Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Paracha Devarim (29/07/14)

38 min

Rav Yossef David

Ensuite : Paracha Emor (05/05/09), 37 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Parachat Devarim. Avec la Paracha Devarim, on commence le dernier livre de la Torah. Et à travers lui, on est évidemment en plein dans les trois semaines qui précèdent Ticha BeAv. La Paracha Devarim, c'est un bonus, il y a des solutions avec ça. La Paracha Devarim a été écrite cinq semaines avant la mort de Moshé Rabbénou. On sait donc exactement la date où elle a été écrite, et on sait l'endroit. On a un marathon de halakha, d'enseignements que Moshé Rabbénou doit donner parce qu'il sait que dans pas longtemps il va partir.

Le livre de Devarim est différent des quatre autres livres de la Torah. Comme tout est progressif dans la Torah, tout se passe de manière progressive, et le passage de Moshé Rabbénou aux autres prophètes se fait aussi de façon progressive. Il y a une grande différence entre Moshé et les autres prophètes. Vous savez que Moshé a un niveau de prophétie qui n'a jamais été atteint, ni avant ni après. Il avait la capacité de parler avec HaKadosh Baroukh Hou quand il voulait, ce qui est déjà beaucoup. Mais

en plus, contrairement aux autres prophètes à qui HaKadosh Baroukh Hou parlait, et qui ensuite parlaient sous forme de métaphores, de visions, des visions pas toujours très claires pour les prophètes eux-mêmes, et que HaKadosh Baroukh Hou devra leur expliquer, Moshé Rabbénou parle à HaKadosh Baroukh Hou comme il parle à quelqu'un. PLP, Panim et Panim, une prophétie qui n'existe pas. Là, dans le livre de Devarim, pour la première fois dans l'histoire, on voit Moshé Rabbénou parler comme un prophète habituel.

En quoi cela se manifeste-t-il ? La Guemara n'en parle pas. On voit que partout il est marqué Vayomer Hachem, Vayédaber Hachem, Moshé est mort. Et là, tout d'un coup, il est marqué Vayédaber et Hachem est là, il est mort. Alors, quelle est, à votre avis, la différence entre un prophète qui dit Vayomer Hachem, Hachem a dit, pour nous enseigner, et un prophète qui nous dit Hachem m'a dit, voici ? Quelle est la différence ?

Des prophéties. Là, c'est vraiment un style direct, là c'est un style indirect. C'est-à-dire que le style direct, c'est quoi ? C'est que Kadoch Baroukh Hou dit, il est noté mot par mot, ligne par ligne, virgule par virgule. Quand il est marqué Vayomer Hachem, Moshé est mort, on voit bien que ce n'est pas Moshé lui-même qui fait le texte, c'est Hakadosh Baroukh Hou qui l'a dit, il dit de le noter. Quand il est marqué, chez les prophètes, chez Yéhoshoua, chez Yeshayahou, dans les Choftim, on voit Vayomer Hachem, et là, les prophètes viennent raconter que, par exemple, pendant la nuit,

Comme dit le Rambam, les prophètes ont toujours reçu leurs prophéties la nuit, sauf Moshé Rabbénou. HaKadosh Baroukh Hou leur a parlé, et eux viennent nous raconter le lendemain ce qu'il leur a dit. Donc, c'est complètement à notre niveau. Malgré cela, évidemment, le livre de Devarim et les autres livres ont le même niveau de sainteté. La Guemara dit, hein, que le livre de Devarim est le livre de Moshé, comme si Moshé l'avait écrit. Moshé l'a écrit, c'est Ouar Kodech, c'est Ouar Kodech, le même niveau que la Torah. Il n'y a donc pas de différence de niveau, mais on voit qu'il y a déjà un passage de style qui nous rappelle un peu les prophètes suivants, qui vont parler comme ça. Le livre de Devarim est donc un passage entre les quatre livres de la Torah et le reste des prophètes. On va voir, pas tout le livre de Devarim, mais une bonne partie.

On ne va pas voir pendant un long moment Vayomer Hachem et Moshé est mort, mais on va voir un style comme ça: on dit Hachem, voilà comment Hachem m'a dit, et après je vais vous raconter. Il y a une longue tirade de Moshé où il n'y a pas Hachem qui parle, c'est lui qui parle. Vous remarquez ? Il n'est pas marqué Vayomer Hachem. Et quand vous verrez qu'il est marqué Vayomer Hachem, encore une fois, c'est Hachem qui m'a dit. Voilà pour le livre de Devarim.

Et la date: on a dit cinq semaines avant le décès de Moshé Rabbénou. Moshé Rabbénou décède le sept Adar, donc on se trouve cinq semaines avant. Beaucoup de faits, de Rachi, font que le livre de Devarim tombe généralement à Chabbat Hazon. Chabbat Hazon, c'est le chabbat qui précède Ticha BeAv, donc le dernier Chabbat avant le Chéma, si vous voulez, le deuil national,

qui est la destruction des deux Temples et de beaucoup d'autres destructions. On va s'attarder un peu là-dessus. Je voudrais vous expliquer comment la Torah prend en compte la psychologie de l'homme, sachant que les hommes ne sont pas des machines, et comment, grâce à des halakhot bien posées et bien avancées, on permet à l'homme d'atteindre l'état psychologique, le mazav, qu'on veut qu'il atteigne. Après, on expliquera pourquoi on veut qu'il l'atteigne, mais déjà, on va expliquer.

Avant le 17 Tamouz, il n'y a rien. Tout va bien, on est contents, les juifs sont contents. Ensuite vient le 17 Tamouz, et là, on commence à jeûner. On entre dans une nouvelle période, Bein HaMétsarim, une période de deuil qui commence. Et puis on va arrêter la musique, et puis on va arrêter d'aller à la plage.

Et puis on va arrêter de manger de la viande, et puis on va arrêter de se laver et de se changer. Et déjà, on va être assis par terre, dormir par terre, il y en a qui dorment en mettant une pierre sous la tête. On est vraiment dans le deuil total. On n'est pas des machines. Il n'y a pas de bouton chez un homme pour lui dire « Sois en deuil ! » « Sois triste ! » Ça n'existe pas. Alors comment fabrique-t-on cela chez quelqu'un ?

Chez le juif, comment fabrique-t-on cela ? À travers toute cette préparation. D'abord, si tu n'écoutes pas de musique alors que tu as l'habitude d'en écouter, cela te fait déjà quelque chose. Deuxièmement, si tu ne manges pas de viande alors que tu en manges d'habitude, et que tu ne fais pas Cheikh Rianon, il y a toutes sortes de choses qui, naturellement, ajoutent un potentiel de joie dans ta semaine, et tu vas les enlever. Donc, ça descend. En plus, le deuil augmente. Et jusqu'à Ticha BeAv, où c'est le sommet, ça descend encore un petit peu à Ticha BeAv, et

après, on redevient plus ou moins normal. Contrairement à l'invention qu'on a faite en Israël, où l'on a mis le jour de commémoration des soldats, Yom HaZikaron, et le lendemain, Yom HaAtsmaout, c'est-à-dire le jour le plus triste de l'année au niveau national de l'État d'Israël moderne, et le jour le plus joyeux de l'année du même État, ils les ont mis l'un collé à l'autre. Imaginez quelqu'un qui veut vraiment faire les deux. La veille, il va voir ses amis qui ont perdu leur fils à la guerre, et puis son fils lui dit: « Allez, on décore la voiture avec les drapeaux ? » …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.

  1. 48
    Paracha Chla’h 01/06/10
    1 h 14
  2. 49
    Paracha Devarim (09/07/13)
    1 h 05
  3. 50
    Devarim, la Torah comme constitution d'un peuple
    Pourquoi Devarim reprend la Torah à zéro, et pourquoi le roi s'inspire de ce livre pour gouverner.
    32 min
  4. 51
    Paracha Devarim (21/07/09)
    1 h 08
  5. 52
    Paracha Devarim (29/07/14)
    En cours de lecture
  6. 53
    Paracha Emor (05/05/09)
    37 min
  7. 54
    Paracha Hayei-Sara (10/11/09)
    56 min
  8. 55
    Paracha Hazinou 07/09/10
    55 min
  9. 56
    Paracha Hukat (24/06/09)
    1 h 06
  10. 57
    PARACHA HUKAT (24/07/08)
    1 h 25

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav