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Pourim : boire jusqu'à ne plus distinguer Haman de Mordekhaï

Le Rav Bigon explique ce que révèle le vin de Pourim sur le cœur de l'homme et pourquoi la mitsva est de bénir Mordekhaï.

19 min

Rav Dov Bigon

Ensuite : Pourim : l'éternité d'Israël et le dévoilement du caché, 18 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Dans la Guemara, dans l'Écriture, il est nécessaire d'écrire des paroles, jusqu'à ce qu'il n'y en ait aucune, entre Arour, Haman et Baroukh Mordekhaï. En hébreu, vous allez vous tromper, votre téléphone… En hébreu, il n'y a pas de fil. Des branches. Des branches de fil, parce que ça va sonner comme ça.

Euh, euh, euh…

Qu'est-ce que ça veut dire ? Il y a un débat entre le Rambam et Baroukh. Alors comment peut-on ne pas savoir ce qu'est le Rambam, et qu'il y a un débat entre eux ? Entre le mauvais et le bon ? Vous savez ce que c'est ? C'est la question. La réponse est la suivante. D'abord, le mot bossem en hébreu, c'est la langue de réach tov, une bonne odeur. Comment dit-on en français bossem ? « Parfum ». Oui, « parfum ». Réach tov. C'est-à-dire que l'homme doit sentir la bonne odeur.

Mais il y a des choses bonnes qui sortent de nous, et des choses non bonnes qui sortent de nous. Voilà, c'est simple. Il y a de l'eau, et il y a du mystère. Alors, quel mystère sort ? Qu'est-ce que tu as dans ton cœur ? Un homme qui est toujours sain, qui voit le ciel, qui passe par le Seigneur, qui boit un peu d'eau, qui raconte la Torah, qui parle de la Torah, tout ce genre de choses merveilleuses.

C'est un parfum, c'est un bon goût. Mais si quelqu'un a, dans son cœur, des pensées mauvaises, des choses qui ne sont pas concrètes, des choses qui ne sont pas concrètes, s'il boit de l'eau, de l'huile, c'est comme si c'était de l'huile. Il parle de bêtises, des choses comme ça. Lorsqu'il boit de l'huile, il sort le secret qui est dans le cœur de l'homme. Alors la Guemara dit: l'homme doit boire, mais il faut juste qu'il y ait un parfum.

Le Rav nous dit qu'une mitsva de Pourim est marquée dans la halakha, une phrase en araméen qui est tirée de la Guemara. Et c'est rapporté par le Choulhan Aroukh. Chayav inich: il est marqué, chayav inich, lissomé bépourya, ad délo yada bein arour Haman lebaroukh Mordekhaï. Et le Rav traduit: chayav inich, l'homme a le devoir, l'obligation, le jour de Pourim. Lissomé, lissomé, ça veut dire lehitbassem.

Bossem, c'est un parfum. Lehitbassem, on a l'impression que c'est se parfumer. Alors que la Guemara veut faire allusion au fait de devenir ivre, d'être un peu au-dessus de… un peu… Midiouk, ça c'est zoné. Chayav inich lissomé bépourya, ad délo yada, jusqu'à ce qu'il ne connaisse pas la différence qui existe entre la malédiction de Haman et la bénédiction de Mordekhaï. C'est-à-dire que c'est la mitsva de Pourim. La question, c'est de savoir ce que veut dire ce mot lissomé.

Le Rav nous dit: yayin, il y a un secret dans le vin. On dit: nikhnas yayin, yotsé sod. Quand le vin entre dans l'homme, qu'est-ce qui sort ? Son secret. Si un talmid Hachem boit du vin, il boit beaucoup de vin le jour de Pourim, qu'est-ce qui va sortir ? Son secret. Il va sortir des ḥidouchim et de la Torah, des enseignements de Torah, des choses très profondes qui expriment ce qu'il est. Mais si c'est quelqu'un de mauvais qui boit beaucoup de vin,

le vin va entrer, mais il va sortir son secret, des choses mauvaises. Il va être comme un smartout, il va être comme une serpillère, il va dire des choses, il va crier, il va dire du mal. Ça, c'est l'action du vin. La halakha est très précise. Elle dit: on a le droit de boire à condition que ce qui sorte soit le réa… bossem, le parfum. Le parfum doit sortir le jour de Pourim.

C'est pour cela qu'il faut être tsadik. Le tsadik, il doit, plein d'Iraté Chamaïm, boire le vin. Il dit: j'ai un problème, car je ne sais pas si je peux boire, car je ne sais pas si le tsadik… On va te donner à boire, et on va voir. Pourquoi ? Il faut comprendre qu'il y a dans l'homme ce qu'on appelle ta'ta kara. C'est-à-dire qu'il y a quelque chose qui est en lui, et il y a quelque chose qu'il met à l'extérieur.

Comme les ḥazal disent, l'homme est connu par sa kos, sa kiss et son kaas. Pourquoi ces trois choses-là ? Parce que ces trois choses sont des choses qui se trouvent profondément dans son cœur. La kos, l'intention, c'est l'argent. Comment s'adresse-t-on à l'argent ? L'homme peut venir et dire: je suis un nadiv, je suis bon, je donne de l'argent, c'est une vérité. Mais quand il va à l'église, il ne donne pas. Comme il y a ceux qui font, comment dit-on, un date, un date.

C'est une rencontre. Ils se trouvent dans un café, ils boivent quelque chose, ils boivent un café. Une personne s'inquiète, elle demande si on peut recevoir des mortes. Le gars dit: tu vas te payer. Et avant ça, il lui dit: je suis un homme gentil, je donne, je donne, je donne. Ce que tu dis n'est pas important. Dans les actes, on voit qui tu es vraiment, si tu es un chauvin.

La Guemara nous dit une chose importante. Si tu es en shidoukh, et on parle d'Afrika pour le côté de la femme, tu veux vérifier quelle est l'âme de la personne qui est en face de toi. Est-ce que c'est un bon garçon, est-ce que c'est un mauvais garçon ? Alors il y a trois tests à faire: kiso, koso et karaso. C'est très proche, au niveau du…. Kiso, koso et karaso. C'est quoi, kiso ? C'est son portefeuille.

Tu t'installes avec lui, en shidoukh, tu pars, et on va voir qui va payer l'addition. Si c'est lui qui va te dire non, c'est elle qui paye… alors tu auras compris que, je dis les radins, pourquoi la Guemara te demande ces trois choses ? Parce que la première chose, d'abord, c'est par rapport à l'argent. Parce que ce sont des choses qui sont très proches de l'homme. L'argent, le rapport que l'homme a avec l'argent, ça dévoile

un des traits de caractère très profonds, parce que c'est très ancré en lui: le besoin de propriété, l'envie de propriété, cette possibilité d'être propriétaire d'eux. Et qu'est-ce qu'il fait avec la possibilité d'être propriétaire ? Est-il prêt à donner sa propriété pour les autres ? Se donner un peu de lui, ou pas ?

Il y a quelqu'un qui se moque, mais il est oublié, il s'occupe de soi-même. Ici, il n'y a pas de sagesse. Ici, les discours ne vont pas aider. Ici, on voit l'homme en vérité, dans ces trois choses-là. Qui est en vérité ? Alors, oui. La deuxième chose, c'est koso. On a dit kiso, c'est sa poche. Koso, c'est son verre. Sa poche. Koso, c'est son verre. C'est quoi, …

Cours de Machon Meir

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