Les bikourim et la reconnaissance envers la terre d'Israël
Pourquoi apporter les prémices au Beit Hamikdash : ne pas être kfoui tova, et voir dans notre retour la réalisation de la promesse faite aux Patriarches.
Rav Dov Bigon
Ensuite : Les bikourim et la reconnaissance envers Hachem pour le retour en Erets Israël, 18 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Nous allons apprendre chaque semaine une idée sur la paracha du week-end. Cette paracha traite de la première mitsva que tu accompliras quand tu viendras en Erets Israël: il y a écrit…
Qu'est-ce que c'est que cette mitsva ?
Rachi dit là-bas que le sujet des bikourim est que l'homme ne doit pas être quelqu'un de ingrat, qui n'a pas de bonne qualité. Tu donnes les fruits et les légumes que tu as au Kohen, au Nom, au Hakadoch Baroukh Hou. Le Kohen ici, et il lui dit: « Je suis venu en Erets Israël, merci beaucoup. Et voici ses fruits. »
Le Rav nous dit: la paracha commence par « Vayehi ki tavo el ha'aretz… », c'est-à-dire « Lorsque tu viendras en Erets Israël, ce sera la première des mitsvot que tu feras: la mitsva des bikourim. » Bikourim vient du mot bekhor, qui signifie premier-né. Les bikourim sont les prémices par rapport aux fruits.
Des sept espèces d'Erets Israël, lorsqu'elles sortent, lorsqu'elles commencent à pousser, on prend les premiers fruits qui sont sortis, la quantité que l'on veut, et on les emmène au Beit Hamikdash. On les donne au Kohen pour faire une offrande, c'est-à-dire un cadeau à Hakadoch Baroukh Hou, à travers le Kohen qui représente la Divinité.
Et la première raison pour laquelle on doit accomplir la mitsva des bikourim, dit Rachi, c'est pour ne pas être kefouï tova. Qu'est-ce que kefouï tova ? C'est ne pas reconnaître le bien. Kefouï tova, c'est une leçon: le mot kofer, qui veut dire « recouvrir », comme dans Kippour. Le fait d'être kefouï tova au niveau de l'émouna, c'est le fait de recouvrir la bonté qu'on nous a faite. C'est-à-dire que toi, tu ne vois pas; tu vois quelque chose, mais tu ne vois pas la bonté qu'on t'a faite.
Une personne kefouï tova, c'est une personne ingrate, qui n'arrive pas à reconnaître le bien qu'on lui a fait. La première des choses, quand on arrive en Erets Israël, c'est de reconnaître le bien: Hakadoch Baroukh Hou nous a offert de venir en Erets Israël, d'y cultiver et d'y récolter. Ne jamais être kefouï tova.
Pourquoi es-tu venu en Erets Israël tout d'un coup ? Est-ce parce que je suis venu avec toi ? De Abraham, Its'hak et Yaakov. Elokim a dit à Abraham, Its'hak et Yaakov: « Je donne cette terre à vos enfants, à votre descendance. » Nous sommes les enfants d'Abraham, Its'hak et Yaakov. Nous sommes venus, et nous disons: Elokim, tu as ouvert… nous sommes venus. Nous sommes venus dans l'État d'Israël. Si nous sommes aujourd'hui dans l'État d'Israël, ce n'est pas un hasard.
Le Rav nous dit: lorsqu'on se présente devant le Kohen avec les prémices, il y a certaines phrases à réciter, afin que nous prenions nous-mêmes conscience de la grandeur du fait d'être en Erets Israël. Je pose la question: pourquoi es-tu en Erets Israël ? Parce que tu le voulais, parce que c'était ton projet. La première chose que l'on doit dire: « Bati el ha'aretz », « Je suis venu sur la terre. » « Hachem nishba la'avoteinou latet lanou »: « Hachem a juré à nos pères de nous la donner. »
Parce que cela a été promis, juré à nos pères, Abraham, Its'hak et Yaakov, que leurs enfants, leurs descendants, viendraient en Erets Israël. C'est-à-dire que cela ne commence pas avec toi. Ce n'est pas une chose qui commence parce que moi j'ai décidé de venir. Cela commence bien avant. C'est la réalisation de la promesse divine à Abraham, Its'hak et Yaakov. C'est en vertu de cette promesse que nous sommes revenus en Erets Israël. Donc, la première chose: toi, Hakadoch Baroukh Hou, tu as promis; nous, nous avons réalisé ta promesse, le fait de revenir en Erets Israël.
Une fois, je suis allé dans la rue et j'ai vu Abraham Abinou. Il était heureux ! Pourquoi es-tu si heureux ? Abraham Abinou dit: « J'étais un homme seul. Je suis venu sur la terre, je suis venu ici seul. J'avais une femme, Sarah, mais je n'avais pas d'enfants. Maintenant, j'ai tellement d'enfants ! Ouh ! » Qu'a-t-il dit à Elokim pour moi ? « Arrête, va-t'en dans la terre où il n'y a rien… »
Le Rav nous dit qu'il était tellement heureux que l'on pose la question: « Mais de quoi es-tu heureux ? »
Il dit: « Moi, j'étais tout seul. J'étais marié à Sarah, je n'avais pas d'enfant jusqu'à l'âge de cent ans. Et lorsque Hakadoch Baroukh Hou m'a dit: "Lèche-toi, va en Erets Israël, lekh lekha, va pour toi dans le pays que je t'indiquerai, je ferai de toi une grande nation", j'ai dit: "Mais attends, je suis tout seul, je n'ai même pas d'enfant." Et aujourd'hui, Maran Hachem, je vois tous les enfants que j'ai, des millions d'enfants. » Et cette réalisation, c'est nous: que nous soyons l'État d'Israël, que nous soyons en Erets Israël, c'est la réalisation de la promesse que Hakadoch Baroukh Hou a faite à Abraham, qu'Israël serait une grande nation, et qu'il y aurait la confiance (bitahon) en Erets Israël.
Le Rav nous dit… [tremblement]. C'est tellement grand que le Sefer a tellement tremblé qu'il en est tombé. Le Rav nous dit à quoi cela ressemble. C'est très simple.
Tes parents, lorsqu'ils t'ont dit: « Allez, d'accord, tu prends l'avion, tu viens en Israël, tu viens au Mir, quand tu arrives, appelle-nous. » Quand vous êtes arrivés, vous avez appelé vos parents. Ils étaient contents, ils ont été rassurés: ça y est, il est arrivé, mon fils, tout va très bien, baroukh Hachem. Mais si vous n'aviez pas appelé, ils auraient été inquiets: « Où est-il ? Il ne m'a pas appelé, qu'est-ce qui se passe ? » Cela fait des milliers d'années qu'Abraham attend votre coup de téléphone. Quand vous arrivez en Erets Israël, c'est comme si vous appeliez Abraham: nous sommes arrivés, nous sommes là ! Vous croyez qu'Abraham Avinou reste impassible face à cela ? Insensible ? Il est plein de joie de savoir que ses enfants sont arrivés à destination.
Pour dire que je suis venu en Israël pour… pour ça, ce que je dis là. Pour la mitsva. Oui, pour la mitsva, voilà. Et pas pour être en France, etc.
Oui, je l'ai vérifié, c'est bien. Il y a écrit dans Chazal, le Rav Kook l'a dit… ]
…le souffre international, et un souffre qui ne peut pas être connu. Et quel est le grand souffre ? C'est l'idéaliste, comme le Rav. Il vient d'Erets Israël, c'est un grand souffre. Abraham, nous l'avons appris: Erets Israël, avec les guerres, je suis Erets Israël. C'est l'idéaliste, il vient d'ici, d'entre nous. Quel est le souffre ?
Benoni. Elle n'a pas de partenaire à Paris, elle a des difficultés avec ça, de la santé… Allons en Erets Israël, nous allons peut-être résoudre tous nos problèmes. …
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