Parachat Ki-Tetse (02/09/14)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Ki-Tetse (12/09/16), 1 h 00
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Ok, rabbanim, paracha de Ki Tetsé. Bienvenue à tous les nouveaux qui ont souhaité une bonne Aliya, une bonne intégration. La paracha de Ki Tetsé, vous tombez bien, parce que c'est la paracha où il y a le plus de mitsvot dans la Torah: 47 mitsvot négatives et 27 mitsvot positives. Dans tout le livre du Devarim, nous nous trouvons environ un mois et quelques avant le décès de Moshé Rabbénou.
Moshé Rabbénou est donc dans un marathon de mitsvot, d'instructions qu'il devait nous donner avant de partir. Dans le Devarim, il y a énormément de mitsvot, et on a quelque chose qu'on n'avait pas l'habitude d'avoir dans les autres livres: une mitsva après une autre mitsva. En général, il y a un sujet, il y a une mitsva. Là, il y a un ordre, et il y a quand même un ordre dans tout ça. Pourquoi elles sont dans cet ordre-là ? Elles se suivent. Rachi et d'autres commentateurs nous amènent cet ordre. Mais généralement, il y a énormément de mitsvot.
Donc on va passer sur tout, sur ce que vous voulez. Ça va s'étendre sur ce que vous voulez. Je vais aussi amener certaines choses qui sont nécessaires, parmi les enseignements auxquels vous allez devoir vous habituer. Il y a un enseignement qu'on dit toujours au début des chiourim. C'est l'enseignement de; quand... c'est le Rav, le Rav Chaké, un des deux rabbins chez qui le Rav Chaké a étudié, principalement.
Et ils disaient toujours: ce n'est pas parce que quelque chose est marqué dans la Torah qu'il est vrai. C'est parce qu'il est vrai qu'il est marqué dans la Torah. Est-ce que vous comprenez la différence entre les deux choses ? Vous avez compris la différence ? Si c'est le cas... Il y a beaucoup de gens qui vont dire: « Bon, ce n'est pas vrai, mais c'est marqué dans la Torah, alors c'est vrai. » On est obligé, c'est marqué dans la Torah. Tout le but d'un chiour, c'est que je vais expliquer pourquoi c'est vrai, pourquoi c'est normal.
— J'ai juste une question: pourquoi la femme captive, quand on veut se marier avec elle, est-elle obligée de se raser la tête pour se rendre, entre guillemets, laide ?
Pourquoi, c'est-à-dire ? On aurait pu, je ne sais pas, elle aurait pu, par exemple... si je prends Méguila d'Esther, Esther ne s'était pas rasée pour se rendre à... — Oui, justement, là-bas il faut voir ce qui s'est passé pour la Méguila d'Esther. Si elle a vraiment le choix, elle peut vraiment se sauver, quand il y a le roi qui l'a repérée. Oui.
Donc la question: pourquoi demande-t-on à la femme de se rendre moche ? La femme captive de l'ennemi, que nous-mêmes avons capturée. Un juif, combattant de Tsahal, rentre dans une maison; il y a une femme qui l'a séduit là-bas, et il a été chez elle, il a été avec elle. Elle peut se convertir, il peut la prendre, mais la Torah vient dire: non, attends un mois. Qu'elle garde ses habits de captive, qu'elle ne se fasse pas belle, et après tu décides. On veut lui donner une chance que le charme tombe. On va faire en sorte qu'elle devienne moins attirante, pour que l'homme ne soit plus ébloui par ce qu'il a vu quand il l'a rencontrée. Je vous dis la vérité: quand j'ai lu ça... Oui, vas-y, tu voulais poser une autre question ?
— Oui. — Normalement, elle s'est convertie, oui. Le prosélytisme. — D'accord. D'accord. Le sujet de est un sujet très particulier.
Tu verras que ce n'est pas si évident qu'elle n'ait rien demandé. — D'accord. — Ok, c'est une bonne question. D'abord, je vais terminer avec la question d'avant. Très bien. Moi, quand j'ai lu ça la première fois, je me disais: bon, c'était à l'époque, les femmes, etc. Vous savez, il y a quelqu'un qui a fait une étude, un psychologue, sur les soldats de Tsahal. Il a dit que les soldats de Tsahal sont racistes. Pourquoi ? Parce qu'on n'a vu aucun soldat de Tsahal violer des Arabes quand ils rentraient dans les villages, alors que dans toutes les armées du monde, ils font ça. Chez nous, ils ne font pas ça. Vous avez remarqué qu'il n'y a pas ça chez nous. Vous avez déjà vu des soldats de Tsahal rentrer dans Ramallah et... Tu vas me dire, c'est normal. D'accord. Moi, je croyais que c'était l'époque, la femme qui séduit le combattant, etc.
Un jour, j'étais à Chrem, dans le soldat. Il y avait le couvre-feu, donc personne ne sortait des maisons. Nous nous baladions, on cherchait quelqu'un, et je vois une maison entrouverte, la porte entrouverte, et une femme qui se tient sur le pas de la porte, pas du tout couverte malgré le couvre-feu, avec tout ce qu'elle avait comme maquillage sur le visage, tout ce qu'elle avait comme couleurs à la maison. Je me suis dit: c'est bizarre, elle est habillée comme ça. Une deuxième femme, super maquillée, tout ça. Qu'est-ce qu'elles veulent ?
Je me suis demandé. Si moi, j'avais des soldats ennemis dans ma ville, la dernière chose que je voudrais, c'est les faire entrer dans la région. Vous comprenez la logique ? Et après, je me suis rappelé la paracha Ki Tetsé. Ça fait partie de la guerre de séduire l'ennemi. Ce n'est pas que, elle n'a rien voulu, etc. Ce n'est pas forcément ce cas-là. C'est possible, ce cas-là aussi, mais ce n'est pas forcément ça. Il y a aussi l'autre côté: on va essayer de...
Laissez-moi vous dire le but de la doctrine: l'amener dans la religion. Peut-être qu'on peut le mettre en danger aussi, peut-être qu'on peut le, je crois. Et même sans ça... Donc, à la base, quand tu dis qu'elle est innocente, moi, de mes yeux, j'ai vu des choses pas innocentes là-bas. Donc c'est plus complexe qu'on ne le pense. Maintenant, convertir ou ne pas convertir: dans la religion juive, on n'a aucun intérêt à convertir quelqu'un, au contraire. Quelqu'un qui veut se convertir, je peux vous dire qu'on lui fait la vie dure. On lui dit: revenez dans un an, revenez dans deux ans, on verra si vous êtes prêt. On n'est pas du tout intéressé à convertir les gens. Quand quelqu'un veut se convertir, on teste la sincérité, on veut vraiment voir qu'il est sérieux.
Et le cas de la Yefat Toar, c'est un cas très très spécial. C'est un cas que la Torah vient nous amener, et la Torah le met dans la Chine. Elle dit qu'il y a des guerriers, que dans la guerre, les forces de l'homme sont décuplées, ses instincts sont décuplés. Dans une guerre, tu ne sais pas ce qui t'arrive, et donc tu es plus sensible, tu peux tomber plus facilement dans ce piège, devant cette femme, et être complètement emporté par une passion qui va se déchaîner, et qui ne sait pas quoi faire. La Torah dit: d'accord, mais pas d'ouverture grande. Vous savez la différence, la grande différence …
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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