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Maïmonide, Hilchot Techouva : la mitsva unique et le retour

Pourquoi la Torah unit retour à Erets Israël et retour aux mitsvot dans un même verset de Devarim.

52 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Le vidoui, la parole qui fait la techouva, 48 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

C'est une partie du Michné Torah, l'ouvrage central de compilation de la halakha selon Maïmonide. C'est un résumé de tout ce qu'on appelle la loi orale. Ce résumé de la loi orale, le Michné Torah, est composé de quatorze volumes.

Quatorze, ça fait combien en guématria ? Yad, n'est-ce pas ? La main. C'est pour cela que cet ouvrage est également appelé Yad HaKhazaka, la main forte. Pourquoi la main forte ? Parce que le Rambam, Maïmonide, s'appelait Moshé, et la Torah parle de Yad HaKhazaka asher assa Moshé, la main forte qu'a faite Moshé. Le Yad HaKhazaka est donc divisé en quatorze volumes.

Chacun des volumes est divisé en recueils de règles, des recueils de halakha. Les recueils de halakha sont au nombre total de quatre-vingt-huit. Vous avez quatre-vingt-huit divisions de la loi orale. Chacune de ces divisions est divisée en chapitres. Le nombre total des chapitres du Michné Torah, c'est combien ?

Allez, lancez un chiffre. Cinquante chapitres pour quatre-vingt-huit parties, ça voudrait dire moins d'un chapitre par partie. Ça ne tient pas debout. Six cent treize, joli, cela correspondrait bien, mais la vérité historique est qu'il y a dans le Michné Torah mille chapitres exactement. Maintenant, si vous considérez que le Rambam a écrit ce livre pendant dix ans, depuis l'âge de vingt-trois ans jusqu'à l'âge de trente-trois ans,

il écrivait à peu près un chapitre tous les trois jours pendant dix ans. Remarquable, quand même. Je parle ici d'une moyenne. Il savait faire son travail. Le Hilchot Techouva que nous allons étudier fait partie du premier volume. Le premier volume s'appelle Sefer HaMada, le livre de la connaissance. Le livre de la connaissance est divisé en cinq parties.

Les cinq parties sont Hilchot Yessodei HaTorah, les règles concernant les fondements de la Torah. La deuxième, Hilchot Deot, c'est-à-dire les règles de la morale. Ensuite Hilchot Talmud Torah, les lois de l'étude de la Torah. Puis Hilchot Avoda Zara, c'est-à-dire les règles concernant l'idolâtrie. La cinquième partie est Hilchot Techouva, les règles de la techouva. Nous allons donc étudier la cinquième partie du premier des quatorze volumes du Michné Torah de Maïmonide.

Tout ceci est pour l'instant extrêmement ennuyeux. Ce sont des données bibliographiques. Nous allons vous ennuyer encore un peu. Quand a vécu le Rambam ? Il y a combien de temps ? 200 ans, 1000 ans, 800 ans, 1200 ? Plusieurs opinions ont été exprimées, n'est-ce pas ? 200 ?

800, 1000 et 1200 années ont été proposées pour la distance qui nous sépare du Rambam. Ce que je vous propose, c'est que nous procédions à un vote. Qui est pour 200 ans ? Qui est pour 800 ? Qui est pour 1000 ? Qui est pour 1200 ? Il y a une majorité relative pour les 800 ans, c'est celle que nous allons retenir.

C'était il y a 800, 850 ans à peu près. Nous étudions donc un texte vieux de 850 ans. Toutes les autres opinions sont respectables mais ne sont pas retenues. Et il rote techouva. Au début de chaque recueil de halakha, le Rambam nous donne une liste des mitsvot, des commandements qui sont inclus dans le recueil.

Par exemple, dans Hilchot Avoda Zara, les règles de l'idolâtrie, Maïmonide compte cinquante et une mitsvot. Dans Hilchot Techouva, il en compte combien ? C'est ce que nous allons voir. Je commence à lire le texte. Vous voyez, nous avançons à pas de géants. Nous arrivons déjà au texte, peu de minutes après le début du cours. Hilchot Techouva, mitsvat assé.

Ce chapitre comporte une seule mitsva, qui est d'ailleurs une mitsva positive. C'est quoi, une mitsva positive ? C'est une mitsva active. Contrairement à une mitsva négative, dans laquelle le commandement est de ne pas faire. Quand le commandement est de faire, cela s'appelle une mitsva positive. Donc mitsvat assé ahat. Il y a un seul commandement positif, véhoun, qui consiste

Cheyachou vachote mehet'o lifni Hachem ve'yit vaddeh. Que le pécheur se repente de son péché devant Dieu et en fasse l'aveu. Il y a un mot en français, confession, mais il a des connotations trop chrétiennes. Il doit avouer sa faute. Ouve'our mitsvazo, l'intelligence de cette mitsva, ve'ikarim anikarim ima biglala,

et les principes qu'elles supposent, bifrakim elou, sont dans ces chapitres-là. Si je prends au sérieux ce que nous avons lu, il y a une mitsva de faire techouva et une mitsva de faire le vidouï, c'est-à-dire l'aveu par la parole. Il y a ici un petit problème. J'ai dit deux choses différentes: faire techouva et faire le vidouï. Or le Rambam nous a dit qu'il n'y a qu'une seule mitsva.

Voyez-vous le problème ? Toi de Lausanne, est-ce que le problème est clair ? — Oui.

Disons comme ça: le Rambam nous a dit ici qu'il y a deux choses à faire, et d'autre part il nous dit qu'il n'y a qu'une seule mitsva. Il y a une contradiction dans les termes, étant donné qu'un n'est pas deux. Grand principe de mathématiques, n'est-ce pas ? En fait, cela veut donc dire qu'un seul des deux éléments est véritablement la mitsva, et que l'autre élément n'est qu'auxiliaire au premier.

Qu'est-ce qui est le plus important du point de vue de la mitsva ? La techouva ou le vidouï ? Pour avoir la réponse, nous allons étudier le texte de la première halakha. Chapitre 1, halakha 1. Est-ce que vous avez tous le texte devant les yeux ? Génial ! Kol hamitsvot shebatorah, tous les commandements de la Torah,

qu'ils soient positifs ou négatifs. Si un homme a transgressé l'un de ces commandements, que ce soit volontairement ou involontairement, lorsqu'il fera techouva et reviendra de son péché, il a le devoir

de faire l'aveu devant l'Éternel, béni soit-il, che-néémar, ainsi qu'il est dit: un homme ou une femme qui ferait un des péchés possibles à l'homme devra avouer le péché qu'il a fait. C'est l'aveu par la parole.

Et cet aveu, cette confession, mitsvat assé, est un commandement positif. Conclusion: quelle est la mitsva, d'après Maïmonide, d'après ce que nous avons lu ? Le vidouï, qui fait suite à la techouva. Cela veut donc dire, je vais être le plus précis possible, que d'après Maïmonide il n'y a pas de commandement dans la Torah de faire techouva.

Voyez-vous ? Il n'y a pas de commandement « faisons techouva ». Ça n'existe pas. La mitsva, c'est le vidouï. Le vidouï a évidemment comme condition d'avoir fait techouva. Mais pourquoi est-ce que je fais techouva ? Maïmonide ne le dit pas. Ce n'est pas parce qu'il y aurait une mitsva de faire techouva que je fais techouva. Mais une fois que je fais techouva, j'ai le devoir de faire le vidouï.

Est-ce le contraire de ce qui est écrit ? Absolument pas. On ne peut pas faire le vidouï sans avoir fait techouva. Je ne veux pas dire: j'ai péché, etc., si je n'ai pas l'intention de faire techouva. Non, si je n'ai pas même commencé la techouva. Il faut d'abord avoir renoncé au péché, et après le vidouï a un sens. Contrairement à l'opinion reçue dans le christianisme, « péché avoué à …

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