été induit en erreur. Mais ce n'est pas grave ! Nous allons encore perdre du temps, ce n'est pas grave. Ce sont des choses qui arrivent.
Nous sommes arrivés au chapitre Aleph. Très bien, mais on t'a dit Orot HaTechouva. Oui. Oui ? Alors pourquoi as-tu amené Orot HaTechouva ? Ah, d'accord, ce n'est pas grave. Très bien. Bon, on va faire Orot HaTechouva dans ce cas. Je reprends donc ici au chapitre Aleph. Est-ce que nous avons fait la halakha Beth ? — Oui, je crois qu'on a fait la halakha Beth. — Oui, bien sûr.
Nous sommes donc arrivés à la halakha Guimel, je crois au milieu de la halakha Guimel. Bazeman hazeh, dans le temps actuel, she'ein Beit Hamikdash kayam, où le Temple n'existe pas, n'est pas construit. Ve'ein lanou mizbéah kaparah, et nous n'avons pas d'autel expiatoire. Ein ha'hamé ha'techouva, il n'y a plus là que la techouva. Ha'techouva mekhapéret al kol ha'avérot, la techouva expie toutes les fautes.
C'est très bien, mais est-ce que cela répond à la question que je pose ? Je pose ici une question très importante. J'espère que nous allons nous concentrer sur la question.
La question est la suivante. Le Rambam nous dit que, lorsque le Temple est construit, pour faire l'expiation il faut le bouc. S'il n'y a pas de bouc, il y a techouva, mais il n'y a pas d'expiation. Tandis que lorsqu'il n'y a pas de Beit Hamikdash, la techouva suffit pour faire l'expiation. Donc il est plus rentable que le Temple n'existe pas, plutôt qu'il existe.
Parce que quand il existe, il faut payer un bouc, il faut tout l'entretien, faire techouva et le bouc. Et tout l'entretien du Beit Hamikdash, tout ce que cela implique, c'est énorme. Tandis que lorsqu'il n'y a pas de Beit Hamikdash, tout se passe dans la vie intérieure. Je fais techouva, il y a expiation, pas seulement techouva. Donc de ce point de vue, le Beit Hamikdash est superflu. Il est même en trop. Il coûte cher. Il implique des rivalités sociales. Qui va être nommé Kohen Gadol, et tout le reste ?
Comment comprendre donc cette contradiction, alors que nous espérons la construction du Beit Hamikdash ? La question est claire maintenant ? Si la question est claire, il nous faut donner une réponse. — Oui, la techouva n'a pas remplacé le korban. — La techouva est de toute manière nécessaire, même quand il y a le korban. — Oui. — Même quand il y a le Mishkan, même quand il y a le Beit Hamikdash, même quand il y a le korban. Quoi qu'il en soit, la techouva est toujours obligatoire. — Oui.
Exactement. Cela prouve que tu as bien étudié le dernier cours et que, si tout le monde était comme toi, il ne serait pas nécessaire que je me reprenne. Nous avons donc dit la dernière fois qu'il y a une différence: la techouva à l'époque du Beit Hamikdash est d'une autre nature. C'est une techouva de type collectif. Et cette techouva se fait dans la joie. L'expiation se fait dans la joie, alors qu'aujourd'hui, le jour de Kippour est un jour beaucoup plus dense, beaucoup plus lourd qu'avant, plus solennel.
Il y a également un autre argument technique: le bouc fait l'expiation des péchés légers, même sans techouva, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. D'accord ? Donc pour les péchés légers, on a intérêt à avoir le Beit Hamikdash. — Oui. — Quoi, les poulets là ? — Ah, c'est simplement pour éveiller les gens. — Non, c'était un souvenir, c'était un semblant. D'accord ? D'accord ? Ce sont des vaches qui passent devant le tribunal. Ce sont des caparottes.
Jusque-là, nous avons vu la dernière fois. Maintenant, j'aime bien le sourire là. Non, ce n'est pas grave, bon. Nous continuons le texte. Afilou rachar kol yamav, même s'il a été méchant toute sa vie, véhassa techouva bar harona, et qu'il a fait techouva en dernier lieu, en mazkirin lo kol davar mi'risho, on ne lui rappellera rien de sa méchanceté.
Che'nehemar, ainsi qu'il est dit: Ve'hatéchouva... lo yihyé lo michshol. La méchanceté du méchant ne sera pas pour lui une embûche le jour où il reviendra de sa méchanceté. Citation d'Ézéchiel. — Comment ça ? — Non, le rappeler, cela veut dire qu'il ne sera pas jugé pour cela. C'est dans le prophète Ézéchiel. Comment dit-on Ézéchiel en hébreu ? — Oui ? Et toi, comment tu dis ?
— Yehezkel. — Très bien. Je suis fier de vous, parce que souvent les francophones se trompent et disent Yéhezkiel, ce qui est une erreur. En français on dit Ézéchiel, mais en hébreu on dit Yehezkel, pas Kiel. Très bien. C'est la même chose pour le prophète Jérémie, que souvent les francophones appellent Yérémie, alors que son vrai nom est Yirmiyahou. D'accord ?
Ce n'est pas Yérem Yahou ni Yer Miya, c'est Yirmiyahou en hébreu, Jérémie en français. D'accord ? Donc le prophète Ézéchiel, ou Yehezkel, nous dit que les méchancetés du méchant ne lui sont plus rappelées, c'est-à-dire qu'il n'est pas jugé pour elles, qu'elles ne sont pas prises en compte, quand il fait techouva. Maintenant, il y a deux manières de comprendre ce texte que nous venons de lire: même s'il a été méchant toute sa vie, et qu'il a fait techouva en dernier lieu, alors tout va bien.
Il y a deux interprétations différentes, l'une fausse et l'autre vraie. La fausse est celle que l'on rencontre souvent dans des discours de moussar, dans des synagogues de bas niveau, de sous-quartier. Alors, qu'est-ce qu'on vous dit ? Eh bien, on vous dit: celui qui a fait toutes ces choses méchantes, il n'est plus là. Il a disparu. Après la techouva, nous avons ici un personnage nouveau. Étant donné que c'est un personnage nouveau, on ne va pas lui conter les péchés qu'il a faits avant, parce que ce n'était pas lui. Maintenant nous avons une nouvelle personne. La dernière, l'antique personne, a disparu, elle est morte, et maintenant nous avons un nouveau personnage. Voilà ce que l'on dit dans les discours moyens de moussar.
Non, Rabbi Nahman ne dit jamais une chose pareille. Rabbi Nahman n'est pas suspecté de dire des choses au ras des pâquerettes. — Ah, bien sûr. — Mais pas parce qu'on a fait techouva. — Mais pas parce qu'on a fait techouva. — C'est vrai. Rabbi Nahman a tout …
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