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Yehoshoua, le soleil et la louange : nature et miracle

Le dialogue de Yehoshoua avec le soleil à Givon : une harmonie entre le naturel et le surnaturel, où l'homme sublime le monde par la louange.

1 h 04

Rav Rony Akrich

Ensuite : Les Givonim et la ruse de l'alliance, 1 h 02

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov, Boker Tov. Le polycopié que vous avez devant vous traite de manière plus analytique le sujet qui fut le nôtre il y a deux semaines, concernant Yehoshoua au chapitre 10, qui traitait de la coalition des rois du Sud contre Yehoshoua.

Il était question aussi, d'une certaine manière, de leur vengeance concernant les accords établis par les Givonim avec Yehoshoua. Des accords qui, je vous le rappelle, pouvaient d'un point de vue divin être considérés comme caducs, étant donné qu'ils venaient contrarier le projet qui avait été demandé par l'Eternel.

Prenez une feuille, s'il vous plaît. Merci. Non, non, il y a de la place. Prenez une feuille aussi. Allez, dépêchez-vous, c'est déjà filmé. Merci. Vous vous rappelez exactement ce qui s'était passé avec les Givonim. Un accord qui, je l'ai dit, je le répète, allait à l'encontre du commandement divin, à savoir que les peuples...

Les sept peuples résidant en Erets Israël devaient, selon le message de Yehoshoua, soit accepter le joug législatif et souverain d'Israël sur la terre d'Israël, soit quitter Erets Israël. S'ils n'acceptaient ni l'un ni l'autre, leur décision serait considérée comme un casus belli, c'est-à-dire une cause de belligérance, donc d'un conflit.

Et la bataille dans laquelle va s'engager Yehoshoua, afin d'essayer de sauver Guivon, pour la raison qu'il y a une responsabilité morale vis-à-vis des Givonim, va trouver dans cette bataille un répondant de l'Eternel. Ainsi, en fin de compte, malgré que l'accord établi par Yehoshoua ne relevait pas de la législation transmise à Moshe concernant la conquête d'Erets Israël, nous avons vu que l'Eternel intervient pendant la bataille à l'encontre de cette coalition.

Il y a eu un événement sur lequel on ne s'est pas arrêté, mais qui restait très important. Cet événement, je vous le rappelle, c'est lorsque, pendant la bataille, alors que la coalition est déjà battue, presque à plate couture, Yehoshoua demande que la terre cesse sa rotation. Comment dit-il dans le texte ? Il demande au soleil de rester en place et à la lune de préserver sa place. De cette manière, il y aurait comme une cessation de la rotation de la terre, c'est-à-dire, comment traduirons-nous en français, figer le temps.

Je résume tout ça. Dans le polycopié que je vous ai préparé, j'aurais pu trouver d'autres titres, vous avez raison, Avalon et Chané. Je dirais que c'est la collaboration parfaite entre la nature et le miracle.

Une collaboration parfaite. Qu'est-ce que j'entends par collaboration parfaite ? Une harmonie entre la nature et la surnature, entre le naturel et le surnaturel. C'est-à-dire, dans mon langage à moi, entre le terre à terre, c'est-à-dire l'immanence de ce monde, et la transcendance divine, et la relation qu'il y aurait entre les deux.

Je vous ai marqué, pour vous rappeler à la mémoire: à Yericho, nous avons été les témoins que tout a débuté par un miracle. C'est l'Eternel qui intervient à travers ce qu'il demande aux enfants d'Israël, de sonner du Chofar et de.

Il y a donc ici une ouverture qui est surnaturelle, miraculeuse. Et ensuite, l'action de l'homme, bien entendu. À Haï, vous vous rappelez la bataille de Haï que nous avions vue: il y avait une victoire dans l'engagement humain, un engagement totalement humain, mais qui sera, a posteriori, accompagné de la stratégie divine.

Je vous le marque, je vous emploie ces mots afin que vous vous retrouviez quand vous ferez Chazara, si Dieu veut. À Beth-Horon, dans cette bataille dont nous avons traité les dernières semaines, l'Eternel n'intervient pas seulement a priori dans l'histoire, par l'événement surnaturel, où les hommes prendront part. Ce n'est pas non plus a posteriori, où les hommes se sont engagés et où l'Eternel est venu faire connaître à Israël la stratégie divine qui le sauvera d'un nouveau massacre tel qu'il eut lieu au départ. Vous vous rappelez, 36 hommes sont morts.

Par un mauvais jugement, une mauvaise appréciation, ou, comme nous avions dit à l'époque, par un trop-plein de confiance et d'assurance, vu la bataille gagnée, mais surtout vu le fait que nous étions persuadés que le monde allait fonctionner tel que nous l'imaginions. Nous oubliions complètement les accompagnateurs de l'intervention divine, et nous oubliions que, dès la rentrée en Erets Israël, comme nous l'avions expliqué au début, et par la mort de Moshé, l'Eternel voulait nous engager à être capables de comprendre que la conquête d'Erets Israël serait d'abord et avant tout la conquête d'Israël concernant cette terre.

À Beth-Horon, dans cette bataille qui voulait sauver les Givonim, je dis à ce moment-là qu'il y a une association des deux. Il n'est pas fatigué, mon chéri, il a l'air crevé, mais ce n'est rien. Il suffit de rentrer dans la musicalité du texte pour voir comment la symphonie résonne dans toute son harmonie, dans l'entente intérieure de l'oreille, qui me permet de redécouvrir un équilibre certain. Vous savez que c'est dans cette oreille interne, je le répète, lorsque nous sommes capables d'entendre.

Vous avez certainement été à la Beth Knesset le Chabbat. La grande question qu'il fallait vous poser à la sortie, après la Beth Knesset, c'est: est-ce que vous aviez écouté la lecture de la Torah, ou bien aviez-vous entendu la lecture de la Torah ? Je crois que la différence entre écouter et entendre, c'est justement dans cette capacité de vous dire à vous-même la vérité: ai-je écouté, ou ai-je entendu ?

Lorsque vous serez dans les bras de Dulcine, sachez que lorsqu'elle s'adresse à vous, est-ce que vous écoutez, ou est-ce que vous l'entendez ? Je crois que la plupart des crises maritales seront conséquentes du fait que notre épouse était dans l'attente de l'entente, alors que nous n'étions encore qu'au degré de l'écoute.

Je dis donc là qu'il y a, à Beth-Horon, dans cette bataille, une association. Il n'y a pas l'a priori divin, l'intervention de l'homme. Il n'y a pas non plus l'intervention de l'homme, l'a posteriori divin. Il y a là, à Beth-Horon, une association.

— J'ai pas compris.

— Ah, oui, ça y est, je comprends ce que tu veux dire. Oui. Les deux sont nécessaires. Absolument. Et je crois, dans le sens où je suis croyant, hein, ce n'est pas « je crois » dans le doute. Attention: Ani maamin. Que l'enseignement qui vient de nous être donné dans l'instant présent prend toute sa force dans l'occurrence contemporaine. C'est-à-dire que jamais, au grand jamais, Maoukha Ba, tu nous manquais. Et jamais, au grand jamais...

Donnez-lui une feuille aussi, s'il vous plaît. Merci. Restez sérieux, que je ne fasse pas que dire que ma classe au Machon Meir est extraordinaire. Mais qu'elle reste dans l'extra, mais surtout dans l'extra de cet ordinaire, de ce quotidien. Savoir être dans le quotidien, être cet extra dans mon quotidien. C'est-à-dire qu'il ne faut pas être que dans l'extra, ni que dans le quotidien.

Mais c'est comme l'électrocardiogramme, vous voyez ? Il y a le quotidien, l'extra, le quotidien, l'extra. S'il n'y a que l'extra, c'est fibrillation ventriculaire, c'est la mort. S'il n'y a que le quotidien, c'est mort aussi. Dans l'électrocardiogramme, il y a le quotidien accompagné de l'extra, et continuellement, ça fait de ma …

Cours de Machon Meir

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