Connaissance divine et liberté de l'homme chez Maimonide
Dieu sait-il à l'avance nos choix ? Maimonide distingue la connaissance divine de la multiplicité des êtres.
Rav Oury Cherki
Ensuite : La connaissance de Dieu et la liberté humaine selon le Rambam, 43 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bon, shalom tout le monde. Si je ne me trompe pas, nous sommes en plein huitième chapitre, n'est-ce pas ? C'est ça, c'est ça. Si vous vous servez de la merveilleuse édition que vous avez sous les yeux, il me semble que nous sommes arrivés à la page Rechmem Gimel. Me trompais-je ? Non, mais là c'est une interrogation, c'est effectivement un doute. Ah, c'est là qu'on en est, donc à la page Rechmem Gimel. D'accord.
Dans le même ordre d'idées, Ayah Onesh Sihon Melech Heshbon était la punition de Sihon, roi de Heshbon. Car ce qu'il avait fait de mal sans y être obligé, auparavant, il a été puni par Lui, béni soit-Il, en étant empêché de faire la volonté d'Israël.
C'est-à-dire qu'Israël voulait traverser son pays, il ne nous a pas laissé faire, et il a finalement été tué, jusqu'à ce qu'il lutte contre lui et le tue. Ainsi qu'il est dit: Sihon, roi de Kheshbon, n'a pas voulu nous laisser passer à travers son pays, car l'Éternel ton Dieu a endurci son esprit et renforcé son cœur. Donc on voit qu'il y a eu chez Sihon également le même processus, le même phénomène que chez Pharaon. De même que Pharaon a été empêché de renvoyer les enfants d'Israël parce que son cœur était endurci, la même chose s'est passée chez Sihon, roi de Kheshbon.
Ce qui a rendu la lecture de ce verset difficile pour tous les commentateurs. Parce qu'ils ont pensé que Sihon a été puni parce qu'il avait empêché Israël de traverser son territoire. Ils ont donc demandé: comment l'a-t-il puni, alors qu'il était obligé, puisque Dieu avait renforcé son esprit et endurci son cœur ?
Comme beaucoup ont pensé que Pharaon n'a été puni que parce qu'il refusait de renvoyer Israël de son pays. Or ce n'est pas vrai, comme nous l'avons expliqué. C'est-à-dire que, aussi bien Pharaon que Sihon, ont été punis pour des actions librement consenties antérieures à ce que la Torah raconte.
Alors, pour Pharaon, c'est écrit en toutes lettres qu'il a décidé d'asservir Israël. Pour Sihon, ce n'est pas écrit en toutes lettres, mais nous sommes en droit de supposer que Sihon était méchant bien avant de rencontrer les enfants d'Israël, et que son cœur a été endurci pour qu'Israël le tue. De même, on trouve ce principe chez le prophète Isaïe, en hébreu Yeshaya. Qu'est-ce que dit Yeshaya, ou Yeshayahu ?
Che Ouïd Barach, que Lui béni soit-Il, Ya'anich Tzatamordim, punit certains des révoltés, Che Yimna Me'em HaTechouva, en les empêchant de faire techouva. Ve'lo Ya'azov HaBechira Be'yadam, qui leur prend leur libre arbitre. Be'omro, et voici ce que dit le prophète Isaïe: Hachmen Lev Ha'amAzé, que s'engraisse le cœur de ce peuple.
Ve'oznav achbed, que ses oreilles s'alourdissent. Ve'énav hacha, que ses yeux se ferment. Pe'nir ebe'énav, afin qu'il ne voie pas par ses yeux, ou ve'oznav ishma, et qu'il n'entende pas par ses oreilles, ou l'vavo yavin, et que son cœur ne comprenne pas, ve'chav ve'rafalo, parce qu'alors il reviendrait et serait guéri. Ve'ze'adavar pachout.
Ensoach l'efarech, cette chose est bien claire, elle n'a pas besoin d'être expliquée. Aval ou mafteach l'man oulim rabim, mais cela ouvre de nombreux verrous. D'accord ? Donc nous avons le principe dans la Torah, aussi bien chez Pharaon que chez Sihon. Le principe est exprimé de manière générale chez le prophète Isaïe, et on le retrouve également dans les paroles du prophète Eliyahu. Qu'est-ce que dit le prophète Eliyahu ?
Dans quels livres, d'ailleurs, sont écrites les paroles d'Eliyahu ? Dans Melachim. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de livre d'Eliyahu Hanavi. Et pourtant, c'est un prophète important dont les paroles sont rapportées plusieurs fois dans le livre des Melachim. V'alzeh haikar olchim d'Ibraha Eliyahu: c'est selon ce principe que s'interprètent les paroles d'Eliyahu. Zakhour Latov, que son souvenir soit une bonté. Béomro, lorsqu'il dit: al ekrim ben chedoro, des mécréants, des hommes de sa génération.
Quant à toi, tu as fait reculer leur cœur, cela veut dire: lorsqu'ils ont péché volontairement, leur punition, de ta part, était
Le prophète Oshéa est un prophète osé. Chavour, Atzabim, Ephraim. Anakhlo. Il est lié aux idoles, Ephraïm. Laisse-le. Il y en a au moins un dans la salle qui a compris le jeu de mots stupide à propos d'Oshéa, mais pas tout le monde, n'est-ce pas ? Parce qu'en français, le prophète Oshéa se dit « osé ». O, S, E accent aigu, E. C'est comme ça que j'ai dit qu'Oshéa était un prophète osé. D'accord ?
Rotsono lomar: il veut dire qu'il s'attache aux idoles par son libre choix et qu'il les aime. On sait où est sa punition: qu'on le laisse les aimer. C'est ça que veut dire « laisse-le ».
C'est une des bonnes interprétations, pour ceux qui comprennent la finesse des choses. Donc jusque-là le principe est clair.
On avait vu pour l'instant que, jusqu'à présent, le Rambam dit que l'homme est libre, et qu'il a amené pour cela quatre preuves différentes. Ensuite il a amené des illustrations dans la Torah de ces quatre preuves. Ensuite il nous a amené des paroles des Hachamim à ce propos. Ensuite il nous a parlé de l'essence de la nature et de la liberté.
Puis il a amené des sources dans les Prophètes, et après il a posé des questions. Les questions du Rambam étaient: comment se fait-il que les Égyptiens aient été punis d'avoir asservi Israël alors qu'ils n'avaient pas le choix ? Et là, le Rambam introduit une différence importante entre la collectivité et l'individu: au niveau des collectivités, l'histoire est écrite à l'avance, mais au niveau de chaque individu il y a un libre choix. Ça, c'était le premier principe du Rambam.
Deuxième question posée par le Rambam: comment se fait-il qu'un individu ait été privé de libre arbitre, comme Pharaon, et pourtant puni ? Le Rambam nous dit: il a été puni pour ses péchés antérieurs, et sa punition était qu'on lui prenne le libre arbitre pour qu'il ne puisse pas faire techouva. Ce principe se retrouve chez Pharaon, chez Sihon. Il est exprimé par le prophète Yeshayahu, par Eliyahu Hanavi, et par le prophète Oshéa, qui est un prophète osé.
Donc, ça prouve que la vanne a également été intégrée. Voilà. Jusque-là, tout est clair ? Maintenant nous allons entrer dans une autre considération. Il y a un autre verset qui préoccupe le Rambam, et qu'il aurait pu interpréter de la même manière que ce qu'il a dit jusqu'à présent, et pourtant le Rambam va choisir de l'interpréter autrement. Cependant. Ma'amar Yishayahou Hannavi al bachalom: la parole du prophète Isaïe,
que la paix repose sur lui. Che amar: qui a dit, Lama tata'enu Hachem midrachecha, takchiach libenu miratecha: « Pourquoi, ô Éternel, nous fais-tu errer de tes chemins, et endurcis-tu notre cœur pour que nous ne te craignions pas ? » Isaïe, chapitre 63, verset 17. Ce n'est pas du tout du même ordre d'idées.
Vous avez compris le verset ? Le verset dit: « Pourquoi, Éternel, nous égares-tu de tes chemins ? » Donc on pourrait commencer à dire …
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