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Parachat tsav (11/03/14)

60 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Vaera (04/01/16), 1 h 01

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bourkhim Abayim, paracha Tsav, deuxième paracha du livre de Vayikra. Le livre de Vayikra s'appelle la Torah des Kohanim, donc il faut s'attendre à ce qu'il y ait beaucoup de choses en rapport avec les korbanot, avec la vie des Kohanim qui tourne autour des korbanot. À la fin du livre de Chemot, on avait terminé le livre en construisant le Mishkan; maintenant il est temps de travailler avec le Mishkan. Si on a fait un Mishkan, ce n'est pas pour rigoler, c'est pour faire des choses avec. Et les choses qu'on va faire avec, c'est essentiellement

des korbanot. Donc on va expliquer le concept de korbanot, concept qui est étranger à l'homme occidental, mais totalement familier à tous les autres hommes. C'est-à-dire que si vous regardez toutes les cultures du monde, à part la culture laïcisée de l'Occident, à toutes les époques, le concept de sacrifice, de toutes sortes, est naturel.

Alors, encore une fois, je vais vous donner une clé pour avancer dans votre vie, dans la Torah. Toujours, quand il y a quelque chose que vous sentez, ou qui vous paraît bien ou pas bien, moral ou pas moral, ou dépassé, je vous demande tout le temps, on l'a déjà dit dans les shiourim précédents, de faire appel à votre modestie. C'est-à-dire que quand on dit « ça me paraît pas, ça me paraît comme ça », d'abord la modestie.

Encore une fois, je vous rappelle: quand je dis « ça me paraît », c'est qui, ce « me » ? On croit tous qu'on est indépendant, mais on est tous sauf indépendant dans notre manière d'apprécier le monde. On est le produit d'une culture, le produit des dessins animés qu'on a vus quand on était petit, le produit des séries que les jeunes ont vues toute leur vie, et ça a construit dans leur tête ce jeu. Une partie de ce jeu, il y a aussi la neshama, la personnalité, les parents et tout. Mais croyez-moi, à côté de la télé, ça éclipsait ce jeu.

Donc, quand vous vous dites « je sens que les korbanot, c'est un peu déplacé ou dépassé », c'est un manque de modestie. Parce que, je veux dire, aujourd'hui j'ai du mal, expliquez-moi: le fait que dans toutes les cultures, dans toutes les époques, c'était quelque chose de naturel, aujourd'hui ce n'est pas naturel. Ce n'est pas genre « aujourd'hui on est des humains intelligents, à l'époque ils étaient bêtes ». Il y a des gens, dans d'autres pays, qui vivent dans le monde d'aujourd'hui et qui font encore des sacrifices. Il y a des pays, comme l'islam, où l'on aime bien se faire sauter dans l'air, se faire exploser dans les autobus, et ils appellent ça un sacrifice. Mais, sans en aller jusque-là...

le concept du sacrifice est un concept universel. Depuis Adam HaRishon, depuis Noa'h, on voit Noa'h qui fait des korbanot. Toute l'humanité faisait ça. Quand on voit les cultures antiques, toutes les cultures antiques, qu'elles soient dans l'Himalaya ou chez les Aztèques, on voit tout le temps des sacrifices. C'est quelque chose de très profond dans l'homme: ce besoin, cette envie, cette idée qu'on doit faire un sacrifice à Hachem, au Dieu, à la divinité à laquelle on prie. Non, aujourd'hui, justement, encore une fois, il faut comprendre c'est qui, le jeu.

On va essayer, pour comprendre, de neutraliser un petit peu ce jeu qui découle de notre société laïcisée, occidentalisée, pour essayer de s'élever au-dessus de ça et d'avoir une réflexion plus intellectuelle, plus pure.

HaKadosh Baroukh l'a sauvé quand même, lui il a été épargné, alors que personne d'autre. Lui et sa famille. Et donc la première chose qu'il fait quand il va descendre de l'arche... Ça aussi, c'est marrant que tu dises ça, ça fait plaisir que tu dises ça. Ça aussi, ça fait partie du monde dans lequel tu vis. Alors je vais répondre à tout ce que vous avez dit. Aujourd'hui, vous venez dans une relation avec le monde, avec les animaux.

Les animaux, on a de la peine pour eux, on a de la miséricorde pour eux, on les aide, et on n'aime pas faire des expériences sur les animaux, on veut défendre les animaux, on essaie de les protéger. Il n'y a pas de problème. La Torah elle-même dit qu'il y a un tsaar baalei haïm, c'est-à-dire que la Torah reconnaît que l'animal peut souffrir, et on veut éviter ça. D'accord ? Donc ce n'est pas que c'est en opposition avec la Torah. Le problème, c'est que ça a pris des proportions un peu décalées par rapport à ce que ça doit être. Et je vais vous donner un exemple, un exemple qui est un peu violent, mais à un moment il est clair.

Dans toutes les sociétés des cent dernières années, quelle est la société qui possédait le plus d'organismes, de pays et de temps, de protection des animaux ? De quelle année ? C'est-à-dire que je vais dire quelque chose qui est un peu dur... Maintenant, le problème, c'est où tu la mets.

Maintenant, ce qu'il y a d'immoral, et là je lève la discussion au niveau intellectuel et je me détache de nos civilisations: ce qu'il y a d'immoral, c'est dans toute la morale, c'est ne pas respecter les échelons de la morale. J'explique. Aimer, bien ou pas bien ? A priori, c'est bien d'aimer. Surtout quand vous venez d'une culture occidentale, aimer, c'est le dessus de tout. Si vous veniez d'Iran... J'aurais dit: ça dépend, directement. Si on faisait ce cours-là en Iran, à tous les élèves j'aurais dit: ça dépend. Parce que ça vient de ce que vous êtes né avec, vous vous êtes baigné dans ça depuis que vous êtes né. Donc non, bien non, je n'ai pas dit ça. Je parle de quelque chose qu'on ressent.

Maintenant, si vous aimez, par exemple, vous avez un fils, et vous voyez quelqu'un qui est pauvre dans la rue, vous dites: « oh là là, il me fait vraiment de la peine, ce pauvre, il habite dans la rue », et « je vais lui donner ma maison ». Est-ce que c'est moral ou pas moral ? C'est pas moral, parce que mon fils, maintenant, c'est lui qui va habiter dans la rue. Il va attendre que quelqu'un d'autre lui donne sa maison, parce que... Bon, d'accord. On préfère... Donc vous comprenez: dans la morale, c'est très très important, et c'est la clé de la morale. C'est là que le christianisme tombe, c'est là que le christianisme est immoral. La chose la plus importante dans la morale, on en fera un cours si vous voulez, sur ça en entier, c'est garder les madrégot, garder les différents niveaux.

D'abord, vous devez faire du bien à vos enfants, à vos frères, à vos parents, ensuite à la famille proche, ensuite au peuple juif, ensuite à l'humanité, et ensuite aux chats, aux chiens, et ensuite aux fleurs, aux arbres et aux pierres. Celui qui mélange ça, celui qui fait passer l'un avant l'autre, il a tué la morale, complètement. Il a fait du mal au …

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