Parachat Korah (17/06/14)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Korah (19/06/12), 59 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Je me réinvahis. La paracha de Korah. La paracha de Korah est la paracha. Si on a dit que la semaine dernière c'était une paracha d'actualité, comme vous l'avez vu, de grande actualité, le refus de la Terre d'Israël, le refus du projet divin, préférer le spirituel au spirituel qui va se découvrir dans le matériel. Donc c'est un yetsira qui est classique dans le peuple juif, refuser l'aventure d'Erets Israël. Bon, c'est un truc qui existe à toutes les époques.
Et donc malheureusement, c'est passé par l'explorateur, et donc on a eu ce jour-là de Chabbat. La crise de la paracha de Korah est encore plus d'actualité que la crise de la paracha de Chela'h Lekha. C'est-à-dire que l'enseignement de la paracha de Korah va nous être d'une encore plus grande utilité que celui de la paracha de Chela'h Lekha, qui nous permet déjà de comprendre la majorité des problèmes de la société israélienne.
— Oui, vas-y. Oui.
Il s'est séparé, il a fait une marlokette, oui, alors ? Après. Normalement c'est après. Au niveau chronologique, normalement c'est après. On va voir, il y a des raisons à ça, pourquoi c'est après. Il y a toute une évolution dans les crises de paracha du livre de Bamidbar, à partir de la deuxième partie de Béhaalotekha, jusqu'à la fin de Bamidbar. On a tout le temps des crises qui suivent un fil conducteur. Donc ce qu'on va faire, c'est la chose suivante: on va d'abord parler des différentes parties de la paracha, et après on va s'attarder sur le problème qui est énoncé par Korah.
Et qui est d'une grande utilité aujourd'hui. On va vous donner les clés aujourd'hui pour pouvoir répondre, Bézrat Hachem, à tous ceux qui viennent au nom de la morale chrétienne dans le monde. Et pourquoi ce n'est pas vrai ? Vous savez, quand vous prouvez à quelqu'un que ce qu'il dit c'est du christianisme, il ne peut pas encore dire qu'il a tort. C'est-à-dire qu'on va voir quel est le rapport, évidemment.
Et, encore une fois, ça ne sert à rien. Quand vous montrez à quelqu'un qu'il pense comme un musulman, ça ne veut pas dire encore qu'il a tort. Il faut lui montrer pourquoi ce n'est pas vrai. Quand vous dites: oui, la Torah dit ça, même si vous arrivez à prouver que la Torah dit ça, que l'islam dit ça, et que d'ici à là le bouddhisme dit ça, on n'a encore rien dit. Parce que si la personne croit en ça, si elle voit cette lumière dans ça, il faut lui montrer pourquoi ce n'est pas vrai. Vous êtes d'accord ?
Donc on rentre dans la paracha de Korah. Korah rentre dans une querelle avec Moché Rabbénou. Il vient, en fait, tout le monde le sait, au nom d'un communisme, en disant: tout le monde est pareil, pourquoi vous, vous et Moché, vous vous mettez au-dessus de tout le monde ? Mais, comme tout régime communiste qui se respecte, il ne croit pas du tout dans le communisme. C'est-à-dire que lui-même veut prendre la place de Moché. Ou d'Aaron. Donc il se sert d'Aaron. C'est-à-dire qu'il se sert du fait que Moché et Aaron sont ses frères. Il dit: on sent la corruption, vous êtes frères tous les deux, tu as nommé tes frères, tes cousins, tout le monde, on sent la combine familiale.
Non, pas tous, pas tous. On va voir, on va l'expliquer après, c'est quoi l'affirmation de Korah. Quand ils viennent devant Moché, Moché, bon, il aurait pu, en tout cas, il va essayer de les restaurer, de les ramener, de les faire revenir à la raison. Il vient les voir et leur dit: vous inquiétez pas, pourquoi vous faites ça ? Ça ne marche pas. Alors il va proposer une épreuve. Parce qu'en fait, l'affirmation de Korah, c'est: ce n'est pas Dieu qui a choisi Aaron, c'est toi qui l'as choisi, c'est ton frère.
Moché dit: écoutez, on va faire un truc qu'on a l'habitude de faire quand il y a un problème, on va demander à Hachem d'intervenir pour voir ce qui se passe. Donc c'est ce qu'a fait Éliyahou sur le mont Carmel. Il va voir les névi'im de Baal, il leur dit: bon, écoutez, vous avez votre Baal, qui interviennent, on va voir les miracles qu'il peut faire. Moi, je vous laisse l'honneur, vous êtes quatre cents, moi je suis tout seul.
Donc il a fait intervenir le Saint, béni soit-Il, pour qu'Il décide lui-même. Évidemment, il faut avoir beaucoup d'assurance et des épaules très très larges pour être capable de faire la mitsva comme ça. Parce que si tu n'es pas Moché Rabbénou, tu n'es pas lui, on a vu qui... Hachem l'écoute. Hachem est très proche de Moché. Et il va venir lui dire qu'il va faire ce plan-là. Alors, c'est quoi le plan ? Il va dire: voilà, chacun va proposer, chacun va faire. Chacun va venir avec la ketoret. La ketoret, c'est le bâton d'encens. Et c'est lui que Hachem va choisir. On verra qui sera choisi, on verra d'une manière ou d'une autre qui sera choisi.
Korah a très bien compris qu'il n'y en a qu'un qui va survivre, parce que Moché lui a dit: celui qui restera, ce sera celui que Hachem choisit, et le reste mourra. C'est-à-dire qu'il a bien fait comprendre à Korah. Et Korah n'en a rien à faire. Il a pris quatre cents personnes avec lui, c'est juste pour la vitrine. C'est comme les pions qu'il met devant. Et quand il va faire tout ça, il sait très bien: c'est lui ou moi. Tous les gens qu'il a amenés, c'est des gens qu'il a... Mais lui, il va partir plus que les autres encore.
Donc il y a la ketoret, et il y a la punition: le feu qui descend du ciel, la terre qui s'ouvre, Korah qui se fait... Il y a deux groupes. Il y a deux sortes d'affirmations, on verra plus après quand on entrera dans les affirmations. Il y a un groupe qui se fait brûler et un groupe qui se fait ensevelir. Et Korah, il s'est fait les deux, parce qu'il dirigeait les deux groupes.
Donc après, qu'est-ce qu'il a fait ? Il y avait ces machtot, ces encensoirs de cuivre, qui avaient... Vous savez comment ça marche ? Vous avez déjà vu comment on fait pour faire brûler ? Je vous explique, parce que moi non plus, je ne suis pas un ancien. Vous prenez un bout de bois, ou un bout de métal, et vous le mettez dans le feu pour qu'il chauffe bien. Alors, c'est du bois, ça va devenir un peu incandescent, ça va être un peu brûlé. Et là vous prenez de l'encens, qui est... pas de l'encens, des ketorot, des samanim, comment on dit, des trucs...
Oui, tout le monde fait ça. C'est une idée qui est reprise dans toutes les religions.
Oui, il y a un truc avec lequel tu prends et tu peux ramasser, mais c'est un truc que tu mets dans le feu. Oui, non, un truc …
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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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