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Parachat Teruma (28/01/14)

59 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Tetsave (04/02/14), 59 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Juifs: appartenance nationale ou religieuse

Merci beaucoup, Béréchit et Romain. On va répondre à ta question avant de commencer le cours.

Les juifs, jusqu'à Napoléon, s'appelaient Juifs avec un grand J. Dans toute la littérature française que vous voyez, on écrit « les Juifs » avec un grand J. Après Napoléon, on a commencé à écrire « les juifs » avec un petit j. Quelle est la différence ? Là, c'est une appartenance nationale, d'accord. Et là, c'est une appartenance religieuse. Après Napoléon, les juifs sont devenus des citoyens français « de confession mosaïque », selon la nouvelle définition.

Ils ont donc eu accès aux universités et à tout cela, avec tous les avantages et les inconvénients que cela amenait, puisque l'assimilation a commencé. Avant, les juifs étaient considérés par tous les goïms du monde entier, et jusqu'à aujourd'hui dans les pays arabes, comme des habitants du pays de Judée exilés. En vérité, c'est cela la vraie définition. Quand on est juif, c'est une appartenance nationale, ce n'est pas religieux. Tu peux avoir une mère juive depuis trois générations, n'avoir fait aucune mitsva, ne pas être circoncis du tout, tu es juif, tu fais partie du minyan, et il n'y a pas de différence.

Certes, on peut dire que je peux rester comme ça, mais en tout cas, au niveau du statut juif, cela ne change rien. L'appartenance juive est donc nationale. On aurait dû se faire appeler hébreux ou israélites, d'accord. On se fait appeler juifs à cause du fait que la tribu de Judée était la seule qui restait. Le royaume de Judée était le seul qui restait, après que Binyamin a été intégré à Judée, puisque le territoire de Binyamin se trouve bien à l'intérieur de Yehouda. Cela a donné l'appellation « juif », en restant simplement habitants, citoyens de Judée, exilés par les Romains.

Alors, on attaque une des quatre parachiot ennemies de la Torah, celle qui parle du Mishkan. On va voir qu'il y a beaucoup de parachiot ennemies, parce que, en général, dans la Torah, il y a des pessoukim qui expliquent déjà beaucoup de dinim, beaucoup de lois concernant les lois sociales. Parfois, c'est sur une virgule, sur un demi-verset, qu'on va prendre beaucoup de lois sociales. D'autre part, quand on est dans le Midrash, il y a énormément de détails. Là, à votre avis, pourquoi a-t-on besoin d'autant de parachiot ? Térouma, Pekoudé, Vayakhel, et la moitié de Tsav. Les actions de l'homme, ça va dans le sens de la logique humaine ? Pas tout à fait, pas tout à fait. Ça va dans le sens, mais il faut aller plus loin. Dans le sens où l'homme peut comprendre tout seul.

Tu peux comprendre tout seul des choses. Tu peux faire un kal vahomer: si tu as tué une personne, tu es X, alors si tu en as tué deux, tu as au moins X. La logique humaine s'applique. Tu peux comprendre tout seul des choses concernant les lois qui régissent la société. Pour construire le Mishkan, tu n'as aucune idée. Tu ne peux rien faire tout seul. Tu ne peux rien inventer, tu ne peux rien deviner, tu ne peux rien trouver. Donc tu es obligé de tout recevoir. Il y a donc énormément de détails pour que le Mishkan soit tel que Hakadosh Baroukh Hou veut qu'il soit. Voilà pour comprendre pourquoi on a besoin d'autant de pessoukim.

Alors, maintenant, on va parler dans cette paracha. D'ailleurs, s'il y avait des questions, des choses touchant à la paracha, aux korbanot ou au Mishkan, c'est le moment. La première paracha qui concerne le Mishkan s'appelle Térouma. Térouma veut dire un don. Il est très important de comprendre que le début de cette aventure, qui s'appelle le Mishkan, va continuer dans les paracha suivantes, et va passionner toute la Tanakh, puisque tout le temps on va être autour du Mishkan, autour du Beit Hamikdash, autour de sa construction et de sa destruction. Cela va vraiment devenir le centre de notre histoire. Eh bien, cela commence par Térouma, cela commence par un don.

Et pourquoi ? Pourquoi cela commence-t-il par un don ? Cela commence par un don parce qu'un homme, quand il se marie avec une femme, cela commence aussi par un don. Quand un homme se marie avec une femme, un lien commence toujours par un don. Tu as donné quelque chose, l'autre a accepté, et alors il y a de quoi travailler. Si une famille, dans le peuple juif, commence par un don, eh bien, le Mishkan, qui va être une sorte d'accomplissement de ce lien entre le peuple juif et Hakadosh Baroukh Hou, là aussi, commence par un don du peuple juif. Vous comprenez ? Je voudrais expliquer une loi très forte, qui est vraie pour tout dans la vie. C'est un axiome, vraiment. Elle s'exprime dans le second pessouk.

Je ne vais pas dire « avec des actes », parce que parfois, c'est juste une valeur. Par exemple, moi, j'aime Jonathan Pollard. Bon, j'ai envoyé des lettres, j'ai manifesté, j'ai fait… Mais il faut aussi prier, alors. Maintenant, disons que je ne peux faire que prier: alors je prie. Mais quelqu'un qui a quelque chose de vrai dans sa vie, c'est obligé que cela s'exprime. Cela ne reste pas dans sa tête. Si je pose la question à quelqu'un: « Tu aimes tes parents ? » Il me répond: « Ah oui, j'aime bien mes parents. » Je dis: « Tu leur parles combien ? » Il répond: « Ah oui, une fois par mois, ils m'appellent. » Je dis: « Bon, d'accord. » Si c'est vrai, quelque chose de vrai s'exprime.

Un homme qui aime ses enfants est tout le temps en train d'essayer de leur faire plaisir, de les aider, de les faire avancer, de leur faire des cadeaux. Sinon, tu ne les aimes pas. Ne me raconte pas d'histoires, je ne te crois pas. Quelqu'un qui aime Hakadosh Baroukh Hou, et cela ne s'exprime en rien… il prie, et il prie… alors il n'aime pas trop Yerouchalayim. Quand on a quelque chose qui est vrai, qui est fort, cela s'exprime. Sinon, c'est très très abstrait. Je suis au courant qu'il y a une guerre civile dans la République démocratique du Congo, quelques dizaines de morts, à ce que j'entends. Je suis au courant, mais je ne suis pas vraiment impliqué. Je ne trouve pas ça bien. Mais le fait que je ne fasse rien contre cela…

Vous comprenez que Hakadosh Baroukh Hou est vraiment la centrale dans la vie. Si vous voulez être occupés par toutes les guerres qu'il y a dans le monde, vous risquez d'être vite emportés par le courant, parce qu'il y en a beaucoup. Il n'y a pas beaucoup de titres, il y a beaucoup d'hommes. Donc ça commence par Térouma, donc ça commence par un don. Et toute la construction du Mishkan va commencer par ce don volontaire du peuple juif pour construire cette maison où Hakadosh Baroukh Hou va amener sa présence. La présence divine, la Chekhina. Je vais l'amener en nous. Il y a aussi là-bas, puisqu'il …

Cours de Machon Meir

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